Pourquoi réécrire mon roman?

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Pourquoi réécrire mon roman?

 

Bonjour les amis! Tout d’abord laissez-moi vous dire que je suis bien contente de vous retrouver! Je suis restée trop longtemps sans écrire d’article^^ Je reviens donc vers vous, comme promis, afin de vous parler plus en détail de ma décision de réécrire mon premier roman. J’en profite aussi pour vous le présenter, ce futur premier roman version 2^^

Vous connaissez déjà la couverture et le titre, si vous avez lu mon dernier article (ICI), sinon les revoici:

Pourquoi une réécriture s’imposait pour mon roman?

 

J’ai pris la décision de tout changer autour de mon premier roman, afin de laisser une chance à l’histoire. La première édition ne me satisfaisait pas du tout et n’attirait pas les lecteurs. Pourtant, l’histoire plaisait, une fois lue, mais voilà, encore fallait-il avoir envie de la lire! Visuellement, il était nécessaire de concevoir une nouvelle couverture! Et selon moi, il était tout aussi nécessaire de changer de titre, car l’ancien pouvait induire en erreur les lecteurs.

J’ai donc choisis un titre qui reflète mieux l’histoire de mon roman. Cela fut très difficile! J’ai finalement opté pour « Histoire de Tom », après des semaines de réflexion! Ce nouveau titre cadre bien avec mon ressenti sur cette histoire, et avec le roman lui-même.

Histoire de Tom?

 

« Histoire de Tom » met en scène deux personnages principaux, Thomas et Sabine. Ils sont mariés et c’est leur parcours que l’on suit dans mon roman. Cela dit, même si tout au long du récit on peut suivre les deux, j’ai choisis de traiter Tom différemment. Bien sûr, pour savoir pourquoi il s’agit de son histoire, et non celle de Sabine, il faut lire le livre^^

En outre, « Histoire de Tom » est un titre à la fois plus évocateur, et plus énigmatique. Beaucoup de choses, de thèmes, peuvent se dissimuler derrière ce titre, et la couverture indique que ce n’est pas forcément très joli. Et même s’il s’agit de l’histoire d’un couple, ce n’est pas du tout une romance. La nouvelle apparence de mon roman n’induit plus en erreur les éventuels lecteurs^^

Enfin, et ce n’est pas négligeable, « Histoire de Tom » est un titre qui me plait, et que je n’ai pas peur de prononcer, je suis à l’aise avec lui. Ce qui n’était pas le cas avec l’ancien.

 

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Laisser toutes ses chances à l’histoire

 

Je me suis toujours dit que j’aimais l’histoire que j’avais écrit. J’aime comment elle se termine et ce qu’elle raconte. Par contre, il s’agissait d’un vieux texte, finalement, qui méritait un gros travail, et une nouvelle approche. Avant de passer à autre chose, je devais d’abord laisser une vraie chance à ce roman. Je ne pouvais pas le laisser comme ça!

J’ai donc entamé une réécriture totale! Mais alors totale de chez totale! Si le fond n’a pas changé, car c’est justement ce que je voulais sauvegarder, la forme n’est plus du tout la même. Outre le fait que l’écriture a changé, en bien je l’espère, mais les lecteurs sont seuls juges en la matière, beaucoup d’autres choses se sont vues modifiées. J’ai fait déménagé tout le monde dans un lieu que je connais bien, pour commencer. L’histoire se déroule désormais à Valence, dans ma ville, un lieu que je peux raconter en toute sérénité, sans rien inventer, sans que cela paraisse faux. Je suis, vous le comprendrez, bien plus à l’aise chez moi! Et puis j’avais envie de mettre Valence en avant, un petit peu, car bon, j’aime ma ville^^ De plus, elle possède quelques attributs dont je me suis servi afin de donner plus de corps à mon histoire.

Dans la série des changements, certains noms et prénoms ont été remplacés, et des personnages anecdotiques ont prit un peu plus d’importance et de présence, tels les parents de Tom et Sabine. J’ai aussi accordé plus de soin et donc incorporé plus de détails dans les parcours professionnels respectifs de Tom et Sabine. En effet, pas mal de choses en découlent, il fallait donc prendre un peu plus de temps à ce sujet.

Pour finir, je me suis rapprochée de mes personnages, de leurs émotions et de leurs sentiments. Dans cette nouvelle version, le lecteur va apprendre à connaitre Sabine et Tom ainsi que leur famille, avant de les suivre dans leurs tourments. C’était déjà le cas si on veut, mais là maintenant c’est plus complet, on les connait bien mieux.  Mes personnages principaux sont plus épais, plus vrais, et ils sont plantés dans un décor que je maitrise.

J’espère ainsi donner toutes ses chances à « Histoire de Tom »…

 

Pourquoi

De quoi parlera « Histoire de Tom » ?

 

Dans cet article, j’avais envie de vous présenter un peu « Histoire de Tom », sans trop en dire, il va de soi^^ Pour commencer, et comme je l’ai dit plus haut, Thomas et Sabine sont un couple marié. Ensembles, ils ont deux enfants prénommés Alicia et Stan. Tous les quatre vivent dans une maison qu’ils tiennent d’un héritage et qu’ils ont retapé, dans la ville de Valence. Les premiers chapitres de l’histoire sont consacrés à cette famille, et certains de leurs moment heureux. Je l’ai voulu ainsi, afin de créer une longue mais solide situation initiale. Cela me semblait important pour apprendre à connaitre Tom et Sabine et s’y attacher, d’une part. D’autres part, ce début est important pour la suite, et surtout la  dernière partie de l’histoire…

Puis un drame se produit, Sabine perd sa jeune sœur dans un accident de la route. La jeune femme devra se battre contre une dépression qui s’est emparée d’elle, elle devra également faire son deuil. A ses côtés, Tom est là pour l’aider, la soutenir et veiller sur la famille. Leur couple sera, pour la première fois depuis la naissance des enfants, mis à l’épreuve.

