« Seule », une nouvelle gratuite et angoissante!

 

« Seule », une nouvelle gratuite et angoissante!

 

Bonjour les amis! Je suis plus que ravie d’écrire cet article, vous savez! Car je vous présente aujourd’hui ma prochaine nouvelle, « Seule », qui sortira le 25 octobre! Mais ce qui est encore mieux, c’est qu’il s’agit d’un cadeau que je vous fait. Et ça me plait beaucoup de vous offrir cette lecture! J’espère de tout cœur qu’elle vous plaira. C’est parti!

 

Pourquoi publier une nouvelle gratuite?

 

La réponse est simple, j’ai eu envie de vous faire un cadeau! L’an dernier, j’ai organisé un concours sur Twitter où j’ai mis en jeu un roman d’Amélie Nothomb. Cette année, je tenais à remercier tout le monde, et pas seulement ma chère communauté Twitter. Pour ceux qui me suivent sur les divers réseaux sociaux, pour mes lecteurs ; vous qui me soutenez et m’aidez à avancer!

J’ai donc pensé à écrire une nouvelle, parce que le format est court, pratique. Cet « échantillon » permet d’approcher mon univers, mon écriture, afin de se faire une idée de mes romans.

 

 

Ce qui vous attend avec « Seule »

 

« Seule » est une nouvelle psychologique sombre. J’ai choisis la première personne du singulier, exercice difficile pour moi! Pour l’écrire, je me suis inspirée d’un fait-divers bien réel, et terriblement atroce. Plus qu’atroce, je dirais qu’il s’agit d’un drame très triste! En effet, une femme a été retrouvé morte dans un placard, dans une résidence de vacances, alors qu’elle s’était retrouvée coincée par accident. Elle était seule et personne n’attendait de ses nouvelles, donc personne ne s’est inquiété avant plusieurs jours.

Alors je me suis posé la question : « Que s’est-il passé dans la tête de cette femme? »

Et j’ai imaginé cette histoire, celle de l’unique personnage de la nouvelle, cette femme fictive qui va vivre le même drame. Une solitude totale, une pièce minuscule plongée dans le noir, une porte fermée, bloquée. Personne pour entendre les appels au secours.

Résumé:

Depuis combien de temps suis-je coincée ?

J’ai essayé de sortir, mais je ne parviens pas à ouvrir la porte.

Le temps parait ne pas s’écouler dans ce placard.

Le temps joue contre moi.

A quel point peut-on être effrayé par l’idée de la mort ?

Vais-je sortir un jour ?

 

Comment vous procurer « Seule » ?

 

Dès le 25 octobre, date de sortie officielle, « Seule » sera disponible au format numérique exclusivement, sur AmazonFnac et Bookelis . J’ai choisis ces trois plateformes car ensemble, elles permettent de vous offrir un large choix de formats : kindle, epub, mobi, pdf. En plus de la gratuité, ce choix vous assure de lire ma nouvelle comme vous voulez!

L’exclusivité numérique s’explique logiquement ; seul l’ebook me permet de vous offrir une histoire pour zéro euros !

Vous pouvez donc vous rendre dès le 25 octobre sur Fnac, Bookelis ou Amazon, et acquérir « Seule » sans hésiter! Je vous donne rendez-vous et je compte sur vous!

 

 


Voilà c’est déjà terminé, j’espère que vous serez nombreux avec moi ce jour-là! Je suis, pour ma part, très heureuse de vous faire ce petit cadeau. N’hésitez pas à laisser un commentaire après votre lecture, c’est un coup de pouce supplémentaire pour moi. Je vous dis à bientôt pour un nouvel article!


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À bientôt!

Angie

Franchir le cap du premier concours!

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Franchir le cap du premier concours!

Bonjour les amis! Pour aujourd’hui j’ai préparé un article à propos de ma première participation à un « vrai » concours. Non pas qu’il en existe des faux, mais disons que ceux auxquels j’ai participé étaient ludiques et sans enjeux. C’était déjà une première façon de me confronter à l’écriture des autres. Il était temps de placer la barre plus haut…

Grâce à Twitter, j’ai entendu parler de la 5e édition du concours NOLIM by Carrefour, présidé cette année par l’auteur de thrillers bien connu, Franck Thilliez. Un concours de nouvelles. Je me suis alors empressée de lire le règlement et de prendre note des contraintes. Le thème de cette année est: « Le jour où ma vie a basculé ». Pour connaitre toutes les informations liées à ce concours, rendez vous sur le site jedeviensecrivain.com .

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Participer ou ne pas participer?

