S’auto-éditer sans budget n°3 : les images

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S’auto-éditer sans budget n°3 : les images

 

Bonjour les amis! Comme prévu, je reviens pour vous parler de l’auto-édition low-cost, dans ce troisième article^^ S’il y a un domaine qui peut vite couter cher, c’est bien celui des images. En effet, elles sont indispensables, ne serait-ce que pour votre couverture. Et qui dit images, dit logiciels de retouches d’images, pour les manipuler à sa guise… Aujourd’hui, je me penche donc dessus…

S’auto-éditer sans budget, c’est possible!

S’auto-éditer sans budget n°2 : les conseils d’écriture

 

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1- Les contraintes liées aux images

Pour commencer, il faut bien avoir en tête que vous ne pouvez pas faire n’importe quoi avec n’importe quelle image. Pour votre projet ; que ce soit une couverture, un header de blog ou des visuels de communication, il vous faut impérativement des images libres de droits. Ou bien des images qui vous appartiennent totalement. Il faut également présenter de la qualité et notamment pour un blog, disposer d’une banque d’images conséquente.

Les images libres de droits sont des images de tous types, qui sont laissées libres par leur propriétaire. C’est à dire que vous pouvez les prendre et vous en servir comme bon vous semble, à but commercial ou non. Faites attention à ce que cela soit précisé, car tout ce que vous trouvez sur le net n’est pas libre, justement.

 

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2- Trouver de bonnes images

Maintenant  que vous connaissez les contraintes liées aux photos, il faut aller les chercher! Parmi les millions d’images visibles sur le net, comment trouver ce qu’il vous faut? Il existe des banques d’images, très fournies, avec de nombreux thèmes comme shutterstock et stocklib , mais elles sont payantes. Sous forme de forfaits, vous payez une somme qui vous donne le droit de télécharger un nombre d’images défini tous les mois. C’est une solution que je trouve chère, comptez 30 euros pour 10 photos sur Shutterstock, et 20 euros pour 20 photos sur stocklib.

Je vous recommande plutôt Pixabay , une banque d’images également, à la différence que tout est gratuit! Des centaines de milliers d’images de tous types sont disponibles dans de nombreux thèmes, et surtout, elle sont toutes complètement libres de droits. Pixabay est moins fourni que ses ainés, mais il comporte suffisamment d’images pour que vous puissiez y trouver la bonne^^

Un autre avantage qu’il partage avec les autres, c’est la qualité des images proposées. En effet, les photos sont toutes de bonne qualité! Alors n’hésitez pas 🙂

Vous pouvez peu-être avoir besoin de renders selon ce que vous voulez faire. Les renders sont des images dont le fond est déjà découpé, invisible. On peut évidemment le faire soi-même mais selon le logiciel que l’on a ça peut être édifiant, et peu concluant. Le site Renders-Graphiques propose des milliers d’images en render gratuites et libres de droits.

 

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3- Travailler les images

Une fois que vous aurez trouvé l’image qu’il vous faut, pour votre couverture admettons, vous allez devoir la travailler. Pour ce faire, il vous faut un logiciel de retouches d’images. Il se peut que vous possédiez la suite Adobe, qui comporte le fameux Photoshop ou Illustrator , et dans ce cas, vous avez ce qu’il y a de mieux. Ces logiciels sont aboutis, professionnels et combleront tous vos désirs. Néanmoins, si vous ne les possédez pas, sachez qu’ils sont payant, et plutôt chers, quoique des abonnements existent aujourd’hui. Cela les rend abordables (24 euros/mois pour Photoshop) en effet mais, ils restent chers dans le fond donc c’est à vous de voir.

En revanche, il existe aussi des logiciels de retouches d’images gratuits! Le meilleur d’entre eux reste sans conteste Gimp , complet, doté de nombreuses extensions et d’un guide en français. Il n’est pas très intuitif et demande un peu de formation. Cela dit, en plus du guide, vous trouverez facilement d’excellents tutoriels sur internet.

Autrement, vous pouvez opter pour des logiciels comme Paint.netPhoto pos pro ou Photoscape . Ce sont des couteaux suisses, certains plutôt complets et souvent plus intuitifs que Gimp.

Sur internet, plusieurs sites vous proposent d’éditer des images ou des photos en ligne, gratuitement et simplement 🙂

Dans tous les cas, veillez à ce que vos images soient bien travaillées, prenez le temps et testez plusieurs outils.


Cet article est terminé, j’espère qu’il vous a plu, intéressé 🙂 N’hésitez pas à régir en commentaire, c’est toujours une joie sincère de vous répondre. Je vous dit à très bientôt, avec un nouvel article sur wordpress^^

D’ici le 21 mars, vous pouvez toujours découvrir le résumé de « Histoire de Tom », 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 


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A bientôt

Angie

S’auto-éditer sans budget, c’est possible!

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S’auto-éditer sans budget, c’est possible!

 

Bonjour les amis! J’espère que tout va bien pour vous^^ Aujourd’hui, je voulais parler auto-édition avec vous! En effet, publier son roman est une chose très excitante, mais également difficile, car en tant qu’auto-édité, on doit savoir tout faire! Bien sûr, moult services existent sur plein de plateformes dédiées à l’auto-édition pour vous aider dans votre projet, mais ils sont payant, et parfois très chers! Cela peut décourager, mais rassurez-vous, il n’est pas nécessaire d’être riche pour s’auto-éditer!