La seconde partie du roman s’attache plus à Tom, et aussi aux parcours professionnels du couple. Ils ne travaillent pas ensemble et prennent donc des chemins différents. Des chemins qui pourraient les éloigner l’un de l’autre? Ici, les individus seront plus mis en avant par rapport au « couple », car il s’agit bien de deux personnes et pas d’une entité à deux têtes^^

La dernière partie du roman est axée sur Tom, mais je ne vous en dirais rien, il faudra lire pour savoir ce qu’ils se passe!

« Histoire de Tom » est un roman psychologique, basé sur les émotions et sentiments des personnages. Leur évolution intérieure est plus importantes que les actions. c’est une plongée dans la vie et surtout dans la tête de Tom et Sabine que je vous propose. Je reviendrais vous parler plus particulièrement des thèmes que j’aborde, dans un autre article!


Voilà c’est terminé, j’espère vous avoir donné plus d’informations sur « Histoire de Tom », sachant que je n’ai pas encore terminé l’écriture^^ J’aimerais consacrer plus de temps à mon roman mais j’ai des obligations personnelles qui passent souvent avant! Néanmoins j’avance et un jour ou l’autre j’aurais fini et pourrais enfin le publier!

En attendant, je vous dit à bientôt pour un nouvel article!


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A bientôt

Angie

 

Découvrez le titre et la couverture de mon roman!

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Découvrez le titre et la couverture de mon roman!

Bonjour les amis! Aujourd’hui je suis très heureuse de partager avec vous la toute première « news » au sujet de la réédition de mon roman! Je vous en ai parlé ICI , et je voulais faire un petit point avec vous sur mon travail. Vous pouvez donc découvrir dès maintenant le nouveau visage de mon roman, pour une deuxième vie! Cap sur la couverture, et le titre! 

 

Un choix difficile

Choisir son titre et sa couverture, comment vous dire, c’est extrêmement dur! Tout auteur y est pourtant confronté à un moment ou à un autre. Certains ont l’idée tout de suite, du moins pour le titre. D’autres, comme moi, font preuve d’un vide intersidéral en matière d’imagination. Le choix du nouveau titre de mon roman a donc été compliqué! J’ai finalement prit ma décision, après en avoir parlé à quelques personnes. Ce nouveau titre reflète mieux l’histoire, et n’induit plus les lecteurs en erreur (cf; ancien titre).

En ce qui concerne la couverture, ça a été encore plus long. Je savais que je voulais du noir et une ambiance sombre, qui interroge les lecteurs. Je voulais aussi un style épuré, suite à ma première couverture qui ne me plaisais pas. Donc, il fallait faire simple, et noir. Mais que faire pour se démarquer? Apporter une touche de personnalisation, une identification de mon roman? Avec l’aide d’ Anaïs W. , que je remercie encore, j’ai finalement mis au point une couverture équilibrée, sobre et sombre. Je pense qu’ainsi, les futurs lecteurs auront un meilleur aperçu de l’histoire.

Voici la nouvelle couverture, et le nouveau titre de mon roman:

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« Histoire de Tom », est donc le nouveau titre de mon roman. J’ai choisis de mettre en avant mon personnage principal, Tom. En effet, peu importe les situations du roman, Tom est présent, actif ou passif, voire simplement évoqué. Je ne peux pas vous en dire plus sur les raisons de ce titre sans dévoiler toute l’histoire, je m’arrête donc là mais sachez qu’il y en a d’autres 🙂

La couverture,  voilà, est vraiment noire ce coup-ci! Clairement, c’est ce que je voulais, sans l’avoir osé au départ! Je me suis écoutée pleinement pour cette réédition, et le fond noir s’est imposé de lui-même. Mon nom est en bas et en petit, car il n’est pas si important, alors j’ai donné la priorité au titre, qui lui, doit se voir. Le sang, pour finir, afin de donner une légère information au lecteur, comme une direction, si on veut. Une façon aussi d’attirer le regard!

 

Et après?

 

Après? Il sera temps de vous dévoiler le résumé d’ « Histoire de Tom », sur lequel je travaille désormais, en parallèle de la réécriture. Je souhaite que ce résumé informe correctement les éventuels lecteurs, et qu’il donne le ton du livre. C’est, là encore, une tâche ardue qui m’attend! Au niveau de la réécriture justement, j’écris en ce moment le chapitre 15 ! 🙂 Je vous tiendrais au courant de mon avancée, ici ou sur les réseaux sociaux^^

C’est terminé pour aujourd’hui, que pensez-vous de cette nouvelle couverture? N’hésitez pas à me répondre en commentaire, c’est toujours un plaisir de vous lire! 🙂 Je vous dis à bientôt pour un nouvel article!


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A bientôt

Angie

Nouveau texte gratuit à découvrir!

gratuit

Nouveau texte gratuit à découvrir!

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui, je partage avec vous un nouveau texte gratuit! Il s’agit d’un prologue relativement court, qui « présente » quelque peu le roman à venir. Le titre d’écriture, titre provisoire donc, est « La dernière bibliothèque », mais vous l’aurez compris, il n’est pas du tout certain que cette appellation reste à terme^^ Ce texte était disponible uniquement sur Scribay jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu l’occasion de le retravailler et j’avais envie de l’ajouter au site.

« La dernière bibliothèque », sera un roman difficile à classer pour moi, qui ne suis pas forcément fan des catégories, où tout semble un peu fermé. Pour vous donner tout de même un ordre d’idée, l’histoire se déroulera au 24e siècle, longtemps après une catastrophe qui changea à tout jamais la face du monde. Je ne suis donc pas franchement dans un monde « post-apocalyptique », mais plutôt dans celui d’après, quand la vie est revenue, ainsi que les civilisations, les codes, les croyances etc. Je mets en avant deux héros principaux dans cette histoire, Maco et Palome. Je vous laisse les découvrir dans le prologue suivant…

Ce texte est disponible à tout moment dans la galerie des textes gratuits.

A bientôt!


