Nouveau texte gratuit à découvrir!

gratuit

Nouveau texte gratuit à découvrir!

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui, je partage avec vous un nouveau texte gratuit! Il s’agit d’un prologue relativement court, qui « présente » quelque peu le roman à venir. Le titre d’écriture, titre provisoire donc, est « La dernière bibliothèque », mais vous l’aurez compris, il n’est pas du tout certain que cette appellation reste à terme^^ Ce texte était disponible uniquement sur Scribay jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu l’occasion de le retravailler et j’avais envie de l’ajouter au site.

« La dernière bibliothèque », sera un roman difficile à classer pour moi, qui ne suis pas forcément fan des catégories, où tout semble un peu fermé. Pour vous donner tout de même un ordre d’idée, l’histoire se déroulera au 24e siècle, longtemps après une catastrophe qui changea à tout jamais la face du monde. Je ne suis donc pas franchement dans un monde « post-apocalyptique », mais plutôt dans celui d’après, quand la vie est revenue, ainsi que les civilisations, les codes, les croyances etc. Je mets en avant deux héros principaux dans cette histoire, Maco et Palome. Je vous laisse les découvrir dans le prologue suivant…

Ce texte est disponible à tout moment dans la galerie des textes gratuits.

A bientôt!


PROLOGUE: LA DERNIÈRE BIBLIOTHÈQUE

 

Au 24e siècle, l’Europe a oublié depuis longtemps l’origine du cataclysme qui a englouti la moitié du monde sous les eaux. La folie des humains, et d’un homme en particulier, qui, grâce à une technologie très avancée, fut capable de contrôler la nature. Il avait décidé de favoriser certains pays de son choix, en détruisant les autres.

De nombreuses catastrophes naturelles s’abattirent alors sur le monde, des semaines durant, sans la moindre explication. Jusqu’à ce que cet homme dépasse toute limite et décide de noyer les nations devenus inutiles à ses yeux. Alors que les séismes, les tempêtes et les volcans déployaient toute l’étendue de leur puissance, l’eau se déversa sur les terres d’Europe. Une quantité d’eau phénoménale venue du ciel, arrosait d’un flot continu l’ensemble du continent tel un déluge biblique. Les terribles bouleversements qui s’étaient acharnés pendant des mois à détruire le monde avaient condamné de nombreuses régions, où l’air était devenu toxique, irrespirable.

Le traumatisme des humains suite à ce désastre les poussèrent à abandonner la technologie et même à la détruire. Les marques de cette époque insensée devaient disparaitre afin d’effacer des mémoires cette folie, et de panser les plaies plus rapidement.

Au fil des siècles cependant, les humains s’adaptèrent et de nouvelles nations virent le jour. Plus modestes que les anciennes, elles se bornaient à des villes et des villages, regroupés dans des zones sans danger. La nouvelle Europe, à demie engloutie et débarrassée de toute technologie moderne, avait perdu plus d’un siècle de savoir en quelques années, pour en arriver là.

* * *

 En l’an 2377, un nouveau gouverneur fut nommé à la tête de Goyane, une ville prospère de Caryosol, région également appelée Europe du sud. Il s’appelait Rémio Socca et avait de l’ambition pour sa ville. Son projet consistait à développer Goyane et créer le premier royaume de la nouvelle Europe. Il cherchait le moyen de parvenir à ses fins et trouva la solution lorsque des patrouilleurs ramenèrent en ville le dernier Chercheur, connu sous le nom de Sistrace. L’apôtre des démons fut conduit en prison avec ce qu’il restait de sa famille. Dans le secret le plus total, il fut torturé, car le gouverneur Socca désirait ardemment connaitre l’emplacement de la dernière bibliothèque, la plus grande, selon la rumeur :

_ Il est important, nécessaire, que tu comprennes, Chercheur, que je ne souhaite pas détruire ta précieuse bibliothèque, affirma le gouverneur Socca.

_ Vous me torturez pourtant pour savoir où elle se trouve, répondit Sistrace.

_ Oui, parce que tu ne réponds pas alors qu’il me faut cette information.

_ Vous avez mis du temps à descendre dans ces cachots, l’information que vous recherchez ne doit pas être si importante à vos yeux.