C’est la grande question! Ce concours est sérieux et parmi les participants, nul doute que certains ne sont pas là pour tricoter. Nul doute que de bons auteurs tentent leur chance, espérant eux aussi être publiés. Une concurrence à la fois excitante et effrayante! Je savais ce que je voulais raconter, sans avoir la moindre idée de comment j’allais le faire. J’hésitais vraiment à me lancer, moi qui n’ai pas franchement confiance en moi. Moi qui ai, en revanche, franchement peur des résultats…

Alors, pour ne pas rester bêtement dans ma perplexité, je me suis dit que j’allais écrire l’histoire que j’avais en tête de la manière qui me plaisait. Si je parvenais à respecter les quelques contraintes du concours, alors je ferais relire mon texte et je l’enverrais après correction. Moi qui n’étais pas sûre d’atteindre le minimum requit de 20 000 signes, j’ai du faire attention à ne pas dépasser les 30 000 (ce qui représente le maximum autorisé)! J’avais ma réponse, je devais participer.

De quoi ça parle, cette nouvelle?

Tout d’abord, il est important de préciser que j’emploie le « je » dans cette nouvelle. Important parce que je n’écris jamais à la première personne, trop immersif pour moi. Seule la poésie me permet de le faire habituellement. Cette décision de raconter l’histoire ainsi a donc été difficile, mais elle s’imposait.

Ensuite, je dirais que c’est aussi la première histoire que je raconte qui ne soit pas totalement fictive. Je suppose que c’est pour ça que le « je » s’est imposé tout seul. Bien sûr, je me sers toujours de ce que j’ai vu, de ce que je connais, pour écrire mais cette fois est différente. Ce thème lancé par Franck Thilliez, comment dire, tombe au bon moment. Et ce, peu importe les résultats, j’avais besoin d’écrire à ce sujet. Rien d’autre n’a pu filtrer dans mon esprit dès lors que j’ai lu le thème du concours.

L’histoire parle donc d’une jeune femme en proie à une décision qui changera forcément la suite de sa vie. Elle en est là à cause d’une confession, celle de son grand-père. Confession tant inattendue que terrible. Cette histoire, au delà du simple choix de son personnage principal, raconte aussi l’horrible sort des personnes âgées et faibles, laissées dans des mains malveillantes et malfaisantes. J’y parle de maltraitance, avec tout le poids que ce mot peut avoir. J’y parle de torture, bien que la limite des 30 000 signes ai rendu la liste plus courte que la vraie. Pour finir, j’aborde la vengeance, et le salut.

Voici le résumé proposé pour le concours:

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« LES ROSIERS DOIVENT SOUFFRIR »

« Parce qu’une dernière confession peut tout changer, je me retrouve ici, face au fleuve, face à elle. Un drame, deux options… un seul choix. »

DECOUVRIR LA NOUVELLE

Pour finir, l’histoire se base sur des éléments véridiques, et sur des éléments romancés, elle est donc en partie autobiographique. En partie seulement car je tiens à m’éloigner du récit et à ne pas dévoiler ma vie plus que ça. J’espère qu’elle saura vous toucher, vous heurter. Je l’ai écrite pour panser des plaies, en vain, et pour susciter la réaction chez le lecteur. De ce côté là, nous verrons bien.

 

Et maintenant, l’attente…

La nouvelle est envoyée, il ne reste plus qu’à attendre les résultats. C’est une petite source d’angoisse, vu le peu de chance que j’ai de m’illustrer dans ce concours. Mais c’est aussi une petite source de joie, car rien n’est joué d’avance! Après tout comme dirait l’autre, on ne sait jamais…

J’ai tout le loisir, désormais, de stresser en attendant la fin du concours… Que vont penser les gens de mon histoire pour commencer? Puis de mon écriture? Mon titre donne-t-il envie de lire (Je suis réputée pour être nulle en choix de titre)? L’image choisie va-t-elle me servir ou me desservir? Je vous rassure, ces questions ne peuplent pas mes journées, mais quand même, elles sont là. Mon pessimisme habituel me pousse à répondre par la négative à toutes ces questions. Que c’est dur d’attendre!

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A bientôt!

Angie

 

 

L’Affaire de Garry: Une nouvelle à croquer!

L'Affaire de Garry: Une nouvelle à croquer!Bonjour amis lecteurs!

Aujourd’hui je vous présente ma nouvelle courte: « L’Affaire de Garry » !

