J’ai lu: Maintenant et à jamais, d’Audrey Martinez

J’ai lu: Maintenant et à jamais, d’Audrey Martinez

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je souhaite partager avec vous ma dernière lecture. Il s’agit du premier roman de l’auteure indépendante Audrey Martinez, publié et disponible depuis le 14 Juillet 2017. La jeune Niçoise y raconte l’histoire d’Emma et Ian, deux jeunes amoureux qui devront mener différents combats. Voici ma chronique!

 

Une histoire touchante

 

Audrey Martinez signe ici son premier roman, en auto-édition. Elle a choisi d’aborder des thèmes terribles, qui rendent l’histoire de ses personnages touchante. Ses personnages principaux, Emma et Ian, fous amoureux l’un de l’autre, vont prendre la vie de plein fouet dans le visage et devront l’affronter. Ils auront chacun une façon différente de le faire cependant. Je vous propose de lire directement le résumé.

Pendant plusieurs années, le lecteur va suivre Emma et Ian, leurs choix, leurs réactions, leurs décisions ainsi que toutes les conséquences. L’auteure décrit la manière dont Emma se relève de l’attentat terroriste dont elle a été témoin, avec les drames que cette attaque comporte. Alors qu’elle s’éloigne de son amour, Ian, afin qu’il reprenne sa liberté, Emma ignore encore ce qui l’attend en prenant cette décision.

Les tourments émotionnels et sentimentaux des personnages principaux bénéficient d’un cadre terrible, où le drame n’est jamais très loin. Comment Emma et Ian auraient-ils pu prévoir ce qu’il résulterait d’une seule décision? Sans doute trop jeunes pour y penser, ils vont en faire l’expérience.

Ce couple d’amoureux est touchant, et l’on a de l’empathie pour leurs existences. C’est une histoire très émouvante!

La couverture!

 

 

Des thèmes bouleversants

 

Dans « Maintenant et à jamais », Audrey Martinez met en scène des adolescents âgés de 17-18 ans au début de l’histoire. Comme je l’ai déjà dis plus haut, ils sont éperdument amoureux l’un de l’autre, malgré leur jeune âge. Ils se sentent liés par quelque chose de très fort, d’indestructible, et leurs familles forment un cocon protecteur autour d’eux. L’importance des liens familiaux est le premier thème mis en avant dans le roman.

Ensuite, Emma et Ian sont témoins d’un attentat terroriste, un 14 juillet, lors du feu d’artifice de Nice. Parmi les drames que cette catastrophe comporte, un drame en particulier va venir brutalement changer la vie d’Emma. Je vous laisse lire pour savoir de quoi il s’agit. Bien que traité avec beaucoup de pudeur, et une certaine retenue je trouve, cet attentat, inspiré on le sait, de faits réels, laisse entrevoir toute l’horreur de la scène. Il manque pour moi un petit quelque chose pour rendre ce passage immersif, mais il n’en reste pas moins terrible. En plein cœur de l’actualité, il nous rappelle que ce genre d’horreur peut se produire n’importe quand et n’importe où.

Dans « Maintenant et à jamais », Audrey se penche sur une autre cause: les violences conjugales. Un thème pilier de l’histoire, que l’on sent très important pour l’auteure. Comment elle surviennent, pourquoi? Comment peut-on s’en sortir? Qu’arrive-t-il si on ne réagit pas? Toutes ces questions sont évoquées, au fil des pages, avec des réponses. Parce que c’est un combat important, urgent, et qui ne devrait pas exister, ce thème est sans doute le plus touchant du roman. Celui qui m’a le plus touchée toujours est-il.

L’amour, pour finir, est également un thème pilier de « Maintenant et à jamais ». L’amour qui transcende, qui n’a pas de limites et qui lie éternellement deux êtres. Un amour à la Roméo et Juliette, clairement. Emma et Ian ne forment pas un couple comme les autres…

 

Pourquoi

Ce que j’en ai pensé!

 

« Maintenant et à jamais » est un premier roman. Il comporte des faiblesses (je sais de quoi je parle avec le mien) mais aussi beaucoup de potentiel. C’est une lecture que j’ai appréciée, avec un thème, celui de la violence conjugale, qui est très important à mes yeux et une histoire attachante. Il n’y a qu’à lire les commentaires sur AMAZON, qui s’accumulent et donnent envie de lire! Je pense que cela a du demander beaucoup à Audrey d’écrire cette histoire, et que ce roman compte énormément pour elle. Une histoire touchante, et un premier roman qui donne envie de suivre l’évolution de son auteure^^


Audrey Martinez prépare un second roman, et à notamment écrit une nouvelle intitulée « Nice je t’aime », disponible sur Amazon. Vous pouvez la suivre sur son site internet mais aussi sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook! Ne tardez pas à aller la découvrir^^

J’espère que ma chronique vous a plus, qu’elle vous donne envie de découvrir ce roman et son auteure^^ Je vous dis à bientôt pour un nouvel article, et pour le résumé d’Histoire de Tom 😉


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A bientôt

Angie

 

J’ai lu: « L’espoir au corps » d’Anaïs W. !