 

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1- Pour économiser, soyez multitâches!

Dans cet article, je ne vais pas vous parler en détail des offres payantes proposées par les plateformes dédiées à l’auto-édition, telles que Bookelis ou Iggybook , qui sont très complètes mais onéreuses. Ces offres regroupent sous forme de packs, tout ce qu’un auteur indépendant doit faire pour réaliser et promouvoir son livre. Ce sont des solutions clés en main, à condition de disposer d’un budget confortable. A titre d’exemple, sachez qu’en moyenne, faire réaliser la couverture de son livre coute 150 euros… ça fait réfléchir…

Quand on a pas, ou peu de budget, il faut tout faire soi-même. Il n’y a pas de secret, pour économiser, vous devez être multitâches! L’une de vos principales qualités devra être l’organisation, pour avancer vite et bien, sans rien oublier. Et la patience, car ce que vous ne dépenserez pas en euros, vous allez le dépenser en heures^^ Faire soi-même implique de prendre plus de temps pour tout, étant donné que ce n’est pas votre métier!

L’auteur indépendant au budget limité est donc à la fois auteur, graphiste, relecteur, correcteur, communicant… Il porte plusieurs casquettes! Plus vous vous débrouillez seul, plus vous économisez 🙂

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2- L’équipement low-cost de l’auteur indé

L’essentiel de l’équipement de l’auteur indépendant se trouve dans son ordinateur. Je recommande un ordinateur personnel, qui ne sera pas sans cesse visité et où vous avez vos habitudes, tant dans vos dossiers que sur votre navigateur internet. Vous disposez d’ores et déjà d’internet à titre personnel, il ne vous coutera donc rien dans votre activité^^

Pour l’écriture, un logiciel de base tel que Word est amplement suffisant. Certes, on pourra vous parler d’autres logiciels, gratuits ou non, certains offrant de nombreuses possibilités notamment pour transformer des fichiers, mais Word est très complet lui aussi. Simple d’utilisation, des tonnes de tutos existent pour apprendre à le manier et à en tirer le meilleur, mais surtout, vous le possédez déjà sur votre ordinateur! Il s’agit donc d’une solution « gratuite » pour vous.

Pour bien faire, il faudrait posséder un correcteur comme Le Robert-Correcteur , mais évidemment, les meilleurs correcteurs sont payant, et plutôt chers ( une centaine d’euros). Je vous conseille donc de vous munir d’un dictionnaire, physique ou en ligne, et d’être très attentifs à vos fautes! Prenez le temps, relisez-vous plusieurs fois et traquez vos fautes avec sérieux, encore une fois, ce qui ne vous coute pas d’argent vous coute du temps et de la rigueur! Sur internet, de nombreux sites peuvent vous aider, pour zéro euros, pour la grammaire et la conjugaison.

Vous n’êtes pas graphiste, mais vous allez devoir créer votre couverture entièrement, ainsi que vos visuels. Pour ce faire, vous devez vous munir d’un logiciel de retouches d’images. Peut-être, à titre personnel, possédez-vous la suite Abode, auquel cas vous disposez de Photoshop ou Illustrator , et vous avez déjà ce qu’il y a de mieux. Si ce n’est pas le cas, préférez un logiciel gratuit tel que Gimp , qui n’est pas aussi complet et professionnel, mais qui convient, c’est ce que j’utilise. Là aussi, une multitude de tutos gratuits existent pour tout vous apprendre sur la manipulation de ces logiciels.

Pour la mise en page de votre roman, une fois encore, Word est suffisant et permet de tout faire. Cela dit, cette tâche est plus compliquée qu’elle n’en a l’air, aussi, je vous recommande de lire les conseils de Bookelis , très clairs et d’une aide précieuse. Chez eux, vous pouvez notamment récupérer gratuitement des gabarits de mise en page à utiliser avec Word, pour les formats numérique et papier, car des différences existent entre les deux.

Pour changer de format, et notamment pour obtenir un pdf, il vous faut PDF Creator , un logiciel gratuit, qui vous permet d’enregistrer votre document (quel qu’il soit) en pdf. Aujourd’hui, pour passer à d’autres formats numériques, sachez que les plateformes dédiées à l’auto-édition s’en chargent elles-même. Si vous souhaitez le faire vous même, il existe PDF Mate qui transforme n’importe quel pdf en format epub et qui est gratuit lui aussi.

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3- Les réseaux sociaux

Encore une casquette pour l’auteur indépendant ; il doit communiquer! Cela veut dire que vous devez être présent sur les réseaux sociaux, et savoir les utiliser au mieux. Les principaux réseaux où vous devez vous montrer sont : FacebookTwitterLinkedInGoogle+ ou encore Pinterest et Instagram . Ils ne sont pas tous aussi intuitifs les uns que les autres, mais ils sont tous gratuits, et c’est une bonne chose d’y être.

