Nouvelle fan-fiction disponible!

 

BONJOUR A TOUS!

Aujourd’hui je vous propose une nouvelle fan-fiction à découvrir gratuitement sur authente.fr.

Après Harry Potter et Scooby-Doo, on m’a proposé de mélanger l’univers policier et le fantastique, en prenant obligatoirement des personnage de série TV ou de cinéma. Afin d’éviter les coups d’épée dans l’eau, j’ai éliminé tout ce qui mélangeait déjà plus ou moins ces deux genres. Puis j’ai cherché quels personnages je voulais et là j’ai buté! Je pensais abandonner quand deux très fortes personnalités issues du petit écran se sont imposées à moi. L’agent du FBI Leroy Jetro Gibbs et le noble explorateur aventurier sir Malcolm Murray. Mais oui! Évidemment que faire se rencontrer ces deux là était intéressant!

Les séries que j’ai choisi, vous l’aurez deviné, sont donc « NCIS » et « Penny Dreadful ». J’ai volontairement offert un carnage au début, car mon but n’était pas là, je suis passée outre l’aspect fantastique au delà de la tuerie, pour ne garder que le personnage de Malcolm, et Gibbs en face bien sûr. Je voulais un tête à tête.

Je vous laisse lire cette courte fan-fiction, que vous pourrez retrouver à tout moment dans la galerie des textes, et que vous pouvez partager sans modération !

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et bonne lecture^^


 

Gibbs vs Malcolm

 

La nuit s’achevait enfin. Elle avait été longue, pénible… douloureuse. Gibbs ne savait pas où regarder. L’étage où il se trouvait était vide, du mobilier aux baie vitrées blindées, tout avait disparu, tout avait été détruit. L’alarme incendie du quartier général sonnait sans interruption, le feu s’emparait des locaux, Gibbs sentait l’odeur de la fumée qui provenait de l’étage au-dessus de lui. De nombreux flashs d’une violence extrême lui revenaient brutalement, les uns après les autres, ainsi il remonta le fil de cette nuit infernale, où toutes les horreurs s’étaient produites. L’instant d’avant il était encore prêt à accepter le fait qu’il avait tout imaginé, qu’il était victime d’un choc ou quelque chose comme ça, mais plus maintenant.

La pluie battait fort au dehors et envoyait de lourdes rafales sur la structure à nue des anciens bureaux des équipiers de Gibbs. Indifférente, elle venait se fracasser contre les cadavres de ces derniers, figés dans leur dernier souffle. Avec courage ils avaient lutté, chacun d’entre eux, jusqu’à leurs dernières forces, pour la protéger. Mina. La jeune fiancée du marine assassiné une semaine auparavant. Mina, qu’il fallait préserver à tout prix, et pour laquelle ils n’ont pas hésité à mourir. Gibbs revoyait leur mort dans sa tête, encore et encore ; DiNozzo… Ziva… McGee… avaient tués plusieurs dizaines de ces goules infernales, sans faillir. Regroupés les uns contre les autres dos à dos, ils tiraient, poignardaient, tranchaient, découpaient de tous côtés, barrant l’accès au bureau du directeur dans lequel se trouvait Mina. Acculés, ils se battirent au corps à corps jusqu’à disparaitre sous les assauts de ces créatures abjectes, venues des enfers pour dévorer et saccager. Lorsque ces bêtes infâmes s’enfuirent, Gibbs cligna des yeux, trop certain que ce qu’il voyait était bien réel. Ses coéquipiers étaient tombés. Inertes, ils gisaient allongés les uns contre les autres cependant que leur sang maculait le sol, se mêlant à celui des goules vaincues, dégoulinant mollement du rebord de la passerelle, pour tomber en goutte à goutte 2 mètres plus bas.

Le feu se répandait malgré le déluge, et sir Malcolm ne ménagea pas Gibbs lorsqu’il fallut le sortir de l’immeuble. Il savait qu’il ne fallait pas, d’autant plus avec un homme comme lui. Cependant il s’était attendu à ce que le vieil agent refuse de le suivre, mais la rigueur militaire, c’est la rigueur militaire, songea-t-il après avoir craqué la dernière allumette, mettant le feu au rez-de-chaussée.