Allez hop, je vous avais promis des nouvelles et il n’y en avait pas encore eu. Aujourd’hui ce manque est comblé par Garry et son Affaire^^ Cette courte nouvelle évoque une tranche de vie d’un enfant, pour savoir laquelle il faudra lire! Cette petite histoire, remplie d’émotions enfantines, vous replongera loin en arrière, et saura peut être vous rappeler votre propre Affaire à vous!

J’ai pris énormément de plaisir à écrire ce bref passage dans l’enfance, et à inventer ce qu’il se passe dans la tête du gentil Garry. J’espère que vous en prendrez tout autant en lisant « L’Affaire de Garry » !


L’Affaire de Garry

Garry était inquiet. Depuis quelques jours, il gérait inquiétude et nervosité. Quelque chose de sensationnel allait se passer dans peu de temps et il voulait en garder un souvenir mémorable. Il avait vite compris que dans la vie, les trucs comme ça devenaient trop rapidement routiniers, alors sa première fois, il s’en rappellerait ! Sa grande sœur Leslie se délectait de cette attente insoutenable pour lui. Quand est-ce que ça arriverait ? Cette nuit ? Demain matin au réveil ? Pendant qu’il se brosserait les dents ? En mangeant une pomme ? Il trépignait d’impatience! Où et quand ? Y aurait-il du monde à ce moment-là pour admirer le phénomène ? Oh, il espérait que oui ! Ce serait la cerise sur le gâteau. Leslie y était passée, il y a 2 ans, et Garry se réjouissait d’ailleurs d’être plus jeune qu’elle pour cet évènement. Et dire que sa sœur avait dû attendre 6 mois de plus que lui ! La fierté de battre sa sœur suffisait à le combler d’avance ! Qu’elle continue donc, ses piaillements le rendait plus sûr de lui à chaque fois.

Toute l’affaire, qui rendait Garry complètement dingue, ne valait que s’il déclenchait le processus lui-même, sans intervention divine. Il voulait que cela arrive lorsque lui seul l’aurait décidé. Pas par hasard, pas comme pour Leslie. Quelqu’un comme lui méritait mieux. N’avait-il pas toujours réussit à impressionner son monde ? Il fallait donc travailler sur la meilleure façon d’atteindre son but. Et il ne lui restait que peu de temps. Son cousin Ryan, qui connaissait bien le truc, l’avait conseillé plusieurs fois, mais Garry tenait à tester sa propre méthode. Sa tâche se révélait relativement plus compliquée qu’il n’y paraissait car en plus de toutes ses tergiversations, il devait aller à l’école, son temps s’en trouvait estropié. S’ajoutaient les corvées à la maison et les devoirs de la maitresse. Sans compter qu’il devait se réserver des pauses pour jouer et se détendre. Il ne lui restait que de fines tranches horaires pour mener à bien son projet, pendant les repas par exemple, ou en prenant sa douche, ou encore avant de s’endormir. Pas évident. Et si ça ratait ? Si ça arrivait par hasard quand même ? Si rien ne se passait comme prévu ? Il serait profondément déçu, c’est sûr. Mais il s’en remettrait car il n’était pas du genre à se laisser abattre.

Il ne pouvait s’empêcher de jouer avec, tout le temps. Il craignait un peu que cette habitude n’altère le résultat final, et le prive de son instant de gloire, mais il jouait avec. Il essayait de le cacher, de faire ça discrètement, pour ne pas laisser à Leslie la joie de se moquer de lui gratuitement. Les jours passaient au ralenti, comme si une main géante reculait les aiguilles du temps. Garry rêvait d’avoir une main aussi grande pour chasser l’autre, et faire avancer les aiguilles plus vite ! Il avait commis l’erreur d’en parler à sa grande sœur, qui ne trouva rien de mieux que de pouffer de rire juste sous son nez. Quelle punaise vraiment, pensait-il tout bas. Sa mère ne cessait de lui dire qu’il obtiendrait une récompense, peu importait quand ça arriverait. Mais cette perspective ne lui plaisait guère, après tout, comme Corneille avait si bien su le dire, « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».Garry lisait un magazine pour les grands un jour, quand il découvrit cette phrase. Dès lors, elle devint sa devise Il mena quelques recherches pour savoir qui était l’auteur de cette citation fabuleuse, et il n’oublia jamais ce nom. Il estimait être un garçon en avance pour son âge, car il savait déjà lire comme un chef, sans bégaiements ni rien. Il lui semblait également qu’il comprenait tout mieux que les autres, il avait en quelque sorte un wagon d’avance sur ses camarades, et de ça, il n’était pas peu fier. A 6 ans, il en savait plus sur la réalisation d’un piège à souris que sa sœur ainée, qui elle, culminait déjà à 8 ans et demi ! Pauvre elle, elle ne disposait  pas d’atouts suffisants pour sauter dans le wagon de tête à l’évidence. Cette idée lui donnait le sourire en toute circonstance. Alors avec tout ça, s’il n’arrivait pas à se débrouiller pour que son affaire soit un succès, il voulait bien se faire pendre ! (Enfin, il émettait tout de même une réserve quant au fait de se faire pendre).