Bien sûr, autant de profils à gérer, ça fait beaucoup! C’est pour cela qu’ils existe différentes applications qui proposent de vous aider à vous organiser. En effet, pour être présent, il faut poster très régulièrement, tous les jours si possible. Pour bien faire, il faut poster du contenu de qualité, susceptible d’intéresser votre communauté. Je vous conseille l’application Crowdfire , qui permet de gérer ses publications sur l’ensemble de ses réseaux sociaux et ce, en même temps et gratuitement!

Les réseaux sociaux offrent plusieurs avantages. Il est certes possible de parler de soi, se montrer, mais on peut faire bien plus! Votre but en tant qu’auteur sera de créer une communauté de gens qui vous suivent, qui s’intéressent à ce que vous faites. Mais ce n’est pas terminé, ces réseaux peuvent aussi vous faire rencontrer des personnes qui partagent vos centres d’intérêts, d’autres auteurs comme vous, des blogueurs etc. Des amitiés peuvent naitre de ces rencontres. Des opportunités professionnelles voient aussi le jour selon les relations que l’on entretien. C’est aussi là que vous trouverez vos bêta-lecteurs, et d’autres personnes susceptibles de vous donner un coup de main, sans demander d’argent^^

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4- Un blog? C’est possible!

Vous désirez être un peu plus visible, et surtout avoir plus d’espace pour partager votre univers? Il vous faut un blog! Quelque chose de simple suffira amplement pour commencer. Le but est de présenter votre travail, de parler de vous et de publier des articles pouvant attirer des lecteurs. Pour cela, pas besoin d’un site ultra sophistiqué crée par un tiers et qui coute cher ; de la clarté et du bon gout serviront vos intérêts tout aussi bien!

Pour créer votre blog gratuitement, vous avez plusieurs choix : Blogger , très répandu mais aussi e-monsite ou Wix . Ces sites vous permettent de créer un blog facilement sans débourser un centime, avec une personnalisation possible et plus ou moins libre et complète selon le site.

Je n’ai pas choisi cette option, car je la trouvais tout de même trop limitée. Pour la création de mon blog, j’ai fais le choix de payer un peu, pour une fois! Je me suis tournée vers WordPress , solution la plus répandue pour créer des sites internet. En lui-même, il est gratuit, mais il faut payer l’hébergement, le nom de domaine etc. Comme beaucoup de gens, j’ai choisi OVH , qui permet tout ça pour une cinquantaine d’euros par an. Une solution optimale, pour peu d’argent.

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5- Faire imprimer ses livres

Dernière étape avant la publication de votre roman : trouver où le faire imprimer. Pour les auteurs confirmés ou ceux ayant un budget confortable, il est possible de recourir aux services d’un imprimeur classique. La meilleure solution, la plus rentable à vrai dire… Mais il faut pouvoir faire l’avance! Si vous ne pouvez pas débourser plusieurs centaines d’euros pour imprimer vos livres puis les vendre, oubliez l’imprimeur.

L’impression à la demande règle ce problème. Moins rentable, cette solution ne vous coute rien sur le moment et vous permet de publier votre roman. Vos lecteurs passent commande, et reçoivent leur exemplaire chez eux, c’est simple et efficace. Vous percevrez des royalties sur chaque vente, la part qui revient à votre prestataire est déjà prélevée. Lorsque l’on commence, que l’on veut payer le moins possible et qu’on ne veut pas de stock, l’impression à la demande est le meilleur compromis.

Là aussi, divers plateformes proposent ce service, je vous parlais plus haut de Bookelis et IggyBook, mais sachez que pour l’impression à la demande, de nombreux autres sites existent. Pour n’en citer que quelques-uns ; AmazonCreatespace ou encore Lulu.com .


Voilà, je pense que vous avez là de quoi réfléchir à votre projet si vous êtes novice en matière d’auto-édition. Les outils et solutions que je présente sont gratuits ou peu onéreux, ils ne sont pas forcément optimaux ou professionnels, mais permettent de donner le change. Pour commencer, cela suffira, ensuite, si vos ventes vous apportent un budget, vous pourrez envisager de passer à des solutions prémiums, payantes mais plus abouties.

Pour finir, j’ai envie de vous répéter qu’en auto-édition, tout ce qui n’est pas dépensé en euros le sera en temps. Si vous ne savez pas faire quelque chose, lisez, documentez-vous, regardez des tutoriels sur le net et entrainez-vous. Vous verrez qu’il est tout à fait possible de s’auto-éditer de manière correcte, sans budget!


J’espère que cet article (un peu long j’avoue) vous a plu! J’espère qu’il pourra apporter quelque chose à quelqu’un, un jeune auteur fauché par exemple, qui débute et ne sait pas quoi faire^^ Je reviendrai parler d’auto-édition, dans plusieurs articles plus courts, avec un thème précis.

En attendant, je vous propose de découvrir la date de sortie et le résumé de mon roman « Histoire de Tom » , qui sera publié le 21 mars sur Amazon et Bookelis!


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A bientôt

Angie

 

J’ai lu: Maintenant et à jamais, d’Audrey Martinez

J’ai lu: Maintenant et à jamais, d’Audrey Martinez

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je souhaite partager avec vous ma dernière lecture. Il s’agit du premier roman de l’auteure indépendante Audrey Martinez, publié et disponible depuis le 14 Juillet 2017. La jeune Niçoise y raconte l’histoire d’Emma et Ian, deux jeunes amoureux qui devront mener différents combats. Voici ma chronique!