Dans la voiture, un silence de mort s’était installé entre les deux hommes. Gibbs regardait fixement devant lui, les mains sur les cuisses et sans laisser transparaitre d’émotion sur son visage. Malcolm conduisait, épuisé et furieux, inconsolable d’avoir perdu Mina, sa fille, mais déterminé à la retrouver, et à la sauver. Il pensait à mille choses à la fois, mais tout comme son compagnon de route, le vieil explorateur ne laissait rien transpirer. Ainsi le mutisme persista jusqu’à leur arrivé devant la maison de Gibbs. Il se poursuivit lorsque les deux hommes entrèrent à l’intérieur, puis lorsqu’ils mangèrent. Le silence ne fut rompu qu’après plusieurs heures, quand Gibbs avala une seconde gorgée de wiskhy avant de nettoyer ses outils, dans son sous-sol. Enfin occupé à quelque chose, il prit la parole :

  • Que va-t-il se passer, maintenant ?
  • … Je vais la chercher, je la trouverais et je la sauverais, répondit sir Malcolm d’une voix d’outre-tombe, je la sauverais.

Le vieil homme aurait tenu le silence encore longtemps s’il avait pu le faire. Perdu dans ses réflexions, montant des plans dans sa tête, prenant des décisions, il avait presque oublié la présence de Gibbs, comme de tout autre être vivant sur Terre à part sa précieuse Mina. Après la mort de son fils, il devait désormais se battre contre les ténèbres, dans l’espoir de revoir sa fille. Il savait qu’il devait retourner à Londres, retrouver miss Ives qui l’attendait désespérément, luttant contre ses propres démons. Retrouver son équipe, son foyer.

  • Ce soir je prendrais un avion pour Londres, je dois régler un certain nombre d’affaires…
  • Alors vous partez. Vous êtes venus aux Etats-Unis suivi par un bataillon de vampires, et vous avez causé la mort de dizaines de bons marines et de bons agents. Vous comptez vraiment repartir ce soir ? Gibbs gardait un calme olympien pendant qu’il affûtait un couteau à bois.
  • Je vais repartir, je le dois, affirma un Malcolm sombre et déterminé.
  • C’est impossible.
  • Vous ne pouvez m’empêcher de partir, Gibbs.
  • Vous croyez ? dit l’agent avant de se retourner vers son interlocuteur.
  • Je le crois. Il se leva et poursuivi, Ma fille Mina a été enlevée par des créatures de l’enfer, ces vampires comme vous dites, ma protégée est la proie du démon, seule à Londres depuis des semaines je n’ose penser au pire, j’ai des affaires à régler et je peux vous l’assurer, agent Gibbs, je compte bien le faire ! Je ne suis pas un homme qui perd son temps, je ne suis pas quelqu’un qui se laisse impressionner, je DOIS retrouver ma fille pour la sauver et personne ne me retiendra !
  • Vous êtes loin de chez vous monsieur Murray, répondit Gibbs très calmement. Personne ne partira d’ici avant que j’ai des réponses, avant de savoir pourquoi mon équipe est morte !

Gibbs frappa lourdement sur l’établi avec sa main, fixant sir Malcolm droit dans les yeux. A ce moment-là, sir Malcolm Murray compris qu’il devrait expliquer beaucoup de choses, et qu’il ne fallait pas compter quitter ce sous-sol si aisément. Cette lueur au fond des yeux, qui venait trancher avec le bleu clair des iris, il la connaissait, il l’avait déjà vu, dans son propre regard. Hésitant une dernière fois, il prit le vieux tabouret en bois de sous l’établi et entreprit de raconter son histoire à un Gibbs tendu et intransigeant.