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J’ai lu: « L’espoir au corps » d’Anaïs W. !

 

Bonjour les amis! Je suis revenue de Biarritz, où j’étais en vacances avec ma famille. Chose promise, chose due, je vous présente aujourd’hui ma chronique de « L’espoir au corps », troisième ouvrage de la romancière Anaïs W. ! J’ai eu la très grande chance de lire ce livre en bêta-lecture voilà un moment, de participer modestement à sa correction, et j’ai pu relire la version terminée par la suite. Ma lecture a donc été très sérieuse, minutieuse et objective. Tout ça dans le but d’aider au mieux Anaïs W., dans la limite de mes capacités^^ C’est avec le même sérieux que je vous livre mes impressions, ma vision de cette lecture unique en son genre, à travers la chronique suivante…

-disponible à la commande ici-

 

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Un roman, des espoirs, des thèmes forts

 

Le 23 Septembre 2017 paraitra officiellement le troisième roman de l’auteure indépendante Anaïs W., intitulé « L’espoir au corps ». Un nouveau roman réaliste et profond, dans le prolongement des précédents ( « Débolis Héyavé » et « Au delà des tours » ), avec une nouvelle maturité. Une vision et un travail plus mûr, qui ont permit à Anaïs W. de nous livrer cette histoire forte, captivante, qui sait atteindre le cœur. La plume d’Anaïs, si profonde pour ne pas dire incisive, se voit dotée de nouvelles fibres, capables de tisser un récit plus complexe, plus adulte.

Les adultes justement, sont au premier plan dans ce roman, contrairement aux deux premiers. Terminé l’adolescence, ses tourments et ses doutes, ses rites initiatiques etc. Place au monde adulte, avec son lot de certitudes mêlées d’incertitudes, d’angoisses, de colères, de responsabilités, de souffrances, accompagnés de doutes et de secrets. L’auteure change d’atmosphère sans pour autant écorcher ses messages: combat, espoir, force, amour et confiance. Du moins, ce sont les thèmes principaux récurrents de l’univers d’Anaïs W., selon moi. Notez que la notion d’amour englobe l’amitié. L’autre thème pilier étant la quête d’un bonheur tranquille.

Un nouvel espoir…

Comme dans ses deux premiers romans, l’auteure met en scène des personnages aux parcours compliqués, animés par l’espoir de s’en sortir. Un espoir implacable qui les pousse à continuer, même quand tout semble perdu, et qui les rend meilleurs à la fin. Dans ce roman, Daniel et Kalinda, les personnages principaux, ont en commun l’espoir de trouver quelqu’un qui saura les accepter, et avec qui ils pourront partager leurs vies. Ils veulent trouver le bonheur, l’amour, la solidité et le réconfort d’un vrai foyer. L’une est persuadée d’avoir fait une croix sur l’amour, l’autre ne s’y attend plus vraiment… Et pourtant, plus fort que tout, l’espoir renait lors d’une rencontre sur un parking, grâce à un pneu crevé.

Des thèmes qui touchent

Si vous pensez avoir à faire à une romance avec « L’espoir au corps », détrompez-vous! Car si l’amour est bien présent, il est un thème parmi les autres. L’histoire d’amour entre les personnages principaux est LE prétexte pour les faire évoluer. Comme si, grâce à leur amour naissant, Daniel et Kalinda cessaient de tourner en rond pour enfin se concentrer sur l’essentiel: s’accepter et accepter les autres.

Le personnage de Daniel, atteint du VIH depuis toujours, doit vivre avec sa maladie, qui pourrait s’aggraver et se transformer en SIDA s’il ne prenait pas ses médicaments. Un sort qu’il n’a pas du tout choisi, puisque tout s’est joué avant sa naissance. Une fatalité contre laquelle il est impuissant, une réalité qu’il a toujours plus ou moins subit. Malgré tout, à la trentaine passée, il est en vie et en bonne santé grâce aux traitements d’aujourd’hui qui permettent aux malades d’avoir (presque) une vie normale. Il a toujours tenté de trouver l’amour d’une femme, de se poser sérieusement, mais en était-il capable alors que lui même ne s’acceptait pas? C’est avec ses échecs en poche qu’il revient chez lui, dans la maison de sa mère, pour une ultime tentative.