_ Et vous, vous mettez du temps à répondre à cette simple question, vos enfants ne doivent donc pas être si importants que cela à vos yeux. Depuis combien de temps ne les avez-vous pas vu, trois mois ?

_ Arrêtez, vous n’obtiendrez rien de moi en appuyant sur la corde de mes enfants. Ils ne savent rien de mes activités et pensent que je suis marchand, vous vous fatiguerez avant de leur tirer la moindre indication.

_ Cela, je le sais, Chercheur. De plus, tu sauras que je ne suis pas un homme qui blesse les enfants. Seulement, la nuit, ils entendent tes cris, ils ressentent certainement ta douleur et je me demandais combien de temps encore tu leur ferais endurer cette souffrance.

_ Que dites-vous ? demanda Sistrace avec des yeux ahuris.

_ Ils s’inquiètent tellement. Ils sont si affligés de connaitre la vérité sur leur père, comment te dire, Chercheur, ta torture est la leur et tant que tu résistes, ils souffrent.

Sistrace prit note du stratagème du gouverneur, et se mit à mépriser intérieurement cet homme plus qu’aucun autre auparavant. Il serra les poings et ferma les yeux une seconde pour se rappeler les joues rondes et roses de Palome, sa fille. Il prit une seconde de plus pour revoir les traits fins de Maco, son fils, et il l’imagina en train de serrer sa petite sœur contre lui. Ils étaient tout proches, à l’étage supérieur peut être. Résolu à en finir rapidement, il décida de tenir tête à Socca :

_ Tu perds ton temps, prolonge notre supplice aussi longtemps que tu le voudras, jeune gouverneur, je ne te dirais rien.

_ Quel entêté, c’est dommage, tu aurais pu appartenir à un grand projet. Si tu ne me délivres pas d’information, tu deviens inutile.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Tu seras pendu ce soir sur la place centrale de la ville. Le gouverneur Socca entre dans l’Histoire en exécutant le dernier démon. Ton corps sera ensuite brulé et tes deux enfants seront aux premières loges pour regarder le mal mourir à mes côtés.

_ Non pas ça. Quel grand projet ? demanda le condamné.

_ Adieu, Chercheur.

Le gouverneur Socca tourna le dos à son prisonnier puis remonta les escaliers en pierre qui menaient à la caserne. Contrarié, il réfléchissait déjà aux recherches qu’il faudrait entreprendre pour retrouver cette fameuse bibliothèque. Aucune autre ville dans toute l’Europe n’accepterait de l’aider, il connaissait déjà la position de ces dernières sur le sujet. Les recherches seraient donc clandestines et dangereuses. Mais surtout, elles seraient longues, et rien ne garantissait qu’elles aboutissent un jour. Le soir même, Sistrace agonisait au bout d’une corde mais ne quittait pas des yeux ses enfants, alors âgés de trois et six ans. Quel souvenir gardera Maco de cette soirée? Palome quant à elle, n’en aura aucun, elle ne se souviendra pas de lui.

Socca ne put se résoudre à éliminer les enfants du Chercheur et ne voulait pas non plus les abandonner, au risque qu’ils soient récupérés par de quelconques adorateurs. Les adorateurs des démons, il le savait, n’hésiteraient pas à prendre ces gamins pour en faire des idoles. Le danger était que la tradition se perpétue, sans qu’il ne puisse jouir des secrets du passé. Dans le but de garder la mainmise, il adopta les deux enfants et les éleva comme s’ils étaient les siens.

Socca était persuadé qu’un jour ou l’autre, l’un des enfants le mènerait aux portes de la dernière bibliothèque. Il lui suffisait de s’assurer de leur loyauté et de leur fidélité. Pour ce faire, il opta pour l’amour, et non la crainte, en homme avisé, car la peur n’inspire que la révolte à terme. Ainsi, tout au long de leur éducation un brin sévère, Socca le stratège inonda ses protégés d’attentions, de cadeaux et de bons soins. La parfaite illusion de cet amour paternel, dans laquelle furent bercés les jeunes Maco et Palome, permit au gouverneur d’avoir auprès de lui des descendants aimants et dévoués. Leur existence publique rappelait aussi en permanence au peuple que Socca le Bon, surnom qu’il adorait entendre, avait exterminé le dernier démon. Ce haut fait lui valait l’admiration de sa ville et des villages alentours, et le respect des autres cités de Caryosol. Le jeune gouverneur avait une certaine légitimité et sa voix comptait désormais. Tout ça grâce à la présence à ses côtés des deux fruits démoniaques purifiés et ramenés à la raison par ce père adoptif et bienveillant.