L’agent qui pensait avoir tout vu avait dû encaisser beaucoup de vérité, pendant l’heure que Malcolm passa à narrer les évènements qui l’avaient conduit ici, à Washington. Pas une fois il n’avait interrompu son interlocuteur, tout du long, il avait écouté scrupuleusement chaque phrase, chaque mot, et analysé chaque information donnée. A mesure que le vieux noble parlait, il écoutait plus attentivement, son regard perçant toujours fixé sur le regard de l’autre. A mesure qu’il parlait, sir Malcolm sentait sa voix s’assombrir, et plongeait dans l’œil de son double, s’y enfonçait solidement comme une ancre. A cette profondeur, il pouvait pratiquement entrevoir les premières lueurs de l’âme de son vis-à-vis, et s’y adresser directement. Il aurait pu se passer un siècle ou un millénaire, les deux hommes aspirés par l’intensité de l’instant n’en avaient cure, chacun buvant la vision de l’autre, les yeux prêts à percer le mystère de l’individu. Gibbs comprit qu’il avait en face de lui un survivant, Malcolm réalisa qu’à l’autre bout de la table se tenait également un survivant. Plusieurs fois, la mort n’avait pas voulu d’eux et les avaient rejeté dans la noirceur de la vie. Plusieurs fois ils auraient dû mourir, et surtout mourir à la place de quelqu’un d’autre. Tout au long de leurs vies, ils auraient pu s’échapper, abandonner, éviter les blessures, les marques, recommencer ailleurs, autrement. Tout au long de leurs vies cependant, chacun à leur façon, ils n’ont jamais songé à le faire. Ils se sondèrent ainsi un long moment après que Malcolm eut terminé son discours. Combien de temps ? Aucun des deux ne voulait quitter le regard de l’autre, de peur de s’écrouler ou de cesser d’y croire, ou bien par peur de laisser s’en aller la personne qui vous ressemble le plus au monde. Aucun des deux ne pouvait quitter l’autre, étant chacun en terrain connu sur le territoire de l’autre. Leurs regards communiquaient, telle une étrange fusion glaciale, dans un silence assourdissant.

Le soir même, sir Malcolm Murray quittait les Etats-Unis la tête haute, un imperceptible sourire aux lèvres. Son billet enregistré, il put rejoindre Gibbs qui l’attendait déjà de l’autre côté avec la même expression sur le visage. Une fois de plus la mort n’avait pas voulu d’eux, ils étaient des survivants à nouveau, et la prochaine fois, ce sont eux qui iront la chercher.

Angélique Leydier

(c)2017 A.Leydier


C’est fini! J’espère que cette petite lecture vous aura plu, laissez moi un com pour livrer votre avis^^

A bientôt pour un nouvel article!

Angie.

Les reliques de la mort: disparues!

LES RELIQUES DE LA MORT : DISPARUES !

 

C’est une bien sombre nouvelle qui frappe de plein fouet le monde des sorciers et ce que nous allons révéler fait froid dans le dos, mais, cela ne saurait empêcher les valeureux journalistes de la Gazette du sorcier d’accomplir leur mission : vous informer !

Alors que les préparatifs pour l’anniversaire de la mort d’Albus Dumbledore allaient bon train, anniversaire oh combien spécial puisque nous devions tous commémorer les 50 ans de sa disparition, le ministère de la magie a dû faire face à un monstrueux cambriolage !

En effet, le ministre de la magie, Harry Potter, a annoncé à nos journalistes que des intrus s’étaient infiltrés au sein du ministère afin de dérober la collection la plus importante et la plus dangereuse d’objets magiques qui soit. Comme nous vous le révélons dans le titre, il s’agit bien des reliques de la mort ! Harry Potter déclare également la mort de trois employés du ministère, qui auraient tenté d’arrêter les infâmes voleurs au prix de leur vie ! De voleurs, ces odieux personnages passent donc à criminels. Le ministre de la magie insiste néanmoins sur le fait que les meilleurs Aurors ont été dépêchés pour traiter rapidement cette affaire, que le mystère sera bientôt levé, et la justice rendue. Le ministère déclare toutefois l’annulation des festivités en l’honneur de Dumbledore, jugées trop risquées. Nous gageons que l’état dans lequel se trouvait notre cher ministre de la magie trahissait bien plus que cela…

Alors que devons-nous penser ? Devons-nous avoir peur ? Quel nouveau mal nous attend ? Faut-il rappeler à nos chers lecteurs ce que sont les reliques de la mort ? Car à la Gazette du sorcier nous n’avons pas oublié les terribles désastres qui ont accablé les sorcières et les sorciers de tous âges et de tous statuts à cause de ces reliques oh combien maléfiques ! La mort les a créées, les malheureux frères Peverell ont succombé puis elles devinrent la quête du plus ténébreux de tous les mages, souvenez-vous de lui… Voldemort, ça vous dit quelque chose ?