Le personnage de Kalinda est en position OFF du point de vue humain, au début de l’histoire. Tutrice de ses 3 frères et sœur plus jeunes depuis la mort de leurs parents, elle endosse au quotidien les rôles de papa et de maman. Une gymnastique éreintante, de surcroit lorsque l’on n’y est pas préparé. Pour tenir le cap, elle décide de s’ignorer et de n’être qu’un parent qui travaille. Pour ses frères et sa sœur, elle donne tout et les accompagne dans leur deuil. Un deuil qu’elle-même n’a pas encore entamé, ce qui engendre une souffrance grandissante, tapie dans l’ombre. Une souffrance d’autant plus grande que sa prise de responsabilités au sein de la famille l’a obligé à faire de grands sacrifices. Peut-elle, dans cette optique, accepter un étranger dans sa vie?

 

 

espoir

Le bonheur, une quête difficile

 

Telle la quête du Graal pour les chevaliers de la table ronde, la quête du bonheur reste une idée fixe chez Anaïs W. . Si l’on repense aux romans précédents et que l’on ajoute « L’espoir au corps », on en déduit que ce bonheur est la récompense pour l’auteure. La récompense pour les efforts fournis par les personnages, qui systématiquement doivent se dépasser pour l’obtenir. Une similitude troublante avec la réalité, car bien des fois Anaïs pourrait simplifier les parcours de ses personnages, mais jamais elle ne le fait. Ils doivent lutter et trouver leurs armes face à leurs problèmes s’ils veulent s’approcher du bonheur. C’est une des raisons qui m’ont fait aimer son style dès le départ^^

Dans « l’espoir au corps », on peut dire que les personnages ne se facilitent pas la vie. Et c’est tout à fait compréhensible car contrairement aux ados, les adultes ont un parcours bien plus grand à assumer. Dans l’adolescence, de nombreux facteurs nous échappent, beaucoup de choses ne dépendent pas de nous. Dans l’âge adulte, ces données ont tendance à s’inverser. Il restera toujours des aléas, des tuiles qui tombent sans que l’on en soit responsable, mais leur quantité diminue au profit des choix personnels. Daniel et Kalinda ont fait de nombreux choix au cours de leur vie, qui les ont mené là où ils en sont au début de l’histoire. Ils continuent d’en faire au cours du roman, pas toujours les bons d’ailleurs, et de nouvelles complications voient le jour…

Au plus près des émotions

Bien avant Daniel et Kalinda, j’ai trouvé mon bonheur de lecture en retrouvant la plume d’Anaïs W. ! Je vous dit souvent que je l’aime beaucoup, et dans mes deux premières chroniques j’explique aussi pourquoi. Pour « L’espoir au corps », la magie a de nouveau fonctionné. L’auteure nous montre toutes les émotions de ses personnages, qu’ils soient seuls ou en présence d’autres personnes. Leurs sentiments sont décrits avec précision, profondeur, réalisme et sincérité. Anaïs W. n’en fait jamais trop, ni trop peu. Elle nous permet de vivre chaque émotion, négative ou positive, et d’être au plus près des personnages.

La plume d’Anaïs a également murie. De par son travail pour améliorer son style, elle sait aujourd’hui écrire ses histoires avec une plus grande maturité. Elle a prit de la hauteur et sait provoquer les émotions de ses lecteurs tout en livrant un récit honnête et objectif. Sans fioritures mais avec beaucoup de délicatesse, son écriture va plus loin et nous donne plus qu’avant. A noter que « L’espoir au corps » est aujourd’hui le roman le plus long d’Anaïs W. .

 

 

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Des personnages combatifs et humains

 

Nous y sommes, les personnages! Alors bien sûr, si vous lisez le blog, vous les avez déjà rencontrésdans cet article ) mais ici je vous les présente avec mon analyse, ma vision. Et puis je vais faire un tour d’horizon des personnages secondaires car vous imaginez bien que Daniel et Kalinda ne sont pas seuls sur une île déserte. Il y en a relativement peu, ce qui a permit à l’auteure de se focaliser sur les principaux sans pour autant zapper le reste.