PROLOGUE: LA DERNIÈRE BIBLIOTHÈQUE

 

Au 24e siècle, l’Europe a oublié depuis longtemps l’origine du cataclysme qui a englouti la moitié du monde sous les eaux. La folie des humains, et d’un homme en particulier, qui, grâce à une technologie très avancée, fut capable de contrôler la nature. Il avait décidé de favoriser certains pays de son choix, en détruisant les autres.

De nombreuses catastrophes naturelles s’abattirent alors sur le monde, des semaines durant, sans la moindre explication. Jusqu’à ce que cet homme dépasse toute limite et décide de noyer les nations devenus inutiles à ses yeux. Alors que les séismes, les tempêtes et les volcans déployaient toute l’étendue de leur puissance, l’eau se déversa sur les terres d’Europe. Une quantité d’eau phénoménale venue du ciel, arrosait d’un flot continu l’ensemble du continent tel un déluge biblique. Les terribles bouleversements qui s’étaient acharnés pendant des mois à détruire le monde avaient condamné de nombreuses régions, où l’air était devenu toxique, irrespirable.

Le traumatisme des humains suite à ce désastre les poussèrent à abandonner la technologie et même à la détruire. Les marques de cette époque insensée devaient disparaitre afin d’effacer des mémoires cette folie, et de panser les plaies plus rapidement.

Au fil des siècles cependant, les humains s’adaptèrent et de nouvelles nations virent le jour. Plus modestes que les anciennes, elles se bornaient à des villes et des villages, regroupés dans des zones sans danger. La nouvelle Europe, à demie engloutie et débarrassée de toute technologie moderne, avait perdu plus d’un siècle de savoir en quelques années, pour en arriver là.

* * *

 En l’an 2377, un nouveau gouverneur fut nommé à la tête de Goyane, une ville prospère de Caryosol, région également appelée Europe du sud. Il s’appelait Rémio Socca et avait de l’ambition pour sa ville. Son projet consistait à développer Goyane et créer le premier royaume de la nouvelle Europe. Il cherchait le moyen de parvenir à ses fins et trouva la solution lorsque des patrouilleurs ramenèrent en ville le dernier Chercheur, connu sous le nom de Sistrace. L’apôtre des démons fut conduit en prison avec ce qu’il restait de sa famille. Dans le secret le plus total, il fut torturé, car le gouverneur Socca désirait ardemment connaitre l’emplacement de la dernière bibliothèque, la plus grande, selon la rumeur :

_ Il est important, nécessaire, que tu comprennes, Chercheur, que je ne souhaite pas détruire ta précieuse bibliothèque, affirma le gouverneur Socca.

_ Vous me torturez pourtant pour savoir où elle se trouve, répondit Sistrace.

_ Oui, parce que tu ne réponds pas alors qu’il me faut cette information.

_ Vous avez mis du temps à descendre dans ces cachots, l’information que vous recherchez ne doit pas être si importante à vos yeux.

_ Et vous, vous mettez du temps à répondre à cette simple question, vos enfants ne doivent donc pas être si importants que cela à vos yeux. Depuis combien de temps ne les avez-vous pas vu, trois mois ?

_ Arrêtez, vous n’obtiendrez rien de moi en appuyant sur la corde de mes enfants. Ils ne savent rien de mes activités et pensent que je suis marchand, vous vous fatiguerez avant de leur tirer la moindre indication.

_ Cela, je le sais, Chercheur. De plus, tu sauras que je ne suis pas un homme qui blesse les enfants. Seulement, la nuit, ils entendent tes cris, ils ressentent certainement ta douleur et je me demandais combien de temps encore tu leur ferais endurer cette souffrance.

_ Que dites-vous ? demanda Sistrace avec des yeux ahuris.

_ Ils s’inquiètent tellement. Ils sont si affligés de connaitre la vérité sur leur père, comment te dire, Chercheur, ta torture est la leur et tant que tu résistes, ils souffrent.

Sistrace prit note du stratagème du gouverneur, et se mit à mépriser intérieurement cet homme plus qu’aucun autre auparavant. Il serra les poings et ferma les yeux une seconde pour se rappeler les joues rondes et roses de Palome, sa fille. Il prit une seconde de plus pour revoir les traits fins de Maco, son fils, et il l’imagina en train de serrer sa petite sœur contre lui. Ils étaient tout proches, à l’étage supérieur peut être. Résolu à en finir rapidement, il décida de tenir tête à Socca :

_ Tu perds ton temps, prolonge notre supplice aussi longtemps que tu le voudras, jeune gouverneur, je ne te dirais rien.

_ Quel entêté, c’est dommage, tu aurais pu appartenir à un grand projet. Si tu ne me délivres pas d’information, tu deviens inutile.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Tu seras pendu ce soir sur la place centrale de la ville. Le gouverneur Socca entre dans l’Histoire en exécutant le dernier démon. Ton corps sera ensuite brulé et tes deux enfants seront aux premières loges pour regarder le mal mourir à mes côtés.

_ Non pas ça. Quel grand projet ? demanda le condamné.

_ Adieu, Chercheur.

Le gouverneur Socca tourna le dos à son prisonnier puis remonta les escaliers en pierre qui menaient à la caserne. Contrarié, il réfléchissait déjà aux recherches qu’il faudrait entreprendre pour retrouver cette fameuse bibliothèque. Aucune autre ville dans toute l’Europe n’accepterait de l’aider, il connaissait déjà la position de ces dernières sur le sujet. Les recherches seraient donc clandestines et dangereuses. Mais surtout, elles seraient longues, et rien ne garantissait qu’elles aboutissent un jour. Le soir même, Sistrace agonisait au bout d’une corde mais ne quittait pas des yeux ses enfants, alors âgés de trois et six ans. Quel souvenir gardera Maco de cette soirée? Palome quant à elle, n’en aura aucun, elle ne se souviendra pas de lui.

Socca ne put se résoudre à éliminer les enfants du Chercheur et ne voulait pas non plus les abandonner, au risque qu’ils soient récupérés par de quelconques adorateurs. Les adorateurs des démons, il le savait, n’hésiteraient pas à prendre ces gamins pour en faire des idoles. Le danger était que la tradition se perpétue, sans qu’il ne puisse jouir des secrets du passé. Dans le but de garder la mainmise, il adopta les deux enfants et les éleva comme s’ils étaient les siens.