Notre but ici n’est pas de raconter à nouveau cette longue histoire mais bien de nous demander qui est l’auteur de ce crime terrifiant qui retourne le ministère ? Qui fait pâlir le célèbre Harry Potter ? Un lien existe-t-il entre ces horribles criminels et Albus Dumbledore ? Nul ne le sait pour l’instant mais il ne fait aucun doute qu’un drame affreux se trame et votre gazette vous met en garde, sorcières, sorciers, soyez vigilants ! Qui sait ce que pourrait faire une personne mal intentionnée avec les trois reliques de la mort en sa possession ?…

Yolena Skeeter.

 

Angélique Leydier

(c)2017 A.Leydier

 

Scooby-Harry-Doo !

SCOOBY-HARRY-DOO

  • AAAAaaaaaaaaah mais qu’est-c’qui nous a pris de venir iciiiiii ?!!!
  • Je sais pas Sammy courrons !!!

Sammy et Scoubi Doo courraient dans un couloir, tentant d’éviter d’être rattrapés par un troll, qui avait apparemment décidé de les manger. C’est alors qu’ils tombèrent sur Harry, littéralement, et tous trois firent un roulé-boulé.

  • Oh Harry sauve nous ! Y a un méchant troll qui veut not’peauuu ! Cria Sammy.
  • Mmoouuiiii, il veut nous manger, aide nous Harry, aide nouuuus ! Supplia Scoubi.
  • Restez derrière moi, je m’en occupe.

Et Harry lança le sort « Petrificus totalus » sur le troll, ce qui permit à Fred de faire tomber sa cage sur ce dernier. Fred, absolument fier de lui et de son piège, bomba le torse et leva un pouce en l’air : « Comme je l’avais prévu ! ».

Plus loin, Ron et Vera étaient en proie à de vilaines plantes voraces, qui cherchaient également à les dévorer. Ron hurlait de frayeur en courant et sautant afin d’éviter les racines vivaces de ces plantes monstrueuses pendant que Vera finissait de concocter un herbicide de sa préparation, grâce aux ingrédients subtilisés dans la réserve du professeur Rogue. Le rez-de-chaussée de Poudlard était maintenant presque envahi par les plantes, il fallait agir vite ! Ron lançait des sorts pour ralentir les végétaux mais il y en avait beaucoup trop, c’est alors qu’une racine l’attrapa à la cheville et le souleva : « Veraaaaa elle en est où ta potion ? Je vais me faire manger moi ! ». Il se débattait, cherchant sa baguette, qu’il avait malheureusement laissé tomber par terre. Vera, concentrée sur son herbicide, ne leva pas le nez mais répondit tout de même : « Je ne prépare pas de potion je fais de la science ! La magie c’est bien joli mais moi je crois qu’il vaut mieux s’en tenir à ce qui peut s’expliquer mon cher. Et ne t’inquiète pas, personne ne va te manger ! ». Sur quoi elle se retourna et aspergea une bonne quantité de liquide vert sur la plante qui retenait Ron puis sur toutes celles à proximité. Blessée et en train de fondre, elle lâcha subitement le garçon qui encaissa une lourde chute. Pressée, Vera lui lança un second flacon avant de se mettre à l’abri en haut de l’escalier. Ron couru la rejoindre en aspergeant à son tour le plus de plantes possible. Bientôt, tous les végétaux démoniaques fondirent, impuissants face à la mixture de Vera. Ron, encore tout essoufflé, la regardait avec de grands yeux à la fois reconnaissants et terrifiés : « Heureusement que tu n’es pas une sorcière toi sinon je ne voudrais pas être celui qui te cause des ennuis ! ». Satisfaite, la jeune fille rangea son flacon d’herbicide dans sa sacoche et clama : « Maintenant, retrouvons les autres ! ».