 

Une histoire touchante

 

Audrey Martinez signe ici son premier roman, en auto-édition. Elle a choisi d’aborder des thèmes terribles, qui rendent l’histoire de ses personnages touchante. Ses personnages principaux, Emma et Ian, fous amoureux l’un de l’autre, vont prendre la vie de plein fouet dans le visage et devront l’affronter. Ils auront chacun une façon différente de le faire cependant. Je vous propose de lire directement le résumé.

Pendant plusieurs années, le lecteur va suivre Emma et Ian, leurs choix, leurs réactions, leurs décisions ainsi que toutes les conséquences. L’auteure décrit la manière dont Emma se relève de l’attentat terroriste dont elle a été témoin, avec les drames que cette attaque comporte. Alors qu’elle s’éloigne de son amour, Ian, afin qu’il reprenne sa liberté, Emma ignore encore ce qui l’attend en prenant cette décision.

Les tourments émotionnels et sentimentaux des personnages principaux bénéficient d’un cadre terrible, où le drame n’est jamais très loin. Comment Emma et Ian auraient-ils pu prévoir ce qu’il résulterait d’une seule décision? Sans doute trop jeunes pour y penser, ils vont en faire l’expérience.

Ce couple d’amoureux est touchant, et l’on a de l’empathie pour leurs existences. C’est une histoire très émouvante!

La couverture!

 

 

Des thèmes bouleversants

 

Dans « Maintenant et à jamais », Audrey Martinez met en scène des adolescents âgés de 17-18 ans au début de l’histoire. Comme je l’ai déjà dis plus haut, ils sont éperdument amoureux l’un de l’autre, malgré leur jeune âge. Ils se sentent liés par quelque chose de très fort, d’indestructible, et leurs familles forment un cocon protecteur autour d’eux. L’importance des liens familiaux est le premier thème mis en avant dans le roman.

Ensuite, Emma et Ian sont témoins d’un attentat terroriste, un 14 juillet, lors du feu d’artifice de Nice. Parmi les drames que cette catastrophe comporte, un drame en particulier va venir brutalement changer la vie d’Emma. Je vous laisse lire pour savoir de quoi il s’agit. Bien que traité avec beaucoup de pudeur, et une certaine retenue je trouve, cet attentat, inspiré on le sait, de faits réels, laisse entrevoir toute l’horreur de la scène. Il manque pour moi un petit quelque chose pour rendre ce passage immersif, mais il n’en reste pas moins terrible. En plein cœur de l’actualité, il nous rappelle que ce genre d’horreur peut se produire n’importe quand et n’importe où.

Dans « Maintenant et à jamais », Audrey se penche sur une autre cause: les violences conjugales. Un thème pilier de l’histoire, que l’on sent très important pour l’auteure. Comment elle surviennent, pourquoi? Comment peut-on s’en sortir? Qu’arrive-t-il si on ne réagit pas? Toutes ces questions sont évoquées, au fil des pages, avec des réponses. Parce que c’est un combat important, urgent, et qui ne devrait pas exister, ce thème est sans doute le plus touchant du roman. Celui qui m’a le plus touchée toujours est-il.

L’amour, pour finir, est également un thème pilier de « Maintenant et à jamais ». L’amour qui transcende, qui n’a pas de limites et qui lie éternellement deux êtres. Un amour à la Roméo et Juliette, clairement. Emma et Ian ne forment pas un couple comme les autres…

 

Pourquoi

Ce que j’en ai pensé!

 

« Maintenant et à jamais » est un premier roman. Il comporte des faiblesses (je sais de quoi je parle avec le mien) mais aussi beaucoup de potentiel. C’est une lecture que j’ai appréciée, avec un thème, celui de la violence conjugale, qui est très important à mes yeux et une histoire attachante. Il n’y a qu’à lire les commentaires sur AMAZON, qui s’accumulent et donnent envie de lire! Je pense que cela a du demander beaucoup à Audrey d’écrire cette histoire, et que ce roman compte énormément pour elle. Une histoire touchante, et un premier roman qui donne envie de suivre l’évolution de son auteure^^


Audrey Martinez prépare un second roman, et à notamment écrit une nouvelle intitulée « Nice je t’aime », disponible sur Amazon. Vous pouvez la suivre sur son site internet mais aussi sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook! Ne tardez pas à aller la découvrir^^

J’espère que ma chronique vous a plus, qu’elle vous donne envie de découvrir ce roman et son auteure^^ Je vous dis à bientôt pour un nouvel article, et pour le résumé d’Histoire de Tom 😉


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A bientôt

Angie

 

Pourquoi réécrire mon roman?

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Pourquoi réécrire mon roman?

 

Bonjour les amis! Tout d’abord laissez-moi vous dire que je suis bien contente de vous retrouver! Je suis restée trop longtemps sans écrire d’article^^ Je reviens donc vers vous, comme promis, afin de vous parler plus en détail de ma décision de réécrire mon premier roman. J’en profite aussi pour vous le présenter, ce futur premier roman version 2^^

Vous connaissez déjà la couverture et le titre, si vous avez lu mon dernier article (ICI), sinon les revoici:

Pourquoi une réécriture s’imposait pour mon roman?