Daniel et Kalinda

Vous l’avez comprit, ce sont eux les principaux acteurs de « L’espoir au corps ». Daniel et Kalinda paraissent indissociables, leurs prénoms vont bien ensembles, ça tomberait presque sous le sens. Presque car comme vous le savez, l’un est atteint du VIH et l’autre est en plein blocage émotionnel. Les voici séparément, dans deux descriptions:

Kalinda:

C’est une jeune femme de 26 ans, brune et féminine. Elle prend soin de son apparence mais n’est pas maniérée. Elle a abandonné sa vie du jour au lendemain pour s’occuper de ses deux frères ainsi que de sa sœur, tous plus jeunes. Une grande différence d’âge la sépare du reste de la fratrie, ce qui explique qu’elle se soit vu attribuer la garde en tant que tutrice légale. Charge qu’elle a évidemment accepté sans hésitation, hors de question pour elle qu’ils aillent en foyer ou autre chose. La famille est un pilier dans l’existence de Kalinda, terriblement ébranlé par la mort de ses deux parents.

Kalinda ne trouve pas le temps, ne trouve pas la force, pour faire son deuil. Elle a enfermé sa douleur et ses pensées afin de ne pas sombrer. L’éducation et le bien être des enfants d’abord. Ce choix la rend fragile, facilement émotive mais surtout, ne lui permet pas de tourner la page. Sa rencontre avec Daniel va la forcer à sortir de sa coquille et petit à petit, l’auteure va nous dévoiler une nouvelle Kalinda.

En outre, pour s’assurer d’avoir une chance avec Daniel, elle va opter pour le mensonge. En effet, Kalinda fait le choix de lui cacher son récent rôle de mère de trois enfants, ainsi que la mort de ses parents. Un mensonge intenable me direz-vous…Et pourtant elle le fera durer suffisamment pour risquer de tout perdre.

Daniel:

C’est un bel homme de 32 ans, grand et en apparence bien dans sa peau. Il a un côté séducteur et aime l’humour. Daniel a également un chien nommé Andy, avec qui il a tissé une très forte relation. Atteint du virus de VIH depuis sa naissance, il s’est habitué à vivre avec les médicaments, les prises de sang, les hospitalisations etc. A ses 18 ans, il quitte la maison, sa mère et son ancienne vie pour partir sur les routes de France.

Pendant plus de dix ans, il va travailler comme saisonnier, faire toutes sortes de boulots et va parfois même se poser plus longtemps. Il va également connaitre l’amour et avoir plusieurs petites amies mais voilà, rien ne marche très longtemps. Sa maladie semble toujours être un problème. Épuisé, Daniel décide de rentrer chez lui, dans la maison ou vivait sa mère, pour se donner une dernière chance d’être heureux. Jusqu’au-boutiste, il se fait la promesse que si rien ne marche, il se laissera mourir en stoppant son traitement.

Sa rencontre avec Kalinda va lui rendre espoir, et va aussi le forcer à faire des compromis. Il va devoir accepter le fait que peut-être, tout n’est pas dû au VIH dans ses échecs précédents. Daniel devra s’accepter tel qu’il est, pour être capable d’accepter Kalinda. Mais c’est sans compter sur son caractère dur et entêté…

Les personnages secondaires

Comme je vous le disais, ils ne sont pas trop nombreux, ainsi ils ne volent pas la vedette à Daniel et Kalinda. Ils ne sont pas non plus négligés, ils tiennent leur rôle, voilà tout. Un dosage plus équilibré que dans les deux premiers romans d’Anaïs. Personnellement j’en compte huit, les autres étant des figurants.

Concentrons nous un instant sur les cinq premiers, qui constituent l’entourage de Kalinda: Julien (12 ans), Émilie (9 ans) et Yann (7 ans), la fratrie, puis Liliane et Louis, les grands-parents. Les enfants ont apprit à revivre malgré l’absence de leurs parents, aidés par leur grande sœur mais aussi par un psychologue qu’ils voient régulièrement. Eux ont fait leur deuil ou sont entrain de le faire, et poursuivent leurs vies d’enfants le mieux possible. Il s’agit là d’une nette différence entre l’ainée et les trois cadets. Bien sûr, ils représentent une lourde charge, comme tout enfant ceci dit, mais ont globalement de bons caractères. Ils sont très présents dans l’esprit de Kalinda et dans le récit. Ils représentent en outre la bouée de sauvetage à laquelle se raccroche Kalinda à de nombreuses reprises.

Louis et Liliane sont quant à eux les grands-parents paternels, soutiens indéfectibles. Eux aussi sont des personnages forts bien que discrets, et grâce à leur présence, l’histoire de Kalinda et Daniel prend un nouveau tournant. Ils représentent la sécurité, tant matérielle qu’affective. Je les ai trouvé très attachants.