C’est justement à ce moment-là qu’ils entendirent un cri strident provenant d’une salle de classe non loin d’eux. Ron et Vera se dépêchèrent et lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux ils se stoppèrent tout net. Ron passa un bras devant Vera pour l’empêcher d’entrer dans la salle, en effet, Daphné, recroquevillée sur elle-même, pleurait et criait devant une créature qui semblait être elle, mais avec 50 ans de plus ! Se voir ainsi, vieille et laide, était insupportable pour la jeune et jolie fille, une vraie phobie ! Sans se démonter, Ron se jeta entre elle et la créature et jeta un « ridiculus » devant l’épouvantard qui apparaissait désormais sous les traits d’une grosse araignée, puis fourra la créature dans un placard.

  • Oh ! Qu’est-ce que j’ai eu peur de me voir si vieille ! Oh Vera c’était horrible ! Tu es arrivé au bon moment Ron, merci !
  • Oh ben tu sais… c’était pas grand-chose, juste un épouvantard… Bafouilla Ron, légèrement sous le charme de la jolie rousse.

Il n’eut cependant pas le temps de roucouler, Daphné étant déjà partie à la recherche de Fred et des autres avec son amie. Déçu, il les suivit, espérant croiser Harry et Hermione rapidement.

De son côté, Hermione était occupée à attirer une horde de vaches zombies avec la Mystery Machine, tout droit dans l’un des nombreux pièges que Fred avait tendu la veille un peu partout à l’extérieur de Poudlard. Tout en évitant les bosses et les trous causés par les taupes géantes, Hermione se rendit compte qu’elle conduisait une fourgonnette pour la première fois, et même qu’elle conduisait tout court pour la première fois de sa vie ! Elle espérait que le piège fonctionne car les bêtes se rapprochaient, elle savait ce qu’elle avait à faire mais avait un peu peur de ce qui allait lui arriver en cas d’échec. Ces vaches zombies, en provenance directe de Crystal Cove, avaient dévoré le port de Poudlard, dévasté les escaliers y menant puis s’étaient attelées à mettre en pièce les serres du château ainsi que toutes les plantations. Rien ne leur résistait apparemment, Hermione n’avait jamais vu ça, à ce rythme, elles seraient bientôt sur la Mystery Machine et commenceraient à mordre dedans avant de s’en prendre à elle ! Elle fonçait, fonçait, puis freinât d’un coup sec avant de faire léviter la fourgonnette avec son « wingardium leviosa », juste au-dessus du troupeau infernal qui continua sa course folle dans le vide. Les affreuses vaches zombies tombaient une à une de la falaise de Poudlard, à jamais perdues dans les eaux insondables du domaine. Les divers êtres qui peuplaient les lieux sauraient se charger de ces abominations, normalement. Hermione nota pour elle-même que dans le doute, plus jamais elle ne mettrait un pied dans cette eau.

Affamés et morts de trouille, Sammy et Scoubi scandaient les noms de leurs camarades dans tout le château, au grand dam de Fred et Harry qui se méfiaient de la prochaine créature qui leur tomberait dessus : « Cessez de crier s’il vous plait, vous allez attirer les monstres ! » essaya Harry, mais rien à faire, les deux compères lui répondirent que de toute façon, les monstres étaient là et qu’ils leur tomberaient forcément dessus, alors pourquoi ne pas céder à la panique et hurler ? Soudain, Fred s’arrêta et pointa son index vers le plafond du couloir : « Là ! Regardez les amis ! Un truc gluant ! ». Sur quoi il grimpa sur l’armure statufiée et gratta la matière gluante au plafond pour la ranger dans un petit sachet en plastique. Content de lui, il continua sa marche, Harry lui demanda s’il savait ce que c’était, Fred lui répondit gaiement que non : « D’habitude, c’est Vera qui analyse les trucs comme ça, donc on la trouve et on saura ce que c’est ! » expliqua Fred à son compagnon d’infortune, sans se départir de son large sourire. A l’autre bout du même couloir, Daphné Ron et Vera spéculaient sur qui était l’auteur de ce bazar infernal tout en marchant. Chacun obnubilé par ses recherches, aucun d’entre eux ne se rendit compte qu’ils s’étaient trouvés avant de violement se rentrer dedans.