 

J’ai pris la décision de tout changer autour de mon premier roman, afin de laisser une chance à l’histoire. La première édition ne me satisfaisait pas du tout et n’attirait pas les lecteurs. Pourtant, l’histoire plaisait, une fois lue, mais voilà, encore fallait-il avoir envie de la lire! Visuellement, il était nécessaire de concevoir une nouvelle couverture! Et selon moi, il était tout aussi nécessaire de changer de titre, car l’ancien pouvait induire en erreur les lecteurs.

J’ai donc choisis un titre qui reflète mieux l’histoire de mon roman. Cela fut très difficile! J’ai finalement opté pour « Histoire de Tom », après des semaines de réflexion! Ce nouveau titre cadre bien avec mon ressenti sur cette histoire, et avec le roman lui-même.

Histoire de Tom?

 

« Histoire de Tom » met en scène deux personnages principaux, Thomas et Sabine. Ils sont mariés et c’est leur parcours que l’on suit dans mon roman. Cela dit, même si tout au long du récit on peut suivre les deux, j’ai choisis de traiter Tom différemment. Bien sûr, pour savoir pourquoi il s’agit de son histoire, et non celle de Sabine, il faut lire le livre^^

En outre, « Histoire de Tom » est un titre à la fois plus évocateur, et plus énigmatique. Beaucoup de choses, de thèmes, peuvent se dissimuler derrière ce titre, et la couverture indique que ce n’est pas forcément très joli. Et même s’il s’agit de l’histoire d’un couple, ce n’est pas du tout une romance. La nouvelle apparence de mon roman n’induit plus en erreur les éventuels lecteurs^^

Enfin, et ce n’est pas négligeable, « Histoire de Tom » est un titre qui me plait, et que je n’ai pas peur de prononcer, je suis à l’aise avec lui. Ce qui n’était pas le cas avec l’ancien.

 

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Laisser toutes ses chances à l’histoire

 

Je me suis toujours dit que j’aimais l’histoire que j’avais écrit. J’aime comment elle se termine et ce qu’elle raconte. Par contre, il s’agissait d’un vieux texte, finalement, qui méritait un gros travail, et une nouvelle approche. Avant de passer à autre chose, je devais d’abord laisser une vraie chance à ce roman. Je ne pouvais pas le laisser comme ça!

J’ai donc entamé une réécriture totale! Mais alors totale de chez totale! Si le fond n’a pas changé, car c’est justement ce que je voulais sauvegarder, la forme n’est plus du tout la même. Outre le fait que l’écriture a changé, en bien je l’espère, mais les lecteurs sont seuls juges en la matière, beaucoup d’autres choses se sont vues modifiées. J’ai fait déménagé tout le monde dans un lieu que je connais bien, pour commencer. L’histoire se déroule désormais à Valence, dans ma ville, un lieu que je peux raconter en toute sérénité, sans rien inventer, sans que cela paraisse faux. Je suis, vous le comprendrez, bien plus à l’aise chez moi! Et puis j’avais envie de mettre Valence en avant, un petit peu, car bon, j’aime ma ville^^ De plus, elle possède quelques attributs dont je me suis servi afin de donner plus de corps à mon histoire.

Dans la série des changements, certains noms et prénoms ont été remplacés, et des personnages anecdotiques ont prit un peu plus d’importance et de présence, tels les parents de Tom et Sabine. J’ai aussi accordé plus de soin et donc incorporé plus de détails dans les parcours professionnels respectifs de Tom et Sabine. En effet, pas mal de choses en découlent, il fallait donc prendre un peu plus de temps à ce sujet.

Pour finir, je me suis rapprochée de mes personnages, de leurs émotions et de leurs sentiments. Dans cette nouvelle version, le lecteur va apprendre à connaitre Sabine et Tom ainsi que leur famille, avant de les suivre dans leurs tourments. C’était déjà le cas si on veut, mais là maintenant c’est plus complet, on les connait bien mieux.  Mes personnages principaux sont plus épais, plus vrais, et ils sont plantés dans un décor que je maitrise.

J’espère ainsi donner toutes ses chances à « Histoire de Tom »…

 

Pourquoi

De quoi parlera « Histoire de Tom » ?

 

Dans cet article, j’avais envie de vous présenter un peu « Histoire de Tom », sans trop en dire, il va de soi^^ Pour commencer, et comme je l’ai dit plus haut, Thomas et Sabine sont un couple marié. Ensembles, ils ont deux enfants prénommés Alicia et Stan. Tous les quatre vivent dans une maison qu’ils tiennent d’un héritage et qu’ils ont retapé, dans la ville de Valence. Les premiers chapitres de l’histoire sont consacrés à cette famille, et certains de leurs moment heureux. Je l’ai voulu ainsi, afin de créer une longue mais solide situation initiale. Cela me semblait important pour apprendre à connaitre Tom et Sabine et s’y attacher, d’une part. D’autres part, ce début est important pour la suite, et surtout la  dernière partie de l’histoire…

Puis un drame se produit, Sabine perd sa jeune sœur dans un accident de la route. La jeune femme devra se battre contre une dépression qui s’est emparée d’elle, elle devra également faire son deuil. A ses côtés, Tom est là pour l’aider, la soutenir et veiller sur la famille. Leur couple sera, pour la première fois depuis la naissance des enfants, mis à l’épreuve.