Socca était persuadé qu’un jour ou l’autre, l’un des enfants le mènerait aux portes de la dernière bibliothèque. Il lui suffisait de s’assurer de leur loyauté et de leur fidélité. Pour ce faire, il opta pour l’amour, et non la crainte, en homme avisé, car la peur n’inspire que la révolte à terme. Ainsi, tout au long de leur éducation un brin sévère, Socca le stratège inonda ses protégés d’attentions, de cadeaux et de bons soins. La parfaite illusion de cet amour paternel, dans laquelle furent bercés les jeunes Maco et Palome, permit au gouverneur d’avoir auprès de lui des descendants aimants et dévoués. Leur existence publique rappelait aussi en permanence au peuple que Socca le Bon, surnom qu’il adorait entendre, avait exterminé le dernier démon. Ce haut fait lui valait l’admiration de sa ville et des villages alentours, et le respect des autres cités de Caryosol. Le jeune gouverneur avait une certaine légitimité et sa voix comptait désormais. Tout ça grâce à la présence à ses côtés des deux fruits démoniaques purifiés et ramenés à la raison par ce père adoptif et bienveillant.

Pendant des années, il joua ce rôle à la perfection, pendant qu’il menait à bien l’organisation de ses recherches, dans le plus grand secret. Maco et Palome grandissaient et leur père les invitait de plus en plus régulièrement aux réunions confidentielles des équipes de renseignements. Aux yeux des enfants, ces gens-là étaient des héros. Eux-mêmes voulaient devenir héroïques et faire la fierté de leur père, alors ils s’investissaient corps et âmes dans tout ce qui comptait pour lui.

Maco, qui devenait grand et vif, s’illustrait à l’épée mais s’intéressait aussi aux chiffres et aux stratégies militaires. Des domaines qu’il aimait sincèrement mais qui ne servaient qu’à plaire à ce père à la fois bon et indéchiffrable. Il redoublait d’efforts pour l’atteindre. Les même raisons poussaient Palome à jouer de la musique, à danser ou à se distinguer parmi les meilleurs cavaliers de la région. « La meilleure cavalière, toujours est-il.», répétait Socca avec une fierté non dissimulée face aux prouesses de sa protégée. Il savait qu’en la mettant quotidiennement sur un cheval dès ses cinq ans, elle deviendrait une gagnante. Palome n’avait reculé devant aucun sacrifice ni aucune douleur pour atteindre les objectifs de son père. Avec son frère, ils avaient tout enduré pour se faire accepter de la ville, et plus important, toucher le cœur du gouverneur. Tous deux voulaient plus que tout au monde obtenir sa reconnaissance et sa confiance. Ils auraient fait n’importe quoi pour lui et attendaient avec impatience le jour où ils pourraient faire leurs preuves.

 

Angélique Leydier


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A bientôt

Angie

5 jours pour découvrir « L’espoir au corps »- Mon dossier!

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5 jours pour découvrir « L’espoir au corps »- Mon dossier!

Bonjour les amis! Aujourd’hui je publie ce petit article pour rappeler que la prévente de « L’espoir au corps » se termine dans 5 jours! Si vous n’avez pas encore commandé votre exemplaire, il est donc encore temps de le faire! Pour l’occasion, je réunis ici pour vous l’ensemble de mes articles sur ce roman que j’ai tant aimé, pour former mon dossier sur « L’espoir au corps »… 🙂 Allez vite le découvrir, vous ne serez pas déçus!

-lire la première partie gratuitement-

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Un roman intense à découvrir d’urgence!

« L’espoir au corps » est le troisième roman d’Anaïs W., dans le genre réaliste. L’auteure, habituée à faire vivre aux lecteurs des histoires fortes qui mettent en scène des personnages intenses, remplit une nouvelle fois sa mission. Les premiers lecteurs sont tombés sous le charme puissant de ce roman qui tient toutes ses promesses. Captivant, émouvant, fort avec un message clair: se battre pour s’en sortir et trouver le bonheur. Des thèmes surprenants: le VIH, le deuil, la famille, l’amour, le combat, l’acceptation. Daniel et Kalinda, les personnages principaux, devront se surpasser pour donner un sens à leurs vies. En tant que partenaire, comme vous le savez peut-être, j’ai moi-même lu « L’espoir au corps » et je l’ai adoré, au point d’y consacrer un dossier spécial!^^

Mon dossier sur « L’espoir au corps » d’Anaïs W.

Authente, partenaire d’Anaïs W.

Qui est Anaïs W. ? Portait+interview

Les bons plans de la prévente!

6 bonnes raisons de lire « L’espoir au corps » en images!

J’ai lu « L’espoir au corps: ma chronique complète

Au travers de ces 5 articles, vous avez tout ce qu’il vous faut pour connaitre ce nouveau roman, et peut être avoir envie de le découvrir. Bien sûr, je présente mon partenariat puis l’auteure, une jeune femme formidable. Ensuite je vous parle des bonus de la prévente, c’est important de le savoir! Il vous reste 5 jours pour en profiter donc je rappelle brièvement que les frais de port son offerts et que vous gagnez une place pour le grand tirage au sort qui aura lieu le 16 Septembre sur Facebook. Ça serait vraiment dommage de passer à côté!  Puis j’ai choisis de vous présenter, en images, les personnages principaux, Daniel et Kalinda, dans un article original et enfin, pour finir, ma chronique détaillée. Un dossier complet pour vous convaincre de devenir le prochain lecteur de « l’espoir au corps ».

-Commander mon exemplaire-

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Un roman qui n’attend que vous!