  • VERA ! VERA TU ES LA ! Cria Scoubi, fou de joie.
  • Ron ! Tu vas bien ? Demanda Harry
  • Hermione n’est pas avec toi ? Lui répondit son ami.
  • Non, elle devait s’occuper des vaches enragées et je ne sais pas si elle a réussi.
  • Les vache zombiiiies ! Rectifia Sammy.
  • Hé là tout le monde, on s’est retrouvés et c’est génial mais nous devons nous dépêcher de résoudre ce mystère si on veut rentrer chez nous et quitter ce château de malheur ! Intervint Vera, pragmatique et autoritaire.
  • Vera a raison les amis, poursuivi Fred en serrant le poing et en fixant son regard vers l’infini, quelqu’un veut nous faire tourner en bourrique et ne souhaite pas notre retour à Crystal Cove !! Nous allons le piéger, pour retourner vers notre ville chérie, j’en fais une affaire personnelle !
  • Ooh Freeed, c’est si héroïque ! Gloussa Daphné.

Au pas de course, les adolescents descendirent les étages et tombèrent nez à nez avec Hermione, qui venait de se débarrasser d’un groupe de lutins de Cornouaille plutôt virulents. Lassée de toutes ces apparitions de créatures magiques ou non, venant de son monde ou non, la jeune sorcière suggéra à Vera de la rejoindre dans le bureau de Dumbledore pour établir un plan d’action. La petite troupe se dirigea donc vers le bureau du directeur et Fred sorti de sa poche le sachet contenant la substance gluante. Après divers examens, Vera pu déduire que cette substance provenait sans aucun doute du vortex dans lequel ils avaient été aspirés : « Là vous voyez, même couleur, même odeur, même consistance ! Ce vortex a laissé des traces, j’en étais sûre ! Hermione, peux-tu me donner le bout de tissu que tu as arraché à ton agresseur hier ? Merci, si je compare, mais oui ! Regardez, la même substance ! Il semblerait que notre agresseur soit aussi l’instigateur de toutes les choses bizarres qui se passent ici les amis, je sens que l’on touche au but ! ».

Une heure plus tard, le groupe d’adolescents avait mis sur pied un plan pour attraper le mystérieux malfaiteur. En partant de ce qu’ils savaient de lui, mince, taille moyenne et qui court vite, probablement un sorcier selon Hermione, masqué et résolu à garder le Scoubi-gang loin de Crystal Cove, Fred prépara un piège sur mesure.

Loin de se douter que la petite équipe l’attendait, le sorcier masqué entra dans le château. Il était contrarié de constater qu’il était toujours debout, ces maudites bêtes zombifiées étaient censée le détruire, tout comme les plantes carnivores dérobées au musée de l’étrange par son complice. Celui-là même qui lui avait assuré que ces organismes génétiquement modifiés étaient capable de résister à tout. Intérieurement, le mystérieux sorcier enrageait. Foutues plantes. Foutues vaches. Instinctivement, il se dirigea vers la salle commune de la maison Serpentard et une fois devant la cheminée, la lourde porte se referma, Vera avait fait sa part. Surpris, il se retourna et tomba de tout son long sur le tapis, quatre mains l’avait agrippé aux chevilles pour le faire basculer, Ron et Sammy étaient assez fiers d’eux. Vivement, le sorcier se releva et pointa sa baguette sur le vide, menaçant, il appelait les membres du Scoubi-gang : « Je sais que vous êtes là ! Sortez de votre cachette ou bien je vous ferez atrocement souffrir ! ». Soudain, de hautes flammes vertes jaillirent en cercle autour de lui, il pivota et brandit sa baguette à nouveau : « Sortez de votre trou bande de rats ! Vous ne pouvez rien contre nous ! Et vous, oui vous trois ! Vous vous alliez avec ces moldus, ça me fait vomir ! ». Les flammes crépitaient toujours et le sorcier masqué se sentait de plus en plus fatigué, l’espace d’une seconde, il vacilla et c’est à cet instant que Fred commanda à Daphné de sauter. Sans peur, la jolie rousse sauta de la rambarde où elle se trouvait et rebondit sur la toile tendue par Scoubi Doo et Harry pour atterrir telle une plume dans le cercle de flammes. Sans attendre, elle empoigna le sorcier et enchaina les prises de karaté, une fois mis à terre, les flammes s’éteignirent et Daphné se retira. Pour finir, Fred l’enroula dans un filet et Hermione brisa son masque à l’aide d’un sort. Vera accouru après avoir rouvert la porte des Serpentards, Ron et Sammy sortirent de la fausse cheminée bricolée au préalable et placée devant la vraie pour rejoindre leurs amis. Harry et Scoubi plièrent la toile tendue et se tapèrent dans la main/patte avant de rejoindre les autres eux aussi. Tout le monde était réuni autour du mystérieux sorcier et Harry, sans ménagement, enleva les mains de son adversaire qui cachaient son visage. Vera lanca : « Voyons maintenant qui était ce malfaiteur ! ». Surpris, les adolescents crièrent en chœur :