Pendant des années, il joua ce rôle à la perfection, pendant qu’il menait à bien l’organisation de ses recherches, dans le plus grand secret. Maco et Palome grandissaient et leur père les invitait de plus en plus régulièrement aux réunions confidentielles des équipes de renseignements. Aux yeux des enfants, ces gens-là étaient des héros. Eux-mêmes voulaient devenir héroïques et faire la fierté de leur père, alors ils s’investissaient corps et âmes dans tout ce qui comptait pour lui.

Maco, qui devenait grand et vif, s’illustrait à l’épée mais s’intéressait aussi aux chiffres et aux stratégies militaires. Des domaines qu’il aimait sincèrement mais qui ne servaient qu’à plaire à ce père à la fois bon et indéchiffrable. Il redoublait d’efforts pour l’atteindre. Les même raisons poussaient Palome à jouer de la musique, à danser ou à se distinguer parmi les meilleurs cavaliers de la région. « La meilleure cavalière, toujours est-il.», répétait Socca avec une fierté non dissimulée face aux prouesses de sa protégée. Il savait qu’en la mettant quotidiennement sur un cheval dès ses cinq ans, elle deviendrait une gagnante. Palome n’avait reculé devant aucun sacrifice ni aucune douleur pour atteindre les objectifs de son père. Avec son frère, ils avaient tout enduré pour se faire accepter de la ville, et plus important, toucher le cœur du gouverneur. Tous deux voulaient plus que tout au monde obtenir sa reconnaissance et sa confiance. Ils auraient fait n’importe quoi pour lui et attendaient avec impatience le jour où ils pourraient faire leurs preuves.

 

Angélique Leydier


Ce texte gratuit vous a plu? Alors partagez-le ou commentez-le!

A bientôt

Angie

Un nouveau poème pour vous!

nouveau poème

 

Un nouveau poème pour vous!

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je partage avec vous un nouveau poème gratuit intitulé « Mourir un peu ». Ce poème traite du rejet, de l’abandon et de la perte. Il aborde également la jalousie, l’envie, la récupération. Finalement, une leçon, dure, très dure mais qui renforce.

Je vous souhaites une bonne lecture, n’hésitez pas à commenter 😉


Mourir un peu

 

Ils voleront au-dessus de tes pertes,

Et tu verras leur danse.

Ce dont tu ne veux plus, tu l’avais déjà perdu.

 

Leur longue descente concentrique,

Et la ronde qui croasse.

Ce que tu as perdu, ils vont te le prendre.

 

Le charnier de tes croyances fume encore,

Et ils fondent sur lui.

Ce qu’ils vont te prendre, tu ne le retrouveras pas.

 

Ils mangeront ton avenir au-dessus de ta tête,

Et tu les verras repartir.

Ce que tu retrouveras, tu le protègeras.

 

 

Angélique Leydier

(c) 2017 A.Leydier


Vous avez aimé ce texte? Alors commentez-le ou partagez-le! 🙂

A bientôt

Angie

Nouveau poème gratuit!

poème

Nouveau poème gratuit!

Bonjour les amis! Aujourd’hui je vous propose un nouveau poème gratuit, intitulé « Premier pas ». Il s’agit d’un poème amoureux, où se mêlent désir, espoir et anxiété. Des images pour se rapprocher et rêver… J’espère que ce petit texte vous plaira! Je vous souhaites une bonne lecture! N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire 🙂

 

PREMIER PAS

Tu crois à ces images qu’on voit le soir ?

Celles qui soulèvent les armoires,

Celles qui viennent souvent des nuages,

Pour se poser au fond des yeux,

Les-a-tu déjà vu suspendues dans la rue ?

 

Si tu ne vois rien je vais t’aider,

Les images vont et viennent, il faut les attraper,

En voilà une pour nous, regarde :

Sous la lune, un champ de blé,

Une brise légère soulève tes cheveux.