Je vous conseille chaudement de lire « L’espoir au corps », de recevoir son message, de vivre les combats de Daniel et Kalinda. Une vraie leçon de vie, de force et de sincérité. Vous ne ressortirez pas indemnes de cette lecture unique en son genre, au contraire, vous aurez apprit quelque chose. En rejoignant les autres lecteurs, vous découvrirez aussi une plume délicate, intelligente et profonde derrière laquelle se cache une auteure talentueuse. Anaïs W., une jeune femme que vous aurez envie de connaitre, car avec son troisième roman, elle vous aura forcément touché au cœur! Je suis moi-même heureuse de la connaitre un peu et d’avoir lu ses trois livres, car j’ai découvert une plume que j’aime beaucoup, et des histoires captivantes. « L’espoir au corps » n’attend que vous maintenant, mais dépêchez-vous, il ne reste plus que 5 jours pour bénéficier des bonus de la prévente! 🙂


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C’est la rentrée! Voici mes projets!

rentrée

C’est la rentrée! Voici mes projets!

 

Bonjour les amis! C’est la rentrée! Le retour à l’école des enfants et enseignants, la reprise des projets pour moi! Aujourd’hui je vous parlerais donc de mes activités, ralenties pendant l’été. il est également temps de faire un petit topo sur mon parcours dans l’auto-édition, débuté il y a 6 mois. Alors allons-y, c’est parti…

 

rentrée

Le bilan des 6 mois

Il y a 6 mois, je me lançais dans l’auto-édition, avec des rêves et plein d’idées. Je publiais mon premier roman, comme on testerait un médicament sur un cobaye, c’est à dire sans trop savoir ce qui allait se passer. Je m’étais renseignée bien sûr, je ne partais pas dans l’inconnu total, mais j’étais bien loin de me représenter le travail à fournir en tant qu’auteure indépendante! Je savais que mon roman n’était pas suffisamment abouti, mais qu’il me servirait à entrer dans le monde des auteurs, et d’apprendre à leur contact.

En toute franchise, je n’ai pas réalisé beaucoup de ventes. Plusieurs raisons à cela: une communication tardive et maladroite, des choix de titre et couverture peu attirants, un mauvais positionnement de prix… toutes les erreurs à faire, je les ai faites. Cependant, j’ai réussi à agrandir mon réseau, notamment sur Twitter en dépassant les 1000 followers. J’ai fais la connaissance d’auteurs et blogueurs, j’ai lu des romans auto-édités, j’ai regardé ce que les autres faisaient. J’ai soumis mon roman à la critique et répondu à des interviews. J’ai amélioré mon site et pris mes marques au niveau des articles, je m’y exprime enfin pleinement. Globalement, j’ai pris de l’expérience et petit à petit, j’optimise mon travail et ma présentation, j’apprends à tout soigner, et à contrôler mes idées.

Dans mon parcours, une auteure en particulier m’a beaucoup apprit, et je pense, n’a pas finit de m’apprendre. Il s’agit d’Anaïs W., et en l’observant, en lisant ses articles et ses livres, j’ai réalisé pas mal de choses. L’importance d’un travail très soigné, pour un rendu professionnel, mais aussi d’une communication claire, régulière, anticipée, pro. Cet été, elle m’a proposé d’être partenaire pour le lancement de son 3e roman (L’espoir au corps), et j’ai évidemment accepté. En voulant l’aider, je me suis aidée moi-même, c’est une super expérience!

 

rentrée

La reprise

Cet été, j’ai réalisé un tableau, de Raiponce et Belle, et j’ai pris tout mon temps 🙂 J’ai écris une nouvelle pour le concours Nolim by Carrefour et j’ai aussi candidaté mon roman pour le Prix des Auteurs Inconnus . J’ai aussi travaillé sur mon partenariat avec Anaïs W. en écrivant des articles. Je suis parti en vacances à Biarritz, une ville magnifique et assez incroyable avec des plages partout. Puis j’ai changé d’extension pour mes newsletter en choisissant Mailpoet, c’est bien mieux maintenant. Il est temps de s’y remettre, comme c’est la rentrée!

Pour commencer, j’ai stoppé mon travail sur la série à lire que je souhaitais écrire. Rapidement, je me suis aperçue que je ne voulais pas écrire sur ce thème, que je n’avais pas assez d’inspiration, de matière pour imaginer, travailler. Au lieu de m’acharner et de perdre gout, j’ai décidé d’arrêter ce projet. Durant l’été, un nouveau l’a remplacé, un roman cette fois, avec un gros travail de recherche, que je suis en train de mener en ce moment. Je vous en parlerais d’avantage dans quelques temps, mais j’ai d’ors et déjà écris le prologue, disponible sur Scribay.

Tchouk et Bou est toujours d’actualité, je poursuis l’écriture du tome 3. Je me pose beaucoup de questions quant au premier tome et sa publication. Au fond, j’aimerais le publier moi-même, mais je ne suis pas satisfaite du rendu. Je pensais donc avoir recours aux maisons d’édition, en tentant ma chance. Mais voilà, récemment, une nouvelle opportunité s’est offerte à moi, et je vais creuser de ce côté avant d’aller voir les maisons d’édition. Je vous en dirais plus si ça fonctionne^^

 

rentrée

Le renouveau

J’ai également pris une autre décision majeure, celle de rééditer mon roman, « L’ombre des sentiments ». Je suis en pleine réécriture en ce moment. Je suis en train de concevoir une nouvelle couverture et je réfléchis à un nouveau titre. Plus qu’une réédition, ça va être une vraie renaissance! J’ai envie de lui laisser une vraie chance, en libérant son potentiel et en y travaillant sérieusement, avec tout ce que j’ai appris ces 6 derniers mois, mais au delà, ces dernières années. Je suis très enthousiaste sur ce projet là, car il représente une véritable amélioration.

Évidemment, hors de question de modifier l’histoire, car elle me plait comme ça. Par contre, je réécris tout, de A à Z. Depuis l’écriture de ce roman, il y a quelques années, mon style s’est amélioré, ma façon de raconter aussi. Mon écriture et mon vocabulaires se sont étoffés de manière logique, avec le temps. J’ai donc aujourd’hui beaucoup plus de moyens à ma disposition pour écrire cette histoire. J’espère, en outre, produire plus de pages pour obtenir un roman un peu plus long. C’est un défi que je compte bien relever!