Le jour J allait bientôt arriver. Garry pouvait le sentir venir à pas de loups. Il fallait faire vite, très vite. Il déclencherait le processus après-demain si possible. Il avait tout prévu. Dans sa tête, tout semblait couler de source; après-demain, ses grands-parents viendraient pour déjeuner, car après-demain, on serait dimanche. Parfait, se disait-il, plus il y aura de monde, mieux ce sera. Dimanche midi donc, après manger bien sûr, il irait faire semblant de jouer dans le jardin pendant que les adultes boiraient un petit digestif et se raconteraient leur semaine. Au bout d’un quart d’heure approximativement, il reviendrait vers eux, en bombant son petit torse d’enfant, en tendant son bras gauche en signe de pouvoir absolu et en formant une espèce de cisaille avec le pouce et l’index de sa main droite. Et sans rien dire, il accomplirait l’acte ultime, puis il regarderait autour de lui dans l’attente d’applaudissements et de regards ébahis. Ensuite viendraient les diverses félicitations et le regard haineux de Leslie, point culminant de la représentation. Foule en délire, acclamations, admiration ! Quel petit gars courageux notre Garry, dirait son père. Oh comme il est grand mon bébé, dirait sa mère. Dimanche midi, après-demain. 48 heures avant le jour J, l’heure H. Deux nuits d’angoisses à passer encore. Il tiendrait le coup, il le fallait bien.

Dimanche midi. Dernier repas stressant, une pointe de trac commençait à grandir en lui. Garry se sentait presque fébrile et même capable de tout modifier et faire ça là maintenant, à table, mais il fallait résister. La surprise serait complètement réduite à néant si ça se passait à table. Il se hâta donc de manger ses frites et sa part de poulet rôti, puis d’avaler son yaourt pêche/abricot pour ensuite aller se laver les mains et sortir dans le jardin. Ses parents lui demandèrent de ne pas trop se salir avant de le laisser filer. Garry n’entendait rien, son cerveau bouillonnait. Il s’échappa agilement et se précipita sur la pelouse. Mission accomplie, résistance !

Garry se réfugia derrière le petit cabanon en bois où son père entreposait ses outils et sa mère les affaires de jardinage. Depuis son plus jeune âge, il récoltait tous les jouets susceptibles de plaire à sa sœur, dans le but qu’elle n’y touche pas. Certains étaient enterrés au pied du mur de la cabane à outils, d’autres sous les buissons qu’entretenait sa mère, d’autres encore somnolaient, dissimulés dans les sacs d’engrais à moitié vide que son père disposaient sous le petit auvent derrière le cabanon. Leslie ne venait que rarement jouer ici, la plupart du temps, elle se contentait de suivre leur mère lorsqu’elle jardinait, puis s’asseyait en tailleur à côté d’elle pour lire un de ses livres d’images idiots. Garry y venait relativement souvent, et aimait s’y sentir seul. C’est ici qu’il attendrait l’heure H le plus tranquillement possible. Il restait debout, incapable d’être immobile et sautillait d’un pied sur l’autre, tordait ses doigts, récitait l’alphabet, mordait sa langue, fouillait ses poches. De temps à autres, il penchait la tête sur le côté afin de vérifier que ses parents et ses grands-parents ne quittaient pas la table de jardin, et qu’ils buvaient toujours leur digestif. L’attente devenait intolérable à présent, et les adultes semblaient prendre un malin plaisir à ne pas se servir à boire. Soudain, alors qu’il penchait de nouveau la tête, le visage de Leslie vint lui boucher la vue. Elle paraissait surexcitée. Garry tenta de l’envoyer balader mais elle se tenait déjà derrière lui en sautillant légèrement. « Qu’est-ce que tu fabrique ici Garry ? Papa et maman demandent où tu es. » Lança-t-elle en fanfaronnant. « Tu devrais te ramener Garry ! Hihi ! ». Garry lui dit de se taire pour une fois et qu’il n’allait pas tarder à revenir. Satisfaite, Leslie tourna les talons en chantonnant. « Garry va se faire gronder ! Garry va être puni ! Lalala ! »