 

Je te montre autre chose, regarde :

Sous une pluie d’étoiles glacées,

Tard le soir, l’obscurité, le froid,

Tu te crois seule sous les pics gelés,

Et quelqu’un vient t’envelopper.

 

Encore une autre, approche :

Au coin d’une chambre rouge, rideau au sol,

La fenêtre est cassée, verre brisé et vent ciré,

Toi plaquée sur l’oreiller, sans oser bouger,

L’image s’envole regarde-moi, voilà un baiser.

 

Angélique Leydier

(c)2017 A.Leydier


Vous avez aimé ce texte? Alors commentez-le ou partagez-le 🙂

A bientôt

Angie

Les premiers écrits… pourquoi ne surtout pas s’arrêter là?

Les premiers écrits

Les premiers écrits… pourquoi ne surtout pas s’arrêter là?

Les premiers écrits…

Bonjour les amis! Aujourd’hui je souhaite parler avec vous des premiers pas dans l’écriture! Les premiers frissons, les premières angoisses, les premières fiertés aussi tout comme les premières déceptions. En trois mots, les premiers écrits. Je repense aux miens, qui sont vieux maintenant, et à toutes les stupidités que j’ai pu écrire^^ Tout ce qui partait d’une bonne intention mais qui s’avère être très mauvais, ou pas fini. Je repense aux chansons écrites durant l’adolescence, ou aux plaidoyers virtuels composés pour défendre de grandes causes… Tout m’emballait! Je voulais tout écrire! C’est pour ça que j’ai préparé cet article, car non, les premiers pas dans l’écriture ne sont pas forcément synonymes de souffrances^^

L’envie de créer, plus forte que tout!

Le premier récit achevé que j’ai écris date de l’époque du collège, en sixième alors que j’avais 11 ans. Notre professeur nous avait demandé, après avoir passé un trimestre sur ce thème, d’inventer une histoire sous forme de conte de fée, avec le schéma narratif que nous avions appris. J’étais folle de joie! J’adorais tellement raconter des histoires dans ma tête, et là je pouvais en écrire une! Bon je vous passe les détails de l’intrigue, le prince sauve la princesse à la fin, mais j’ai vraiment plus qu’adoré cette expérience! Et la bonne note qui allait avec^^

C’est depuis que j’écris, et je ne me suis jamais arrêtée, prenant gout de plus en plus à explorer la langue française d’une part, mais à explorer aussi les livres et les différents genres. Le français est naturellement devenu ma matière de prédilection. Chaque nouvel apprentissage me permettait de tester de nouvelles choses chez moi, sur mes cahiers de brouillon (oui vous vous souvenez? Ceux avec les tables de multiplications au dos^^). Bref, ce que je voulais, c’était avoir toujours plus de moyens de m’exprimer, de raconter mes histoires et en somme, de créer. Le lycée n’a fait que confirmer ma vocation 🙂

Devenir adulte, voir ses écrits différemment

Puis un jour, patatra! On grandit et on ne voit plus du tout ses œuvres du même œil. On devient adulte, et nos exigences augmentent. J’ai condamné aussitôt bon nombre de mes premiers écrits, mauvais ou très nian nian, me disant que je ne voulais plus écrire comme ça. Petit à petit, je me suis mise à écrire moins, à réfléchir bien plus et du coup à me poser des tas de questions! Pendant quelques temps, je fus même incapable de coucher le moindre mot sur le papier. Clairement, je me prenais trop la tête, je m’angoissais pour faire « bien », et du coup je ne faisais rien. Ah et puis, j’ai voulu trouver un style, j’en ai testé plusieurs mais naturellement, ça ne fonctionnait pas mieux.

Petit à petit j’ai commencé à douter de ma capacité, et à me dire que j’étais nulle. Après tout, je n’achevais jamais rien, mes idées retombaient comme des soufflets au bout de 2 paragraphes etc. Qu’est-ce que je me suis torturée! Et le fait de n’avoir personne pratiquant activité autour de moi n’aidait pas. C’est à ce moment là que j’ai eu l’idée de rentrer à l’université. Pour moi, je manquais cruellement de technique, d’apprentissages… Et c’était tout ce dont j’avais besoin pour recommencer à vibrer en écrivant, toujours selon moi.