Pour conclure cet article de rentrée, je tiens à remercier tous ceux qui me soutiennent. Merci à vous qui suivez mon travail, partagez mes articles ou photos, qui me laissez des commentaires… Merci aussi à ceux qui ont acheté mon livre, ceux qui lisent mes textes gratuits, ici, sur sur Scribay, ou  sur Facebook. 

Merci à mes proches et aux nouvelles personnes que j’ai rencontré, j’espère poursuivre mon aventure encore longtemps, et grâce à vous, c’est peut être possible! 🙂

Bonne rentrée à vous!


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A bientôt

Angie

J’ai lu: « L’espoir au corps » d’Anaïs W. !

espoir

J’ai lu: « L’espoir au corps » d’Anaïs W. !

 

Bonjour les amis! Je suis revenue de Biarritz, où j’étais en vacances avec ma famille. Chose promise, chose due, je vous présente aujourd’hui ma chronique de « L’espoir au corps », troisième ouvrage de la romancière Anaïs W. ! J’ai eu la très grande chance de lire ce livre en bêta-lecture voilà un moment, de participer modestement à sa correction, et j’ai pu relire la version terminée par la suite. Ma lecture a donc été très sérieuse, minutieuse et objective. Tout ça dans le but d’aider au mieux Anaïs W., dans la limite de mes capacités^^ C’est avec le même sérieux que je vous livre mes impressions, ma vision de cette lecture unique en son genre, à travers la chronique suivante…

-disponible à la commande ici-

 

espoir

Un roman, des espoirs, des thèmes forts

 

Le 23 Septembre 2017 paraitra officiellement le troisième roman de l’auteure indépendante Anaïs W., intitulé « L’espoir au corps ». Un nouveau roman réaliste et profond, dans le prolongement des précédents ( « Débolis Héyavé » et « Au delà des tours » ), avec une nouvelle maturité. Une vision et un travail plus mûr, qui ont permit à Anaïs W. de nous livrer cette histoire forte, captivante, qui sait atteindre le cœur. La plume d’Anaïs, si profonde pour ne pas dire incisive, se voit dotée de nouvelles fibres, capables de tisser un récit plus complexe, plus adulte.

Les adultes justement, sont au premier plan dans ce roman, contrairement aux deux premiers. Terminé l’adolescence, ses tourments et ses doutes, ses rites initiatiques etc. Place au monde adulte, avec son lot de certitudes mêlées d’incertitudes, d’angoisses, de colères, de responsabilités, de souffrances, accompagnés de doutes et de secrets. L’auteure change d’atmosphère sans pour autant écorcher ses messages: combat, espoir, force, amour et confiance. Du moins, ce sont les thèmes principaux récurrents de l’univers d’Anaïs W., selon moi. Notez que la notion d’amour englobe l’amitié. L’autre thème pilier étant la quête d’un bonheur tranquille.

Un nouvel espoir…

Comme dans ses deux premiers romans, l’auteure met en scène des personnages aux parcours compliqués, animés par l’espoir de s’en sortir. Un espoir implacable qui les pousse à continuer, même quand tout semble perdu, et qui les rend meilleurs à la fin. Dans ce roman, Daniel et Kalinda, les personnages principaux, ont en commun l’espoir de trouver quelqu’un qui saura les accepter, et avec qui ils pourront partager leurs vies. Ils veulent trouver le bonheur, l’amour, la solidité et le réconfort d’un vrai foyer. L’une est persuadée d’avoir fait une croix sur l’amour, l’autre ne s’y attend plus vraiment… Et pourtant, plus fort que tout, l’espoir renait lors d’une rencontre sur un parking, grâce à un pneu crevé.

Des thèmes qui touchent

Si vous pensez avoir à faire à une romance avec « L’espoir au corps », détrompez-vous! Car si l’amour est bien présent, il est un thème parmi les autres. L’histoire d’amour entre les personnages principaux est LE prétexte pour les faire évoluer. Comme si, grâce à leur amour naissant, Daniel et Kalinda cessaient de tourner en rond pour enfin se concentrer sur l’essentiel: s’accepter et accepter les autres.

Le personnage de Daniel, atteint du VIH depuis toujours, doit vivre avec sa maladie, qui pourrait s’aggraver et se transformer en SIDA s’il ne prenait pas ses médicaments. Un sort qu’il n’a pas du tout choisi, puisque tout s’est joué avant sa naissance. Une fatalité contre laquelle il est impuissant, une réalité qu’il a toujours plus ou moins subit. Malgré tout, à la trentaine passée, il est en vie et en bonne santé grâce aux traitements d’aujourd’hui qui permettent aux malades d’avoir (presque) une vie normale. Il a toujours tenté de trouver l’amour d’une femme, de se poser sérieusement, mais en était-il capable alors que lui même ne s’acceptait pas? C’est avec ses échecs en poche qu’il revient chez lui, dans la maison de sa mère, pour une ultime tentative.

Le personnage de Kalinda est en position OFF du point de vue humain, au début de l’histoire. Tutrice de ses 3 frères et sœur plus jeunes depuis la mort de leurs parents, elle endosse au quotidien les rôles de papa et de maman. Une gymnastique éreintante, de surcroit lorsque l’on n’y est pas préparé. Pour tenir le cap, elle décide de s’ignorer et de n’être qu’un parent qui travaille. Pour ses frères et sa sœur, elle donne tout et les accompagne dans leur deuil. Un deuil qu’elle-même n’a pas encore entamé, ce qui engendre une souffrance grandissante, tapie dans l’ombre. Une souffrance d’autant plus grande que sa prise de responsabilités au sein de la famille l’a obligé à faire de grands sacrifices. Peut-elle, dans cette optique, accepter un étranger dans sa vie?

