Nouvelle fan-fiction disponible!

 

BONJOUR A TOUS!

Aujourd’hui je vous propose une nouvelle fan-fiction à découvrir gratuitement sur authente.fr.

Après Harry Potter et Scooby-Doo, on m’a proposé de mélanger l’univers policier et le fantastique, en prenant obligatoirement des personnage de série TV ou de cinéma. Afin d’éviter les coups d’épée dans l’eau, j’ai éliminé tout ce qui mélangeait déjà plus ou moins ces deux genres. Puis j’ai cherché quels personnages je voulais et là j’ai buté! Je pensais abandonner quand deux très fortes personnalités issues du petit écran se sont imposées à moi. L’agent du FBI Leroy Jetro Gibbs et le noble explorateur aventurier sir Malcolm Murray. Mais oui! Évidemment que faire se rencontrer ces deux là était intéressant!

Les séries que j’ai choisi, vous l’aurez deviné, sont donc « NCIS » et « Penny Dreadful ». J’ai volontairement offert un carnage au début, car mon but n’était pas là, je suis passée outre l’aspect fantastique au delà de la tuerie, pour ne garder que le personnage de Malcolm, et Gibbs en face bien sûr. Je voulais un tête à tête.

Je vous laisse lire cette courte fan-fiction, que vous pourrez retrouver à tout moment dans la galerie des textes, et que vous pouvez partager sans modération !

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et bonne lecture^^


 

Gibbs vs Malcolm

 

La nuit s’achevait enfin. Elle avait été longue, pénible… douloureuse. Gibbs ne savait pas où regarder. L’étage où il se trouvait était vide, du mobilier aux baie vitrées blindées, tout avait disparu, tout avait été détruit. L’alarme incendie du quartier général sonnait sans interruption, le feu s’emparait des locaux, Gibbs sentait l’odeur de la fumée qui provenait de l’étage au-dessus de lui. De nombreux flashs d’une violence extrême lui revenaient brutalement, les uns après les autres, ainsi il remonta le fil de cette nuit infernale, où toutes les horreurs s’étaient produites. L’instant d’avant il était encore prêt à accepter le fait qu’il avait tout imaginé, qu’il était victime d’un choc ou quelque chose comme ça, mais plus maintenant.

La pluie battait fort au dehors et envoyait de lourdes rafales sur la structure à nue des anciens bureaux des équipiers de Gibbs. Indifférente, elle venait se fracasser contre les cadavres de ces derniers, figés dans leur dernier souffle. Avec courage ils avaient lutté, chacun d’entre eux, jusqu’à leurs dernières forces, pour la protéger. Mina. La jeune fiancée du marine assassiné une semaine auparavant. Mina, qu’il fallait préserver à tout prix, et pour laquelle ils n’ont pas hésité à mourir. Gibbs revoyait leur mort dans sa tête, encore et encore ; DiNozzo… Ziva… McGee… avaient tués plusieurs dizaines de ces goules infernales, sans faillir. Regroupés les uns contre les autres dos à dos, ils tiraient, poignardaient, tranchaient, découpaient de tous côtés, barrant l’accès au bureau du directeur dans lequel se trouvait Mina. Acculés, ils se battirent au corps à corps jusqu’à disparaitre sous les assauts de ces créatures abjectes, venues des enfers pour dévorer et saccager. Lorsque ces bêtes infâmes s’enfuirent, Gibbs cligna des yeux, trop certain que ce qu’il voyait était bien réel. Ses coéquipiers étaient tombés. Inertes, ils gisaient allongés les uns contre les autres cependant que leur sang maculait le sol, se mêlant à celui des goules vaincues, dégoulinant mollement du rebord de la passerelle, pour tomber en goutte à goutte 2 mètres plus bas.

Le feu se répandait malgré le déluge, et sir Malcolm ne ménagea pas Gibbs lorsqu’il fallut le sortir de l’immeuble. Il savait qu’il ne fallait pas, d’autant plus avec un homme comme lui. Cependant il s’était attendu à ce que le vieil agent refuse de le suivre, mais la rigueur militaire, c’est la rigueur militaire, songea-t-il après avoir craqué la dernière allumette, mettant le feu au rez-de-chaussée.

Dans la voiture, un silence de mort s’était installé entre les deux hommes. Gibbs regardait fixement devant lui, les mains sur les cuisses et sans laisser transparaitre d’émotion sur son visage. Malcolm conduisait, épuisé et furieux, inconsolable d’avoir perdu Mina, sa fille, mais déterminé à la retrouver, et à la sauver. Il pensait à mille choses à la fois, mais tout comme son compagnon de route, le vieil explorateur ne laissait rien transpirer. Ainsi le mutisme persista jusqu’à leur arrivé devant la maison de Gibbs. Il se poursuivit lorsque les deux hommes entrèrent à l’intérieur, puis lorsqu’ils mangèrent. Le silence ne fut rompu qu’après plusieurs heures, quand Gibbs avala une seconde gorgée de wiskhy avant de nettoyer ses outils, dans son sous-sol. Enfin occupé à quelque chose, il prit la parole :

  • Que va-t-il se passer, maintenant ?
  • … Je vais la chercher, je la trouverais et je la sauverais, répondit sir Malcolm d’une voix d’outre-tombe, je la sauverais.