Libérée, délivrée, bien avant Elsa

Vous connaissez la chanson? Qui ne la connais pas^^ C’est la chose la plus importante que l’université m’a permis de réaliser: il faut se libérer pour avoir du plaisir à écrire. Se libérer. Grâce à une prof formidable, j’ai réussi à entamer un processus d’écriture dénué de peur, motivé uniquement par l’envie. Rien de magique et elle ne m’a même jamais prise en tête à tête pour m’aider, c’est sa façon de nous amener à écrire qui m’a libérée. Le nom de son cours: Lis tes ratures. Car voilà comment elle voyait les choses, la littérature, l’écriture, ne sont qu’une somme de tentatives qui aboutissent à une histoire finie. Partant de là, faire mal, ne pas finir, ne représente pas un obstacle, au contraire, mais plutôt une construction.

En me servant de mes échecs au lieu de les cacher et d’en avoir peur, je me suis débloquée d’une part et j’ai commencé à m’améliorer d’autre part. J’ai même commencé à affronter l’avis des autres, chose qui me tétanisais.

Plus on écrit, plus on écrit^^

Une fois libéré de ses chaines, on peut enfin écrire! Et tout tenter! Comme l’appétit qui vient en mangeant, plus on écrit, plus on a envie d’écrire. Le processus devient plus facile au fur et à mesure et l’on attend fébrilement le moment dans la journée où l’on va enfin pouvoir s’y mettre^^ Et puis un jour on en arrive même à être satisfait de ce qu’on l’on vient de produire 🙂 Simplement, il ne faut pas lâcher.

Ainsi, je me suis mise à écrire des nouvelles et un peu de poésie. Des textes courts qui m’ont aidés à prendre confiance en moi. Et un jour, j’ai écris mon roman et je l’ai terminé, bon il est court c’est vrai, mais il a une fin! Depuis lors, j’ai entamé plusieurs projets, toujours menés aujourd’hui et de nouveaux sont arrivés. Je vous en parle régulièrement sur les réseaux sociaux d’ailleurs^^

N’hésitez pas, à ce propos, à aller lire les textes courts et gratuits que je propose dans la galerie: Je vais voir!

Pour finir, si je peux donner un conseil, c’est de continuer à écrire, ne pas lâcher. Les efforts et le travail finissent toujours par donner des résultats. Alors faites vous plaisir et écrivez!


Cet article vous a plus? Alors partagez-le ou commentez-le^^

A bientôt

Angie

L’Affaire de Garry: Une nouvelle à croquer!

L'Affaire de Garry: Une nouvelle à croquer!Bonjour amis lecteurs!

Aujourd’hui je vous présente ma nouvelle courte: « L’Affaire de Garry » !

Allez hop, je vous avais promis des nouvelles et il n’y en avait pas encore eu. Aujourd’hui ce manque est comblé par Garry et son Affaire^^ Cette courte nouvelle évoque une tranche de vie d’un enfant, pour savoir laquelle il faudra lire! Cette petite histoire, remplie d’émotions enfantines, vous replongera loin en arrière, et saura peut être vous rappeler votre propre Affaire à vous!

J’ai pris énormément de plaisir à écrire ce bref passage dans l’enfance, et à inventer ce qu’il se passe dans la tête du gentil Garry. J’espère que vous en prendrez tout autant en lisant « L’Affaire de Garry » !


L’Affaire de Garry

Garry était inquiet. Depuis quelques jours, il gérait inquiétude et nervosité. Quelque chose de sensationnel allait se passer dans peu de temps et il voulait en garder un souvenir mémorable. Il avait vite compris que dans la vie, les trucs comme ça devenaient trop rapidement routiniers, alors sa première fois, il s’en rappellerait ! Sa grande sœur Leslie se délectait de cette attente insoutenable pour lui. Quand est-ce que ça arriverait ? Cette nuit ? Demain matin au réveil ? Pendant qu’il se brosserait les dents ? En mangeant une pomme ? Il trépignait d’impatience! Où et quand ? Y aurait-il du monde à ce moment-là pour admirer le phénomène ? Oh, il espérait que oui ! Ce serait la cerise sur le gâteau. Leslie y était passée, il y a 2 ans, et Garry se réjouissait d’ailleurs d’être plus jeune qu’elle pour cet évènement. Et dire que sa sœur avait dû attendre 6 mois de plus que lui ! La fierté de battre sa sœur suffisait à le combler d’avance ! Qu’elle continue donc, ses piaillements le rendait plus sûr de lui à chaque fois.