 

 

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Le bonheur, une quête difficile

 

Telle la quête du Graal pour les chevaliers de la table ronde, la quête du bonheur reste une idée fixe chez Anaïs W. . Si l’on repense aux romans précédents et que l’on ajoute « L’espoir au corps », on en déduit que ce bonheur est la récompense pour l’auteure. La récompense pour les efforts fournis par les personnages, qui systématiquement doivent se dépasser pour l’obtenir. Une similitude troublante avec la réalité, car bien des fois Anaïs pourrait simplifier les parcours de ses personnages, mais jamais elle ne le fait. Ils doivent lutter et trouver leurs armes face à leurs problèmes s’ils veulent s’approcher du bonheur. C’est une des raisons qui m’ont fait aimer son style dès le départ^^

Dans « l’espoir au corps », on peut dire que les personnages ne se facilitent pas la vie. Et c’est tout à fait compréhensible car contrairement aux ados, les adultes ont un parcours bien plus grand à assumer. Dans l’adolescence, de nombreux facteurs nous échappent, beaucoup de choses ne dépendent pas de nous. Dans l’âge adulte, ces données ont tendance à s’inverser. Il restera toujours des aléas, des tuiles qui tombent sans que l’on en soit responsable, mais leur quantité diminue au profit des choix personnels. Daniel et Kalinda ont fait de nombreux choix au cours de leur vie, qui les ont mené là où ils en sont au début de l’histoire. Ils continuent d’en faire au cours du roman, pas toujours les bons d’ailleurs, et de nouvelles complications voient le jour…

Au plus près des émotions

Bien avant Daniel et Kalinda, j’ai trouvé mon bonheur de lecture en retrouvant la plume d’Anaïs W. ! Je vous dit souvent que je l’aime beaucoup, et dans mes deux premières chroniques j’explique aussi pourquoi. Pour « L’espoir au corps », la magie a de nouveau fonctionné. L’auteure nous montre toutes les émotions de ses personnages, qu’ils soient seuls ou en présence d’autres personnes. Leurs sentiments sont décrits avec précision, profondeur, réalisme et sincérité. Anaïs W. n’en fait jamais trop, ni trop peu. Elle nous permet de vivre chaque émotion, négative ou positive, et d’être au plus près des personnages.

La plume d’Anaïs a également murie. De par son travail pour améliorer son style, elle sait aujourd’hui écrire ses histoires avec une plus grande maturité. Elle a prit de la hauteur et sait provoquer les émotions de ses lecteurs tout en livrant un récit honnête et objectif. Sans fioritures mais avec beaucoup de délicatesse, son écriture va plus loin et nous donne plus qu’avant. A noter que « L’espoir au corps » est aujourd’hui le roman le plus long d’Anaïs W. .

 

 

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Des personnages combatifs et humains

 

Nous y sommes, les personnages! Alors bien sûr, si vous lisez le blog, vous les avez déjà rencontrésdans cet article ) mais ici je vous les présente avec mon analyse, ma vision. Et puis je vais faire un tour d’horizon des personnages secondaires car vous imaginez bien que Daniel et Kalinda ne sont pas seuls sur une île déserte. Il y en a relativement peu, ce qui a permit à l’auteure de se focaliser sur les principaux sans pour autant zapper le reste.

Daniel et Kalinda

Vous l’avez comprit, ce sont eux les principaux acteurs de « L’espoir au corps ». Daniel et Kalinda paraissent indissociables, leurs prénoms vont bien ensembles, ça tomberait presque sous le sens. Presque car comme vous le savez, l’un est atteint du VIH et l’autre est en plein blocage émotionnel. Les voici séparément, dans deux descriptions:

Kalinda:

C’est une jeune femme de 26 ans, brune et féminine. Elle prend soin de son apparence mais n’est pas maniérée. Elle a abandonné sa vie du jour au lendemain pour s’occuper de ses deux frères ainsi que de sa sœur, tous plus jeunes. Une grande différence d’âge la sépare du reste de la fratrie, ce qui explique qu’elle se soit vu attribuer la garde en tant que tutrice légale. Charge qu’elle a évidemment accepté sans hésitation, hors de question pour elle qu’ils aillent en foyer ou autre chose. La famille est un pilier dans l’existence de Kalinda, terriblement ébranlé par la mort de ses deux parents.

Kalinda ne trouve pas le temps, ne trouve pas la force, pour faire son deuil. Elle a enfermé sa douleur et ses pensées afin de ne pas sombrer. L’éducation et le bien être des enfants d’abord. Ce choix la rend fragile, facilement émotive mais surtout, ne lui permet pas de tourner la page. Sa rencontre avec Daniel va la forcer à sortir de sa coquille et petit à petit, l’auteure va nous dévoiler une nouvelle Kalinda.

En outre, pour s’assurer d’avoir une chance avec Daniel, elle va opter pour le mensonge. En effet, Kalinda fait le choix de lui cacher son récent rôle de mère de trois enfants, ainsi que la mort de ses parents. Un mensonge intenable me direz-vous…Et pourtant elle le fera durer suffisamment pour risquer de tout perdre.

Daniel:

C’est un bel homme de 32 ans, grand et en apparence bien dans sa peau. Il a un côté séducteur et aime l’humour. Daniel a également un chien nommé Andy, avec qui il a tissé une très forte relation. Atteint du virus de VIH depuis sa naissance, il s’est habitué à vivre avec les médicaments, les prises de sang, les hospitalisations etc. A ses 18 ans, il quitte la maison, sa mère et son ancienne vie pour partir sur les routes de France.

Pendant plus de dix ans, il va travailler comme saisonnier, faire toutes sortes de boulots et va parfois même se poser plus longtemps. Il va également connaitre l’amour et avoir plusieurs petites amies mais voilà, rien ne marche très longtemps. Sa maladie semble toujours être un problème. Épuisé, Daniel décide de rentrer chez lui, dans la maison ou vivait sa mère, pour se donner une dernière chance d’être heureux. Jusqu’au-boutiste, il se fait la promesse que si rien ne marche, il se laissera mourir en stoppant son traitement.

Sa rencontre avec Kalinda va lui rendre espoir, et va aussi le forcer à faire des compromis. Il va devoir accepter le fait que peut-être, tout n’est pas dû au VIH dans ses échecs précédents. Daniel devra s’accepter tel qu’il est, pour être capable d’accepter Kalinda. Mais c’est sans compter sur son caractère dur et entêté…

Les personnages secondaires

Comme je vous le disais, ils ne sont pas trop nombreux, ainsi ils ne volent pas la vedette à Daniel et Kalinda. Ils ne sont pas non plus négligés, ils tiennent leur rôle, voilà tout. Un dosage plus équilibré que dans les deux premiers romans d’Anaïs. Personnellement j’en compte huit, les autres étant des figurants.