La seconde partie du roman s’attache plus à Tom, et aussi aux parcours professionnels du couple. Ils ne travaillent pas ensemble et prennent donc des chemins différents. Des chemins qui pourraient les éloigner l’un de l’autre? Ici, les individus seront plus mis en avant par rapport au « couple », car il s’agit bien de deux personnes et pas d’une entité à deux têtes^^

La dernière partie du roman est axée sur Tom, mais je ne vous en dirais rien, il faudra lire pour savoir ce qu’ils se passe!

« Histoire de Tom » est un roman psychologique, basé sur les émotions et sentiments des personnages. Leur évolution intérieure est plus importantes que les actions. c’est une plongée dans la vie et surtout dans la tête de Tom et Sabine que je vous propose. Je reviendrais vous parler plus particulièrement des thèmes que j’aborde, dans un autre article!


Voilà c’est terminé, j’espère vous avoir donné plus d’informations sur « Histoire de Tom », sachant que je n’ai pas encore terminé l’écriture^^ J’aimerais consacrer plus de temps à mon roman mais j’ai des obligations personnelles qui passent souvent avant! Néanmoins j’avance et un jour ou l’autre j’aurais fini et pourrais enfin le publier!

En attendant, je vous dit à bientôt pour un nouvel article!


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A bientôt

Angie

 

Découvrez le titre et la couverture de mon roman!

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Découvrez le titre et la couverture de mon roman!

Bonjour les amis! Aujourd’hui je suis très heureuse de partager avec vous la toute première « news » au sujet de la réédition de mon roman! Je vous en ai parlé ICI , et je voulais faire un petit point avec vous sur mon travail. Vous pouvez donc découvrir dès maintenant le nouveau visage de mon roman, pour une deuxième vie! Cap sur la couverture, et le titre! 

 

Un choix difficile

Choisir son titre et sa couverture, comment vous dire, c’est extrêmement dur! Tout auteur y est pourtant confronté à un moment ou à un autre. Certains ont l’idée tout de suite, du moins pour le titre. D’autres, comme moi, font preuve d’un vide intersidéral en matière d’imagination. Le choix du nouveau titre de mon roman a donc été compliqué! J’ai finalement prit ma décision, après en avoir parlé à quelques personnes. Ce nouveau titre reflète mieux l’histoire, et n’induit plus les lecteurs en erreur (cf; ancien titre).

En ce qui concerne la couverture, ça a été encore plus long. Je savais que je voulais du noir et une ambiance sombre, qui interroge les lecteurs. Je voulais aussi un style épuré, suite à ma première couverture qui ne me plaisais pas. Donc, il fallait faire simple, et noir. Mais que faire pour se démarquer? Apporter une touche de personnalisation, une identification de mon roman? Avec l’aide d’ Anaïs W. , que je remercie encore, j’ai finalement mis au point une couverture équilibrée, sobre et sombre. Je pense qu’ainsi, les futurs lecteurs auront un meilleur aperçu de l’histoire.

Voici la nouvelle couverture, et le nouveau titre de mon roman:

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« Histoire de Tom », est donc le nouveau titre de mon roman. J’ai choisis de mettre en avant mon personnage principal, Tom. En effet, peu importe les situations du roman, Tom est présent, actif ou passif, voire simplement évoqué. Je ne peux pas vous en dire plus sur les raisons de ce titre sans dévoiler toute l’histoire, je m’arrête donc là mais sachez qu’il y en a d’autres 🙂

La couverture,  voilà, est vraiment noire ce coup-ci! Clairement, c’est ce que je voulais, sans l’avoir osé au départ! Je me suis écoutée pleinement pour cette réédition, et le fond noir s’est imposé de lui-même. Mon nom est en bas et en petit, car il n’est pas si important, alors j’ai donné la priorité au titre, qui lui, doit se voir. Le sang, pour finir, afin de donner une légère information au lecteur, comme une direction, si on veut. Une façon aussi d’attirer le regard!

 

Et après?

 

Après? Il sera temps de vous dévoiler le résumé d’ « Histoire de Tom », sur lequel je travaille désormais, en parallèle de la réécriture. Je souhaite que ce résumé informe correctement les éventuels lecteurs, et qu’il donne le ton du livre. C’est, là encore, une tâche ardue qui m’attend! Au niveau de la réécriture justement, j’écris en ce moment le chapitre 15 ! 🙂 Je vous tiendrais au courant de mon avancée, ici ou sur les réseaux sociaux^^

C’est terminé pour aujourd’hui, que pensez-vous de cette nouvelle couverture? N’hésitez pas à me répondre en commentaire, c’est toujours un plaisir de vous lire! 🙂 Je vous dis à bientôt pour un nouvel article!


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A bientôt

Angie

Nouveau texte gratuit à découvrir!

gratuit

Nouveau texte gratuit à découvrir!