Le vieil homme aurait tenu le silence encore longtemps s’il avait pu le faire. Perdu dans ses réflexions, montant des plans dans sa tête, prenant des décisions, il avait presque oublié la présence de Gibbs, comme de tout autre être vivant sur Terre à part sa précieuse Mina. Après la mort de son fils, il devait désormais se battre contre les ténèbres, dans l’espoir de revoir sa fille. Il savait qu’il devait retourner à Londres, retrouver miss Ives qui l’attendait désespérément, luttant contre ses propres démons. Retrouver son équipe, son foyer.

  • Ce soir je prendrais un avion pour Londres, je dois régler un certain nombre d’affaires…
  • Alors vous partez. Vous êtes venus aux Etats-Unis suivi par un bataillon de vampires, et vous avez causé la mort de dizaines de bons marines et de bons agents. Vous comptez vraiment repartir ce soir ? Gibbs gardait un calme olympien pendant qu’il affûtait un couteau à bois.
  • Je vais repartir, je le dois, affirma un Malcolm sombre et déterminé.
  • C’est impossible.
  • Vous ne pouvez m’empêcher de partir, Gibbs.
  • Vous croyez ? dit l’agent avant de se retourner vers son interlocuteur.
  • Je le crois. Il se leva et poursuivi, Ma fille Mina a été enlevée par des créatures de l’enfer, ces vampires comme vous dites, ma protégée est la proie du démon, seule à Londres depuis des semaines je n’ose penser au pire, j’ai des affaires à régler et je peux vous l’assurer, agent Gibbs, je compte bien le faire ! Je ne suis pas un homme qui perd son temps, je ne suis pas quelqu’un qui se laisse impressionner, je DOIS retrouver ma fille pour la sauver et personne ne me retiendra !
  • Vous êtes loin de chez vous monsieur Murray, répondit Gibbs très calmement. Personne ne partira d’ici avant que j’ai des réponses, avant de savoir pourquoi mon équipe est morte !

Gibbs frappa lourdement sur l’établi avec sa main, fixant sir Malcolm droit dans les yeux. A ce moment-là, sir Malcolm Murray compris qu’il devrait expliquer beaucoup de choses, et qu’il ne fallait pas compter quitter ce sous-sol si aisément. Cette lueur au fond des yeux, qui venait trancher avec le bleu clair des iris, il la connaissait, il l’avait déjà vu, dans son propre regard. Hésitant une dernière fois, il prit le vieux tabouret en bois de sous l’établi et entreprit de raconter son histoire à un Gibbs tendu et intransigeant.

L’agent qui pensait avoir tout vu avait dû encaisser beaucoup de vérité, pendant l’heure que Malcolm passa à narrer les évènements qui l’avaient conduit ici, à Washington. Pas une fois il n’avait interrompu son interlocuteur, tout du long, il avait écouté scrupuleusement chaque phrase, chaque mot, et analysé chaque information donnée. A mesure que le vieux noble parlait, il écoutait plus attentivement, son regard perçant toujours fixé sur le regard de l’autre. A mesure qu’il parlait, sir Malcolm sentait sa voix s’assombrir, et plongeait dans l’œil de son double, s’y enfonçait solidement comme une ancre. A cette profondeur, il pouvait pratiquement entrevoir les premières lueurs de l’âme de son vis-à-vis, et s’y adresser directement. Il aurait pu se passer un siècle ou un millénaire, les deux hommes aspirés par l’intensité de l’instant n’en avaient cure, chacun buvant la vision de l’autre, les yeux prêts à percer le mystère de l’individu. Gibbs comprit qu’il avait en face de lui un survivant, Malcolm réalisa qu’à l’autre bout de la table se tenait également un survivant. Plusieurs fois, la mort n’avait pas voulu d’eux et les avaient rejeté dans la noirceur de la vie. Plusieurs fois ils auraient dû mourir, et surtout mourir à la place de quelqu’un d’autre. Tout au long de leurs vies, ils auraient pu s’échapper, abandonner, éviter les blessures, les marques, recommencer ailleurs, autrement. Tout au long de leurs vies cependant, chacun à leur façon, ils n’ont jamais songé à le faire. Ils se sondèrent ainsi un long moment après que Malcolm eut terminé son discours. Combien de temps ? Aucun des deux ne voulait quitter le regard de l’autre, de peur de s’écrouler ou de cesser d’y croire, ou bien par peur de laisser s’en aller la personne qui vous ressemble le plus au monde. Aucun des deux ne pouvait quitter l’autre, étant chacun en terrain connu sur le territoire de l’autre. Leurs regards communiquaient, telle une étrange fusion glaciale, dans un silence assourdissant.

Le soir même, sir Malcolm Murray quittait les Etats-Unis la tête haute, un imperceptible sourire aux lèvres. Son billet enregistré, il put rejoindre Gibbs qui l’attendait déjà de l’autre côté avec la même expression sur le visage. Une fois de plus la mort n’avait pas voulu d’eux, ils étaient des survivants à nouveau, et la prochaine fois, ce sont eux qui iront la chercher.

Angélique Leydier

(c)2017 A.Leydier


C’est fini! J’espère que cette petite lecture vous aura plu, laissez moi un com pour livrer votre avis^^

A bientôt pour un nouvel article!

Angie.

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