Concentrons nous un instant sur les cinq premiers, qui constituent l’entourage de Kalinda: Julien (12 ans), Émilie (9 ans) et Yann (7 ans), la fratrie, puis Liliane et Louis, les grands-parents. Les enfants ont apprit à revivre malgré l’absence de leurs parents, aidés par leur grande sœur mais aussi par un psychologue qu’ils voient régulièrement. Eux ont fait leur deuil ou sont entrain de le faire, et poursuivent leurs vies d’enfants le mieux possible. Il s’agit là d’une nette différence entre l’ainée et les trois cadets. Bien sûr, ils représentent une lourde charge, comme tout enfant ceci dit, mais ont globalement de bons caractères. Ils sont très présents dans l’esprit de Kalinda et dans le récit. Ils représentent en outre la bouée de sauvetage à laquelle se raccroche Kalinda à de nombreuses reprises.

Louis et Liliane sont quant à eux les grands-parents paternels, soutiens indéfectibles. Eux aussi sont des personnages forts bien que discrets, et grâce à leur présence, l’histoire de Kalinda et Daniel prend un nouveau tournant. Ils représentent la sécurité, tant matérielle qu’affective. Je les ai trouvé très attachants.

Ensuite nous trouvons l’entourage de Daniel avec Andy et Papé. Comme vous le constatez, Daniel est plutôt seul dans la vie. Andy est un jeune Malinois plein d’énergie. Oui c’est un chien^^ Il n’en n’est pas moins un personnage secondaire pour moi, bien plus qu’un figurant. Il est le seul être à vivre avec Daniel et une relation fusionnelle est née entre eux. Andy a même prit l’habitude de rappeler à son maitre de prendre son médicament; il veille sur lui. C’est un compagnon de joies et de galères, qui prendra vite Kalinda en affection. Anaïs W. a su rendre ce personnage canin très vivant, on s’attache à lui.

Papé est le voisin de Daniel, il vit dans la ferme à côté. Il est l’ancien propriétaire de la maison qui appartient aujourd’hui à Daniel. C’est lui qui louait les lieux à sa mère, il connait donc le jeune homme depuis très longtemps, et l’a vu grandir. Il est clairement son grand-père de cœur. Veuf, il vit seul et continue de travailler un peu, malgré son âge. Il ne saurait rester sans rien faire. Bienveillant, il est un soutien précieux pour Daniel, mais il sait aussi lui dire quand il ne fait pas le bon choix. C’est un personnage tendre et fort, généreux et gentil.

Le dernier personnage secondaire s’appelle Viviane et constitue le lien entre Daniel et Kalinda. En effet, elle connait Daniel depuis qu’il est revenu, on peut dire qu’ils sont amis. D’un autre côté, elle est la collègue de travail de Kalinda, avec qui elle a apprit à bien s’entendre. Viviane est une affective et une grande émotive. Elle cherche le bonheur de ses proches et respire la joie de vivre. Elle n’hésite pas à rendre service, ou même à provoquer un peu le destin, pour le bien des jeunes amoureux. Grâce à elle, Daniel, comme Kalinda, seront aiguillé dans le bon sens. Elle représente la maman, celle qui prend soin des autres et qui sait comment faire. C’est un personnage un peu théâtral, mais qui tient une place importante dans le récit.

 

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Une lecture unique en son genre

« L’espoir au corps » est un roman réaliste, bouleversant et marquant. Les thèmes choisis sont forts et ne sont pas simples à adapter. Il s’agit du premier roman que je lis qui mêle à la fois le VIH et une histoire d’amour, avec quelqu’un qui a trois enfants à charge. Au premier abord cela semble improbable. Ensuite l’auteure incruste ces thèmes dans une réalité parfaitement dépeinte et crédible. L’histoire de Daniel et Kalinda devient possible, et l’on se demande comment ils vont faire pour que ça marche.

Daniel est malade, c’est un fait, il est atteint du VIH et seul son traitement lui assure une vie stable et une santé correcte. Anaïs W. ne nous présente pourtant pas une personne « malade », car Daniel est avant tout un homme encore jeune, avec un caractère, une personnalité, un travail, des biens etc. Il est humain avant tout et son triste sort de malade est une des choses qui le composent, cela ne le définit pas.

La romance entre les personnages principaux n’est pas mièvre ou idéale. Elle est compliquée, faite de rendez-vous manqués et de non-dits. Elle est forte, remplie de moments d’espoir, de joie et de réconfort. Le mensonge plane au dessus de cette relation et rien n’est joué d’avance.

En fait, Anaïs W. parvient, une fois de plus, à nous ancrer dans une réalité saisissante. Son style, qui a évolué, continue de scruter les émotions humaines, pour les retranscrire avec talent. Cette histoire ne ressemble à aucune autre et les combats menés par Daniel et Kalinda valent la peine d’être lus.

De plus, et ce n’est pas négligeable, Anaïs W. livre, dans son roman, de précieuses informations sur le VIH et le SIDA, que ce soit à un niveau médical, ou d’ordre pratique au quotidien. Car finalement, combien d’entre nous savent ce que c’est de vivre avec cette maladie? Ou avec quelqu’un qui la porte?

Pour conclure, « L’espoir au corps » est une lecture que je recommande chaudement. J’ai relu quelques passages pour écrire cette chronique d’ailleurs et, l’effet est toujours le même! Et pourtant je le connais bien ce roman maintenant. C’est un des meilleurs signes, qui me conforte dans l’idée que « L’espoir au corps » est un très bon roman.


Vous pouvez découvrir gratuitement la première partie de « L’espoir au corps »:

(lien partenaire)

Et apprendre à connaitre Anaïs W. ici:

Qui est Anaïs W. ?


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A bientôt

Angie