L’heure H. Ca y était presque ! Garry allait bientôt connaitre son heure de gloire ! Il sortit rapidement de sa retraite derrière la cabane à outils et se précipita dans le jardin ensoleillé. Lorsqu’il fut à la vue de tous, il se mit à ralentir son allure pour marcher d’un pas plus assuré. Un pas de guerrier. Quel panache ! Son regard se posa sur ses parents. Il allait les étonner, pour sûr, il allait les étonner. Il marchait tranquillement sans regarder où il mettait les pieds, la victoire lui tendait les bras de toute façon. Rien ne pourrait venir altérer le cours des choses maintenant. Ses pieds semblaient se diriger tous seuls, comme télécommandés, il visait ses parents, et ses grands-parents. En chemin, il ne cessait de jouer avec sa langue, mais ça serait bientôt finit. Sa sœur commençait à sourire de loin, en voyant son petit frère marcher comme un automate, elle étouffa un rire malicieux et moqueur. Garry le sentit, et l’espace d’un instant, il détourna le regard vers Leslie, juste une seconde, une seule petite seconde. Et sans crier gare, il se prit les pieds dans le tuyau d’arrosage. En un instant, il se retrouva allongé par terre, sur le ventre, le tuyau enroulant presque sa cheville gauche. Il n’avait pas vu arriver la chute, trop imprévisible, inenvisageable !Mais il était encore possible de réussir son coup, même si ça ne donnerait pas la même impression. Tant pis. Il se releva en s’appuyant sur ses mains puis sur ses genoux et là, le drame. Deux petites gouttes de sang sur son jean. En geste de réflexe, il porta sa main à sa bouche et en tâta l’intérieur. Le sang venait de sa gencive, d’un petit trou dans sa gencive. Non, pas ça. Le drame. Il sentait des larmes lui monter aux yeux alors que sa mère s’approchait de lui, soucieuse. Le drame. Personne ne comprit sur le coup, mais pour Garry cela équivalait à la fin du monde. Il ne connaitrait pas l’apothéose. Plus jamais. Le spectacle tournait à la farce, une bien mauvaise farce. Adieu la gloire. Garry pleurait dans les bras de sa mère, dépité, accablé. Il serrait fort la petite chose dans sa main. Tout ça pour ça, bien tient Lucien !

Le soir, il plaça sous son oreiller une petite dent fraichement tombée. La petite souris passera quand même. Les contrariétés se dissipent vite dans l’esprit d’un garçon de 6 ans. Demain matin, il trouvera un dollars sous ce même oreiller, qu’il déposera dans sa tirelire. L’incident, le faux pas, l’abominable tuyau d’arrosage, le jean taché. Demain, il ne s’en souviendra plus.

Angélique Leydier.

(c)2017 A.Leydier


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A bientôt pour du nouveau^^

Angie   

 

 

Scooby-Harry-Doo !

SCOOBY-HARRY-DOO

  • AAAAaaaaaaaaah mais qu’est-c’qui nous a pris de venir iciiiiii ?!!!
  • Je sais pas Sammy courrons !!!

Sammy et Scoubi Doo courraient dans un couloir, tentant d’éviter d’être rattrapés par un troll, qui avait apparemment décidé de les manger. C’est alors qu’ils tombèrent sur Harry, littéralement, et tous trois firent un roulé-boulé.

  • Oh Harry sauve nous ! Y a un méchant troll qui veut not’peauuu ! Cria Sammy.
  • Mmoouuiiii, il veut nous manger, aide nous Harry, aide nouuuus ! Supplia Scoubi.
  • Restez derrière moi, je m’en occupe.

Et Harry lança le sort « Petrificus totalus » sur le troll, ce qui permit à Fred de faire tomber sa cage sur ce dernier. Fred, absolument fier de lui et de son piège, bomba le torse et leva un pouce en l’air : « Comme je l’avais prévu ! ».