Toute l’affaire, qui rendait Garry complètement dingue, ne valait que s’il déclenchait le processus lui-même, sans intervention divine. Il voulait que cela arrive lorsque lui seul l’aurait décidé. Pas par hasard, pas comme pour Leslie. Quelqu’un comme lui méritait mieux. N’avait-il pas toujours réussit à impressionner son monde ? Il fallait donc travailler sur la meilleure façon d’atteindre son but. Et il ne lui restait que peu de temps. Son cousin Ryan, qui connaissait bien le truc, l’avait conseillé plusieurs fois, mais Garry tenait à tester sa propre méthode. Sa tâche se révélait relativement plus compliquée qu’il n’y paraissait car en plus de toutes ses tergiversations, il devait aller à l’école, son temps s’en trouvait estropié. S’ajoutaient les corvées à la maison et les devoirs de la maitresse. Sans compter qu’il devait se réserver des pauses pour jouer et se détendre. Il ne lui restait que de fines tranches horaires pour mener à bien son projet, pendant les repas par exemple, ou en prenant sa douche, ou encore avant de s’endormir. Pas évident. Et si ça ratait ? Si ça arrivait par hasard quand même ? Si rien ne se passait comme prévu ? Il serait profondément déçu, c’est sûr. Mais il s’en remettrait car il n’était pas du genre à se laisser abattre.

Il ne pouvait s’empêcher de jouer avec, tout le temps. Il craignait un peu que cette habitude n’altère le résultat final, et le prive de son instant de gloire, mais il jouait avec. Il essayait de le cacher, de faire ça discrètement, pour ne pas laisser à Leslie la joie de se moquer de lui gratuitement. Les jours passaient au ralenti, comme si une main géante reculait les aiguilles du temps. Garry rêvait d’avoir une main aussi grande pour chasser l’autre, et faire avancer les aiguilles plus vite ! Il avait commis l’erreur d’en parler à sa grande sœur, qui ne trouva rien de mieux que de pouffer de rire juste sous son nez. Quelle punaise vraiment, pensait-il tout bas. Sa mère ne cessait de lui dire qu’il obtiendrait une récompense, peu importait quand ça arriverait. Mais cette perspective ne lui plaisait guère, après tout, comme Corneille avait si bien su le dire, « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».Garry lisait un magazine pour les grands un jour, quand il découvrit cette phrase. Dès lors, elle devint sa devise Il mena quelques recherches pour savoir qui était l’auteur de cette citation fabuleuse, et il n’oublia jamais ce nom. Il estimait être un garçon en avance pour son âge, car il savait déjà lire comme un chef, sans bégaiements ni rien. Il lui semblait également qu’il comprenait tout mieux que les autres, il avait en quelque sorte un wagon d’avance sur ses camarades, et de ça, il n’était pas peu fier. A 6 ans, il en savait plus sur la réalisation d’un piège à souris que sa sœur ainée, qui elle, culminait déjà à 8 ans et demi ! Pauvre elle, elle ne disposait  pas d’atouts suffisants pour sauter dans le wagon de tête à l’évidence. Cette idée lui donnait le sourire en toute circonstance. Alors avec tout ça, s’il n’arrivait pas à se débrouiller pour que son affaire soit un succès, il voulait bien se faire pendre ! (Enfin, il émettait tout de même une réserve quant au fait de se faire pendre).