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui, je partage avec vous un nouveau texte gratuit! Il s’agit d’un prologue relativement court, qui « présente » quelque peu le roman à venir. Le titre d’écriture, titre provisoire donc, est « La dernière bibliothèque », mais vous l’aurez compris, il n’est pas du tout certain que cette appellation reste à terme^^ Ce texte était disponible uniquement sur Scribay jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu l’occasion de le retravailler et j’avais envie de l’ajouter au site.

« La dernière bibliothèque », sera un roman difficile à classer pour moi, qui ne suis pas forcément fan des catégories, où tout semble un peu fermé. Pour vous donner tout de même un ordre d’idée, l’histoire se déroulera au 24e siècle, longtemps après une catastrophe qui changea à tout jamais la face du monde. Je ne suis donc pas franchement dans un monde « post-apocalyptique », mais plutôt dans celui d’après, quand la vie est revenue, ainsi que les civilisations, les codes, les croyances etc. Je mets en avant deux héros principaux dans cette histoire, Maco et Palome. Je vous laisse les découvrir dans le prologue suivant…

Ce texte est disponible à tout moment dans la galerie des textes gratuits.

A bientôt!


PROLOGUE: LA DERNIÈRE BIBLIOTHÈQUE

 

Au 24e siècle, l’Europe a oublié depuis longtemps l’origine du cataclysme qui a englouti la moitié du monde sous les eaux. La folie des humains, et d’un homme en particulier, qui, grâce à une technologie très avancée, fut capable de contrôler la nature. Il avait décidé de favoriser certains pays de son choix, en détruisant les autres.

De nombreuses catastrophes naturelles s’abattirent alors sur le monde, des semaines durant, sans la moindre explication. Jusqu’à ce que cet homme dépasse toute limite et décide de noyer les nations devenus inutiles à ses yeux. Alors que les séismes, les tempêtes et les volcans déployaient toute l’étendue de leur puissance, l’eau se déversa sur les terres d’Europe. Une quantité d’eau phénoménale venue du ciel, arrosait d’un flot continu l’ensemble du continent tel un déluge biblique. Les terribles bouleversements qui s’étaient acharnés pendant des mois à détruire le monde avaient condamné de nombreuses régions, où l’air était devenu toxique, irrespirable.

Le traumatisme des humains suite à ce désastre les poussèrent à abandonner la technologie et même à la détruire. Les marques de cette époque insensée devaient disparaitre afin d’effacer des mémoires cette folie, et de panser les plaies plus rapidement.

Au fil des siècles cependant, les humains s’adaptèrent et de nouvelles nations virent le jour. Plus modestes que les anciennes, elles se bornaient à des villes et des villages, regroupés dans des zones sans danger. La nouvelle Europe, à demie engloutie et débarrassée de toute technologie moderne, avait perdu plus d’un siècle de savoir en quelques années, pour en arriver là.

* * *

 En l’an 2377, un nouveau gouverneur fut nommé à la tête de Goyane, une ville prospère de Caryosol, région également appelée Europe du sud. Il s’appelait Rémio Socca et avait de l’ambition pour sa ville. Son projet consistait à développer Goyane et créer le premier royaume de la nouvelle Europe. Il cherchait le moyen de parvenir à ses fins et trouva la solution lorsque des patrouilleurs ramenèrent en ville le dernier Chercheur, connu sous le nom de Sistrace. L’apôtre des démons fut conduit en prison avec ce qu’il restait de sa famille. Dans le secret le plus total, il fut torturé, car le gouverneur Socca désirait ardemment connaitre l’emplacement de la dernière bibliothèque, la plus grande, selon la rumeur :

_ Il est important, nécessaire, que tu comprennes, Chercheur, que je ne souhaite pas détruire ta précieuse bibliothèque, affirma le gouverneur Socca.

_ Vous me torturez pourtant pour savoir où elle se trouve, répondit Sistrace.

_ Oui, parce que tu ne réponds pas alors qu’il me faut cette information.

_ Vous avez mis du temps à descendre dans ces cachots, l’information que vous recherchez ne doit pas être si importante à vos yeux.

_ Et vous, vous mettez du temps à répondre à cette simple question, vos enfants ne doivent donc pas être si importants que cela à vos yeux. Depuis combien de temps ne les avez-vous pas vu, trois mois ?

_ Arrêtez, vous n’obtiendrez rien de moi en appuyant sur la corde de mes enfants. Ils ne savent rien de mes activités et pensent que je suis marchand, vous vous fatiguerez avant de leur tirer la moindre indication.

_ Cela, je le sais, Chercheur. De plus, tu sauras que je ne suis pas un homme qui blesse les enfants. Seulement, la nuit, ils entendent tes cris, ils ressentent certainement ta douleur et je me demandais combien de temps encore tu leur ferais endurer cette souffrance.

_ Que dites-vous ? demanda Sistrace avec des yeux ahuris.

_ Ils s’inquiètent tellement. Ils sont si affligés de connaitre la vérité sur leur père, comment te dire, Chercheur, ta torture est la leur et tant que tu résistes, ils souffrent.