Plus loin, Ron et Vera étaient en proie à de vilaines plantes voraces, qui cherchaient également à les dévorer. Ron hurlait de frayeur en courant et sautant afin d’éviter les racines vivaces de ces plantes monstrueuses pendant que Vera finissait de concocter un herbicide de sa préparation, grâce aux ingrédients subtilisés dans la réserve du professeur Rogue. Le rez-de-chaussée de Poudlard était maintenant presque envahi par les plantes, il fallait agir vite ! Ron lançait des sorts pour ralentir les végétaux mais il y en avait beaucoup trop, c’est alors qu’une racine l’attrapa à la cheville et le souleva : « Veraaaaa elle en est où ta potion ? Je vais me faire manger moi ! ». Il se débattait, cherchant sa baguette, qu’il avait malheureusement laissé tomber par terre. Vera, concentrée sur son herbicide, ne leva pas le nez mais répondit tout de même : « Je ne prépare pas de potion je fais de la science ! La magie c’est bien joli mais moi je crois qu’il vaut mieux s’en tenir à ce qui peut s’expliquer mon cher. Et ne t’inquiète pas, personne ne va te manger ! ». Sur quoi elle se retourna et aspergea une bonne quantité de liquide vert sur la plante qui retenait Ron puis sur toutes celles à proximité. Blessée et en train de fondre, elle lâcha subitement le garçon qui encaissa une lourde chute. Pressée, Vera lui lança un second flacon avant de se mettre à l’abri en haut de l’escalier. Ron couru la rejoindre en aspergeant à son tour le plus de plantes possible. Bientôt, tous les végétaux démoniaques fondirent, impuissants face à la mixture de Vera. Ron, encore tout essoufflé, la regardait avec de grands yeux à la fois reconnaissants et terrifiés : « Heureusement que tu n’es pas une sorcière toi sinon je ne voudrais pas être celui qui te cause des ennuis ! ». Satisfaite, la jeune fille rangea son flacon d’herbicide dans sa sacoche et clama : « Maintenant, retrouvons les autres ! ».

C’est justement à ce moment-là qu’ils entendirent un cri strident provenant d’une salle de classe non loin d’eux. Ron et Vera se dépêchèrent et lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux ils se stoppèrent tout net. Ron passa un bras devant Vera pour l’empêcher d’entrer dans la salle, en effet, Daphné, recroquevillée sur elle-même, pleurait et criait devant une créature qui semblait être elle, mais avec 50 ans de plus ! Se voir ainsi, vieille et laide, était insupportable pour la jeune et jolie fille, une vraie phobie ! Sans se démonter, Ron se jeta entre elle et la créature et jeta un « ridiculus » devant l’épouvantard qui apparaissait désormais sous les traits d’une grosse araignée, puis fourra la créature dans un placard.

  • Oh ! Qu’est-ce que j’ai eu peur de me voir si vieille ! Oh Vera c’était horrible ! Tu es arrivé au bon moment Ron, merci !
  • Oh ben tu sais… c’était pas grand-chose, juste un épouvantard… Bafouilla Ron, légèrement sous le charme de la jolie rousse.

Il n’eut cependant pas le temps de roucouler, Daphné étant déjà partie à la recherche de Fred et des autres avec son amie. Déçu, il les suivit, espérant croiser Harry et Hermione rapidement.

De son côté, Hermione était occupée à attirer une horde de vaches zombies avec la Mystery Machine, tout droit dans l’un des nombreux pièges que Fred avait tendu la veille un peu partout à l’extérieur de Poudlard. Tout en évitant les bosses et les trous causés par les taupes géantes, Hermione se rendit compte qu’elle conduisait une fourgonnette pour la première fois, et même qu’elle conduisait tout court pour la première fois de sa vie ! Elle espérait que le piège fonctionne car les bêtes se rapprochaient, elle savait ce qu’elle avait à faire mais avait un peu peur de ce qui allait lui arriver en cas d’échec. Ces vaches zombies, en provenance directe de Crystal Cove, avaient dévoré le port de Poudlard, dévasté les escaliers y menant puis s’étaient attelées à mettre en pièce les serres du château ainsi que toutes les plantations. Rien ne leur résistait apparemment, Hermione n’avait jamais vu ça, à ce rythme, elles seraient bientôt sur la Mystery Machine et commenceraient à mordre dedans avant de s’en prendre à elle ! Elle fonçait, fonçait, puis freinât d’un coup sec avant de faire léviter la fourgonnette avec son « wingardium leviosa », juste au-dessus du troupeau infernal qui continua sa course folle dans le vide. Les affreuses vaches zombies tombaient une à une de la falaise de Poudlard, à jamais perdues dans les eaux insondables du domaine. Les divers êtres qui peuplaient les lieux sauraient se charger de ces abominations, normalement. Hermione nota pour elle-même que dans le doute, plus jamais elle ne mettrait un pied dans cette eau.