Le jour J allait bientôt arriver. Garry pouvait le sentir venir à pas de loups. Il fallait faire vite, très vite. Il déclencherait le processus après-demain si possible. Il avait tout prévu. Dans sa tête, tout semblait couler de source; après-demain, ses grands-parents viendraient pour déjeuner, car après-demain, on serait dimanche. Parfait, se disait-il, plus il y aura de monde, mieux ce sera. Dimanche midi donc, après manger bien sûr, il irait faire semblant de jouer dans le jardin pendant que les adultes boiraient un petit digestif et se raconteraient leur semaine. Au bout d’un quart d’heure approximativement, il reviendrait vers eux, en bombant son petit torse d’enfant, en tendant son bras gauche en signe de pouvoir absolu et en formant une espèce de cisaille avec le pouce et l’index de sa main droite. Et sans rien dire, il accomplirait l’acte ultime, puis il regarderait autour de lui dans l’attente d’applaudissements et de regards ébahis. Ensuite viendraient les diverses félicitations et le regard haineux de Leslie, point culminant de la représentation. Foule en délire, acclamations, admiration ! Quel petit gars courageux notre Garry, dirait son père. Oh comme il est grand mon bébé, dirait sa mère. Dimanche midi, après-demain. 48 heures avant le jour J, l’heure H. Deux nuits d’angoisses à passer encore. Il tiendrait le coup, il le fallait bien.

Dimanche midi. Dernier repas stressant, une pointe de trac commençait à grandir en lui. Garry se sentait presque fébrile et même capable de tout modifier et faire ça là maintenant, à table, mais il fallait résister. La surprise serait complètement réduite à néant si ça se passait à table. Il se hâta donc de manger ses frites et sa part de poulet rôti, puis d’avaler son yaourt pêche/abricot pour ensuite aller se laver les mains et sortir dans le jardin. Ses parents lui demandèrent de ne pas trop se salir avant de le laisser filer. Garry n’entendait rien, son cerveau bouillonnait. Il s’échappa agilement et se précipita sur la pelouse. Mission accomplie, résistance !

Garry se réfugia derrière le petit cabanon en bois où son père entreposait ses outils et sa mère les affaires de jardinage. Depuis son plus jeune âge, il récoltait tous les jouets susceptibles de plaire à sa sœur, dans le but qu’elle n’y touche pas. Certains étaient enterrés au pied du mur de la cabane à outils, d’autres sous les buissons qu’entretenait sa mère, d’autres encore somnolaient, dissimulés dans les sacs d’engrais à moitié vide que son père disposaient sous le petit auvent derrière le cabanon. Leslie ne venait que rarement jouer ici, la plupart du temps, elle se contentait de suivre leur mère lorsqu’elle jardinait, puis s’asseyait en tailleur à côté d’elle pour lire un de ses livres d’images idiots. Garry y venait relativement souvent, et aimait s’y sentir seul. C’est ici qu’il attendrait l’heure H le plus tranquillement possible. Il restait debout, incapable d’être immobile et sautillait d’un pied sur l’autre, tordait ses doigts, récitait l’alphabet, mordait sa langue, fouillait ses poches. De temps à autres, il penchait la tête sur le côté afin de vérifier que ses parents et ses grands-parents ne quittaient pas la table de jardin, et qu’ils buvaient toujours leur digestif. L’attente devenait intolérable à présent, et les adultes semblaient prendre un malin plaisir à ne pas se servir à boire. Soudain, alors qu’il penchait de nouveau la tête, le visage de Leslie vint lui boucher la vue. Elle paraissait surexcitée. Garry tenta de l’envoyer balader mais elle se tenait déjà derrière lui en sautillant légèrement. « Qu’est-ce que tu fabrique ici Garry ? Papa et maman demandent où tu es. » Lança-t-elle en fanfaronnant. « Tu devrais te ramener Garry ! Hihi ! ». Garry lui dit de se taire pour une fois et qu’il n’allait pas tarder à revenir. Satisfaite, Leslie tourna les talons en chantonnant. « Garry va se faire gronder ! Garry va être puni ! Lalala ! »