  • Drago Malefoy ??!!!
  • Je le savais ! Dit Hermione.
  • Ah bon ? Demanda Sammy, dubitatif.
  • C’est simple Sammy, répondit Hermione, lorsque je l’ai frôlé hier, j’ai eu la nette impression que je le connaissais déjà. C’est tout à fait son style de nuire aux autres sans se montrer, il envoie toujours les autres à sa place ! Et puis surtout, j’ai reconnu sa baguette lorsqu’il l’a brandie, tout à l’heure.
  • Mais ce que nous voulons savoir, c’est pourquoi il nous a envoyé ici, dit Daphné.
  • Très juste Daphné ! En fait, expliqua Vera, il a un complice dans notre monde qui a tout intérêt à ce que nous ne soyons pas à Crystal Cove en ce Selon moi, ils savaient très bien que l’on résoudrait ce mystère, ils ne veulent pas nous garder ici pour toujours, ils avaient seulement besoin de nous éloigner quelques jours ! Pour ce faire, ils ont allié magie et technologie grâce à ceci !

Vera leur montra la substance gluante trouvée par Fred, et leur expliqua qu’il s’agissait d’un polymère colmatant pour étang. Son aspect gluant, comme liquéfié, était caractéristique selon elle. A l’intérieur de ce polymère elle avait retrouvé des ingrédients bizarres qu’Hermione avait identifiés, ensembles, elles trouvèrent une formule associée à ces ingrédients qui permet de voyager dans le temps et l’espace.

  • C’est comme ça que Drago a ouvert le vortex ! Compris Harry.
  • Exactement, confirma Vera, un subtil mélange de notre monde et du votre !
  • Dingue ! Dit Ron, ébahi.
  • Woouuaaah alors ça, fallait y penser hein Scoub ! Lança Sammy, mais qui c’est alors son complice ?
  • Je sais pas Sammy, répondit Scoubi Doo.
  • Enfin voyons les amis c’est évident ! Dit Vera.
  • Qui veut détruire Crystal Cove et nous réduire en bouillie ? Indiqua Fred.
  • Qui est notre plus grand ennemi ? Ajouta Daphné.
  • LE PROFESSEUR PERICLES !! Dirent-ils d’une seule voix.

Quelques heures plus tard et après de longs adieux, Harry, Ron et Hermione saluèrent une dernière fois leurs nouveaux amis venus de Crystal Cove avant de reculer pour sortir du cercle d’invocation. Fred, Daphné, Vera et Sammy, regroupés autour de Scoubi Doo dans la Mystery Machine, les saluèrent également et après qu’Hermione ai prononcé la formule magique, ils disparurent dans le vortex crée sous leurs pieds. Tout ce que les jeunes sorciers entendirent avant qu’il ne se referme est un joyeux et vibrant: « Scoubidoubidouuuuuu ! ».

 

Angélique Leydier

(c)2017 A.Leydier