Affamés et morts de trouille, Sammy et Scoubi scandaient les noms de leurs camarades dans tout le château, au grand dam de Fred et Harry qui se méfiaient de la prochaine créature qui leur tomberait dessus : « Cessez de crier s’il vous plait, vous allez attirer les monstres ! » essaya Harry, mais rien à faire, les deux compères lui répondirent que de toute façon, les monstres étaient là et qu’ils leur tomberaient forcément dessus, alors pourquoi ne pas céder à la panique et hurler ? Soudain, Fred s’arrêta et pointa son index vers le plafond du couloir : « Là ! Regardez les amis ! Un truc gluant ! ». Sur quoi il grimpa sur l’armure statufiée et gratta la matière gluante au plafond pour la ranger dans un petit sachet en plastique. Content de lui, il continua sa marche, Harry lui demanda s’il savait ce que c’était, Fred lui répondit gaiement que non : « D’habitude, c’est Vera qui analyse les trucs comme ça, donc on la trouve et on saura ce que c’est ! » expliqua Fred à son compagnon d’infortune, sans se départir de son large sourire. A l’autre bout du même couloir, Daphné Ron et Vera spéculaient sur qui était l’auteur de ce bazar infernal tout en marchant. Chacun obnubilé par ses recherches, aucun d’entre eux ne se rendit compte qu’ils s’étaient trouvés avant de violement se rentrer dedans.

  • VERA ! VERA TU ES LA ! Cria Scoubi, fou de joie.
  • Ron ! Tu vas bien ? Demanda Harry
  • Hermione n’est pas avec toi ? Lui répondit son ami.
  • Non, elle devait s’occuper des vaches enragées et je ne sais pas si elle a réussi.
  • Les vache zombiiiies ! Rectifia Sammy.
  • Hé là tout le monde, on s’est retrouvés et c’est génial mais nous devons nous dépêcher de résoudre ce mystère si on veut rentrer chez nous et quitter ce château de malheur ! Intervint Vera, pragmatique et autoritaire.
  • Vera a raison les amis, poursuivi Fred en serrant le poing et en fixant son regard vers l’infini, quelqu’un veut nous faire tourner en bourrique et ne souhaite pas notre retour à Crystal Cove !! Nous allons le piéger, pour retourner vers notre ville chérie, j’en fais une affaire personnelle !
  • Ooh Freeed, c’est si héroïque ! Gloussa Daphné.

Au pas de course, les adolescents descendirent les étages et tombèrent nez à nez avec Hermione, qui venait de se débarrasser d’un groupe de lutins de Cornouaille plutôt virulents. Lassée de toutes ces apparitions de créatures magiques ou non, venant de son monde ou non, la jeune sorcière suggéra à Vera de la rejoindre dans le bureau de Dumbledore pour établir un plan d’action. La petite troupe se dirigea donc vers le bureau du directeur et Fred sorti de sa poche le sachet contenant la substance gluante. Après divers examens, Vera pu déduire que cette substance provenait sans aucun doute du vortex dans lequel ils avaient été aspirés : « Là vous voyez, même couleur, même odeur, même consistance ! Ce vortex a laissé des traces, j’en étais sûre ! Hermione, peux-tu me donner le bout de tissu que tu as arraché à ton agresseur hier ? Merci, si je compare, mais oui ! Regardez, la même substance ! Il semblerait que notre agresseur soit aussi l’instigateur de toutes les choses bizarres qui se passent ici les amis, je sens que l’on touche au but ! ».

Une heure plus tard, le groupe d’adolescents avait mis sur pied un plan pour attraper le mystérieux malfaiteur. En partant de ce qu’ils savaient de lui, mince, taille moyenne et qui court vite, probablement un sorcier selon Hermione, masqué et résolu à garder le Scoubi-gang loin de Crystal Cove, Fred prépara un piège sur mesure.