L’heure H. Ca y était presque ! Garry allait bientôt connaitre son heure de gloire ! Il sortit rapidement de sa retraite derrière la cabane à outils et se précipita dans le jardin ensoleillé. Lorsqu’il fut à la vue de tous, il se mit à ralentir son allure pour marcher d’un pas plus assuré. Un pas de guerrier. Quel panache ! Son regard se posa sur ses parents. Il allait les étonner, pour sûr, il allait les étonner. Il marchait tranquillement sans regarder où il mettait les pieds, la victoire lui tendait les bras de toute façon. Rien ne pourrait venir altérer le cours des choses maintenant. Ses pieds semblaient se diriger tous seuls, comme télécommandés, il visait ses parents, et ses grands-parents. En chemin, il ne cessait de jouer avec sa langue, mais ça serait bientôt finit. Sa sœur commençait à sourire de loin, en voyant son petit frère marcher comme un automate, elle étouffa un rire malicieux et moqueur. Garry le sentit, et l’espace d’un instant, il détourna le regard vers Leslie, juste une seconde, une seule petite seconde. Et sans crier gare, il se prit les pieds dans le tuyau d’arrosage. En un instant, il se retrouva allongé par terre, sur le ventre, le tuyau enroulant presque sa cheville gauche. Il n’avait pas vu arriver la chute, trop imprévisible, inenvisageable !Mais il était encore possible de réussir son coup, même si ça ne donnerait pas la même impression. Tant pis. Il se releva en s’appuyant sur ses mains puis sur ses genoux et là, le drame. Deux petites gouttes de sang sur son jean. En geste de réflexe, il porta sa main à sa bouche et en tâta l’intérieur. Le sang venait de sa gencive, d’un petit trou dans sa gencive. Non, pas ça. Le drame. Il sentait des larmes lui monter aux yeux alors que sa mère s’approchait de lui, soucieuse. Le drame. Personne ne comprit sur le coup, mais pour Garry cela équivalait à la fin du monde. Il ne connaitrait pas l’apothéose. Plus jamais. Le spectacle tournait à la farce, une bien mauvaise farce. Adieu la gloire. Garry pleurait dans les bras de sa mère, dépité, accablé. Il serrait fort la petite chose dans sa main. Tout ça pour ça, bien tient Lucien !

Le soir, il plaça sous son oreiller une petite dent fraichement tombée. La petite souris passera quand même. Les contrariétés se dissipent vite dans l’esprit d’un garçon de 6 ans. Demain matin, il trouvera un dollars sous ce même oreiller, qu’il déposera dans sa tirelire. L’incident, le faux pas, l’abominable tuyau d’arrosage, le jean taché. Demain, il ne s’en souviendra plus.

Angélique Leydier.

(c)2017 A.Leydier


Vous avez aimé cette nouvelle? Commentez ou/et partagez, ça me fera plaisir!

A bientôt pour du nouveau^^

Angie   

 

 

Un nouveau poème est arrivé!

Un nouveau poème gratuit est arrivé!

 

Bonjour à tous! Voici un nouveau texte gratuit à découvrir 🙂

Il s’agit d’un poème nommé « Quelques secondes », que j’ai écrit l’année dernière.

Pour commencer, « Quelques secondes » est un court poème qui parle de ce monde qui va trop vite, qui nous oppresse et nous dépasse. Il parle d’une personne qui voudrait réfléchir, qui souhaite mettre sur pause tout ce bazar et qui s’arrête tout simplement. J’ai voulu que ce poème, à l’instar des autres, évoque comme une mélodie lorsqu’on le lit, alors laissez vous bercer par le rythme de ma poésie 🙂

Pour finir, je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’une bonne visite, il y a d’autres textes gratuits à découvrir sur authente.fr! Les commentaires seront très appréciés^^


QUELQUES SECONDES

 

Quelques secondes,

Quelques secondes encore,

Il y a du bruit mais je reste,

Sur le chemin.

Les gens passent autour de moi,

Pensant à leurs vies et à l’après,

Ils coursent le temps,

Concentrés sur leurs biens, enfermés,

Les yeux bandés.

Quelques secondes,

Quelques secondes encore,

Il y a du bruit mais je reste,

Sur le chemin.

Le monde crie, il hurle,

La terre tourne et tourne et tourne,

Mais avançons-nous ? Nous bougeons,

Braver les marées humaines,

Sans respirer.

Quelques secondes,

Quelques secondes encore,

Il y a du bruit mais je reste,

Sur le chemin.

J’attends que le temps passe,

Qu’il aille moins vite,

Que le monde se pose et réfléchisse,

A nos chemins, à nos souffles,

Que de nouvelles racines poussent dans nos mains.

Quelques secondes,

Quelques secondes encore,

Il y a du bruit mais je reste,

Sur le chemin.

Angélique Leydier

(c)2017 A.Leydier


Ce texte vous a plu? Alors partagez-le ou commentez-le! 🙂

A bientôt pour du nouveau!

Angie