Sistrace prit note du stratagème du gouverneur, et se mit à mépriser intérieurement cet homme plus qu’aucun autre auparavant. Il serra les poings et ferma les yeux une seconde pour se rappeler les joues rondes et roses de Palome, sa fille. Il prit une seconde de plus pour revoir les traits fins de Maco, son fils, et il l’imagina en train de serrer sa petite sœur contre lui. Ils étaient tout proches, à l’étage supérieur peut être. Résolu à en finir rapidement, il décida de tenir tête à Socca :

_ Tu perds ton temps, prolonge notre supplice aussi longtemps que tu le voudras, jeune gouverneur, je ne te dirais rien.

_ Quel entêté, c’est dommage, tu aurais pu appartenir à un grand projet. Si tu ne me délivres pas d’information, tu deviens inutile.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Tu seras pendu ce soir sur la place centrale de la ville. Le gouverneur Socca entre dans l’Histoire en exécutant le dernier démon. Ton corps sera ensuite brulé et tes deux enfants seront aux premières loges pour regarder le mal mourir à mes côtés.

_ Non pas ça. Quel grand projet ? demanda le condamné.

_ Adieu, Chercheur.

Le gouverneur Socca tourna le dos à son prisonnier puis remonta les escaliers en pierre qui menaient à la caserne. Contrarié, il réfléchissait déjà aux recherches qu’il faudrait entreprendre pour retrouver cette fameuse bibliothèque. Aucune autre ville dans toute l’Europe n’accepterait de l’aider, il connaissait déjà la position de ces dernières sur le sujet. Les recherches seraient donc clandestines et dangereuses. Mais surtout, elles seraient longues, et rien ne garantissait qu’elles aboutissent un jour. Le soir même, Sistrace agonisait au bout d’une corde mais ne quittait pas des yeux ses enfants, alors âgés de trois et six ans. Quel souvenir gardera Maco de cette soirée? Palome quant à elle, n’en aura aucun, elle ne se souviendra pas de lui.

Socca ne put se résoudre à éliminer les enfants du Chercheur et ne voulait pas non plus les abandonner, au risque qu’ils soient récupérés par de quelconques adorateurs. Les adorateurs des démons, il le savait, n’hésiteraient pas à prendre ces gamins pour en faire des idoles. Le danger était que la tradition se perpétue, sans qu’il ne puisse jouir des secrets du passé. Dans le but de garder la mainmise, il adopta les deux enfants et les éleva comme s’ils étaient les siens.

Socca était persuadé qu’un jour ou l’autre, l’un des enfants le mènerait aux portes de la dernière bibliothèque. Il lui suffisait de s’assurer de leur loyauté et de leur fidélité. Pour ce faire, il opta pour l’amour, et non la crainte, en homme avisé, car la peur n’inspire que la révolte à terme. Ainsi, tout au long de leur éducation un brin sévère, Socca le stratège inonda ses protégés d’attentions, de cadeaux et de bons soins. La parfaite illusion de cet amour paternel, dans laquelle furent bercés les jeunes Maco et Palome, permit au gouverneur d’avoir auprès de lui des descendants aimants et dévoués. Leur existence publique rappelait aussi en permanence au peuple que Socca le Bon, surnom qu’il adorait entendre, avait exterminé le dernier démon. Ce haut fait lui valait l’admiration de sa ville et des villages alentours, et le respect des autres cités de Caryosol. Le jeune gouverneur avait une certaine légitimité et sa voix comptait désormais. Tout ça grâce à la présence à ses côtés des deux fruits démoniaques purifiés et ramenés à la raison par ce père adoptif et bienveillant.

Pendant des années, il joua ce rôle à la perfection, pendant qu’il menait à bien l’organisation de ses recherches, dans le plus grand secret. Maco et Palome grandissaient et leur père les invitait de plus en plus régulièrement aux réunions confidentielles des équipes de renseignements. Aux yeux des enfants, ces gens-là étaient des héros. Eux-mêmes voulaient devenir héroïques et faire la fierté de leur père, alors ils s’investissaient corps et âmes dans tout ce qui comptait pour lui.

Maco, qui devenait grand et vif, s’illustrait à l’épée mais s’intéressait aussi aux chiffres et aux stratégies militaires. Des domaines qu’il aimait sincèrement mais qui ne servaient qu’à plaire à ce père à la fois bon et indéchiffrable. Il redoublait d’efforts pour l’atteindre. Les même raisons poussaient Palome à jouer de la musique, à danser ou à se distinguer parmi les meilleurs cavaliers de la région. « La meilleure cavalière, toujours est-il.», répétait Socca avec une fierté non dissimulée face aux prouesses de sa protégée. Il savait qu’en la mettant quotidiennement sur un cheval dès ses cinq ans, elle deviendrait une gagnante. Palome n’avait reculé devant aucun sacrifice ni aucune douleur pour atteindre les objectifs de son père. Avec son frère, ils avaient tout enduré pour se faire accepter de la ville, et plus important, toucher le cœur du gouverneur. Tous deux voulaient plus que tout au monde obtenir sa reconnaissance et sa confiance. Ils auraient fait n’importe quoi pour lui et attendaient avec impatience le jour où ils pourraient faire leurs preuves.

 

Angélique Leydier


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