Loin de se douter que la petite équipe l’attendait, le sorcier masqué entra dans le château. Il était contrarié de constater qu’il était toujours debout, ces maudites bêtes zombifiées étaient censée le détruire, tout comme les plantes carnivores dérobées au musée de l’étrange par son complice. Celui-là même qui lui avait assuré que ces organismes génétiquement modifiés étaient capable de résister à tout. Intérieurement, le mystérieux sorcier enrageait. Foutues plantes. Foutues vaches. Instinctivement, il se dirigea vers la salle commune de la maison Serpentard et une fois devant la cheminée, la lourde porte se referma, Vera avait fait sa part. Surpris, il se retourna et tomba de tout son long sur le tapis, quatre mains l’avait agrippé aux chevilles pour le faire basculer, Ron et Sammy étaient assez fiers d’eux. Vivement, le sorcier se releva et pointa sa baguette sur le vide, menaçant, il appelait les membres du Scoubi-gang : « Je sais que vous êtes là ! Sortez de votre cachette ou bien je vous ferez atrocement souffrir ! ». Soudain, de hautes flammes vertes jaillirent en cercle autour de lui, il pivota et brandit sa baguette à nouveau : « Sortez de votre trou bande de rats ! Vous ne pouvez rien contre nous ! Et vous, oui vous trois ! Vous vous alliez avec ces moldus, ça me fait vomir ! ». Les flammes crépitaient toujours et le sorcier masqué se sentait de plus en plus fatigué, l’espace d’une seconde, il vacilla et c’est à cet instant que Fred commanda à Daphné de sauter. Sans peur, la jolie rousse sauta de la rambarde où elle se trouvait et rebondit sur la toile tendue par Scoubi Doo et Harry pour atterrir telle une plume dans le cercle de flammes. Sans attendre, elle empoigna le sorcier et enchaina les prises de karaté, une fois mis à terre, les flammes s’éteignirent et Daphné se retira. Pour finir, Fred l’enroula dans un filet et Hermione brisa son masque à l’aide d’un sort. Vera accouru après avoir rouvert la porte des Serpentards, Ron et Sammy sortirent de la fausse cheminée bricolée au préalable et placée devant la vraie pour rejoindre leurs amis. Harry et Scoubi plièrent la toile tendue et se tapèrent dans la main/patte avant de rejoindre les autres eux aussi. Tout le monde était réuni autour du mystérieux sorcier et Harry, sans ménagement, enleva les mains de son adversaire qui cachaient son visage. Vera lanca : « Voyons maintenant qui était ce malfaiteur ! ». Surpris, les adolescents crièrent en chœur :

  • Drago Malefoy ??!!!
  • Je le savais ! Dit Hermione.
  • Ah bon ? Demanda Sammy, dubitatif.
  • C’est simple Sammy, répondit Hermione, lorsque je l’ai frôlé hier, j’ai eu la nette impression que je le connaissais déjà. C’est tout à fait son style de nuire aux autres sans se montrer, il envoie toujours les autres à sa place ! Et puis surtout, j’ai reconnu sa baguette lorsqu’il l’a brandie, tout à l’heure.
  • Mais ce que nous voulons savoir, c’est pourquoi il nous a envoyé ici, dit Daphné.
  • Très juste Daphné ! En fait, expliqua Vera, il a un complice dans notre monde qui a tout intérêt à ce que nous ne soyons pas à Crystal Cove en ce Selon moi, ils savaient très bien que l’on résoudrait ce mystère, ils ne veulent pas nous garder ici pour toujours, ils avaient seulement besoin de nous éloigner quelques jours ! Pour ce faire, ils ont allié magie et technologie grâce à ceci !

Vera leur montra la substance gluante trouvée par Fred, et leur expliqua qu’il s’agissait d’un polymère colmatant pour étang. Son aspect gluant, comme liquéfié, était caractéristique selon elle. A l’intérieur de ce polymère elle avait retrouvé des ingrédients bizarres qu’Hermione avait identifiés, ensembles, elles trouvèrent une formule associée à ces ingrédients qui permet de voyager dans le temps et l’espace.

  • C’est comme ça que Drago a ouvert le vortex ! Compris Harry.
  • Exactement, confirma Vera, un subtil mélange de notre monde et du votre !
  • Dingue ! Dit Ron, ébahi.
  • Woouuaaah alors ça, fallait y penser hein Scoub ! Lança Sammy, mais qui c’est alors son complice ?
  • Je sais pas Sammy, répondit Scoubi Doo.
  • Enfin voyons les amis c’est évident ! Dit Vera.
  • Qui veut détruire Crystal Cove et nous réduire en bouillie ? Indiqua Fred.
  • Qui est notre plus grand ennemi ? Ajouta Daphné.
  • LE PROFESSEUR PERICLES !! Dirent-ils d’une seule voix.

Quelques heures plus tard et après de longs adieux, Harry, Ron et Hermione saluèrent une dernière fois leurs nouveaux amis venus de Crystal Cove avant de reculer pour sortir du cercle d’invocation. Fred, Daphné, Vera et Sammy, regroupés autour de Scoubi Doo dans la Mystery Machine, les saluèrent également et après qu’Hermione ai prononcé la formule magique, ils disparurent dans le vortex crée sous leurs pieds. Tout ce que les jeunes sorciers entendirent avant qu’il ne se referme est un joyeux et vibrant: « Scoubidoubidouuuuuu ! ».

 

Angélique Leydier

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