Ensuite nous trouvons l’entourage de Daniel avec Andy et Papé. Comme vous le constatez, Daniel est plutôt seul dans la vie. Andy est un jeune Malinois plein d’énergie. Oui c’est un chien^^ Il n’en n’est pas moins un personnage secondaire pour moi, bien plus qu’un figurant. Il est le seul être à vivre avec Daniel et une relation fusionnelle est née entre eux. Andy a même prit l’habitude de rappeler à son maitre de prendre son médicament; il veille sur lui. C’est un compagnon de joies et de galères, qui prendra vite Kalinda en affection. Anaïs W. a su rendre ce personnage canin très vivant, on s’attache à lui.

Papé est le voisin de Daniel, il vit dans la ferme à côté. Il est l’ancien propriétaire de la maison qui appartient aujourd’hui à Daniel. C’est lui qui louait les lieux à sa mère, il connait donc le jeune homme depuis très longtemps, et l’a vu grandir. Il est clairement son grand-père de cœur. Veuf, il vit seul et continue de travailler un peu, malgré son âge. Il ne saurait rester sans rien faire. Bienveillant, il est un soutien précieux pour Daniel, mais il sait aussi lui dire quand il ne fait pas le bon choix. C’est un personnage tendre et fort, généreux et gentil.

Le dernier personnage secondaire s’appelle Viviane et constitue le lien entre Daniel et Kalinda. En effet, elle connait Daniel depuis qu’il est revenu, on peut dire qu’ils sont amis. D’un autre côté, elle est la collègue de travail de Kalinda, avec qui elle a apprit à bien s’entendre. Viviane est une affective et une grande émotive. Elle cherche le bonheur de ses proches et respire la joie de vivre. Elle n’hésite pas à rendre service, ou même à provoquer un peu le destin, pour le bien des jeunes amoureux. Grâce à elle, Daniel, comme Kalinda, seront aiguillé dans le bon sens. Elle représente la maman, celle qui prend soin des autres et qui sait comment faire. C’est un personnage un peu théâtral, mais qui tient une place importante dans le récit.

 

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Une lecture unique en son genre

« L’espoir au corps » est un roman réaliste, bouleversant et marquant. Les thèmes choisis sont forts et ne sont pas simples à adapter. Il s’agit du premier roman que je lis qui mêle à la fois le VIH et une histoire d’amour, avec quelqu’un qui a trois enfants à charge. Au premier abord cela semble improbable. Ensuite l’auteure incruste ces thèmes dans une réalité parfaitement dépeinte et crédible. L’histoire de Daniel et Kalinda devient possible, et l’on se demande comment ils vont faire pour que ça marche.

Daniel est malade, c’est un fait, il est atteint du VIH et seul son traitement lui assure une vie stable et une santé correcte. Anaïs W. ne nous présente pourtant pas une personne « malade », car Daniel est avant tout un homme encore jeune, avec un caractère, une personnalité, un travail, des biens etc. Il est humain avant tout et son triste sort de malade est une des choses qui le composent, cela ne le définit pas.

La romance entre les personnages principaux n’est pas mièvre ou idéale. Elle est compliquée, faite de rendez-vous manqués et de non-dits. Elle est forte, remplie de moments d’espoir, de joie et de réconfort. Le mensonge plane au dessus de cette relation et rien n’est joué d’avance.

En fait, Anaïs W. parvient, une fois de plus, à nous ancrer dans une réalité saisissante. Son style, qui a évolué, continue de scruter les émotions humaines, pour les retranscrire avec talent. Cette histoire ne ressemble à aucune autre et les combats menés par Daniel et Kalinda valent la peine d’être lus.

De plus, et ce n’est pas négligeable, Anaïs W. livre, dans son roman, de précieuses informations sur le VIH et le SIDA, que ce soit à un niveau médical, ou d’ordre pratique au quotidien. Car finalement, combien d’entre nous savent ce que c’est de vivre avec cette maladie? Ou avec quelqu’un qui la porte?

Pour conclure, « L’espoir au corps » est une lecture que je recommande chaudement. J’ai relu quelques passages pour écrire cette chronique d’ailleurs et, l’effet est toujours le même! Et pourtant je le connais bien ce roman maintenant. C’est un des meilleurs signes, qui me conforte dans l’idée que « L’espoir au corps » est un très bon roman.


Vous pouvez découvrir gratuitement la première partie de « L’espoir au corps »:

(lien partenaire)

Et apprendre à connaitre Anaïs W. ici:

Qui est Anaïs W. ?


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A bientôt

Angie