Chanson de Iarna

photo: Pixabay

CHANSON DE IARNA

Au crépuscule d’automne naquit la princesse Iarna,

La pâleur des étoiles dans ses cheveux,

Blancs et froids comme son cœur qui ne battait pas.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Doux les étés, le printemps et la caresse du temps,

Le jour et la nuit comme une lente musique,

Et passe l’enfance pour la princesse au cœur froid.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Dans les royaumes souffle un vent de rage et de colère,

Et comme une ombre, au crépuscule qui tombe,

La guerre vint chasser la lumière dans tous les cœurs.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Les champs en fleur devinrent le lieu de grandes hécatombes,

Où les hommes se battaient jusqu’à la mort,

Et l’effroi empli le cœur de la jeune Iarna.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Plus de caresses, la guerre mord dans la chair des enfants,

La tristesse de son peuple glaca son cœur,

Vint alors la bise gelant la terre et les âmes.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Une peine glacée face aux tourments accabla son cœur,

Les êtres des bois bientôt succombèrent,

Et les soldats cessèrent les combats, saisis par le froid.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Froid cruel, fardeau mortel sa peine décime les siens,

Iarna vit seule au château endeuillé,

Et de son peuple fut bientôt abandonnée.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Les yeux baignés de larmes en s’endormant sur son trône,

Elle pétrifia le monde d’un froid hurlant,

Et la vie disparu des terres de la princesse.

Chante le vent, la tempête et le froid, Iarna.

Angélique Leydier

(c)A.Leydier

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