J’ai lu: les romans de Stephen King

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J’ai lu: les romans de Stephen King

Stephen King, ce grand malade qui nous effraie et qu’on adore!

Bonjour les amis! Aujourd’hui, je vous propose la présentation d’un auteur que j’aime beaucoup! La dernière fois je vous avais parlé d’Amélie Nothomb, et bien ce coup-ci, il s’agit du très célèbre auteur américain, Stephen King. Comme beaucoup d’entre nous, je l’ai découvert il y a longtemps déjà! Contrairement à Amélie Nothomb, je n’ai pas encore lu toutes ses œuvres. J’ai donc encore de nombreuses occasions de me faire plaisir avec cet auteur!

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Qui est Stephen King?

 

Stephen King est né le 21 Septembre 1947, à Portland, dans le Maine. Son père abandonne le domicile conjugal lorsqu’il est enfant, sa mère doit alors assumer seule ses deux fils. Le jeune Stephen King connait des années difficiles et déménage de nombreuses fois. Jusqu’au jour où il se fixe à nouveau dans le Maine avec sa famille, durablement.

Le petit Stephen voit l’un de ses camarades se faire écraser par un train, juste sous ses yeux, ce sera sa première rencontre avec l’horreur. Suivront ses passions pour les livres et le cinéma, qui construiront son univers et son gout pour l’horreur.

Il fait ses études à l’université du Maine, et en ressort avec un diplôme et un certificat d’enseignant d’anglais. Il se marie rapidement après avec Tabitha Spruce, qu’il a rencontré sur le campus et avec qui il aura 3 enfants. Il commence à vendre à bas prix ses premières nouvelles, à des magazines notamment.

Il connait là aussi une période de galère, où il gagne peu sa vie et où ses premiers livres ne se vendent pas. Néanmoins, le succès arrive en 1974, avec son premier roman publié par l’éditeur américain Doubleday, le célèbre « Carrie ». Sa carrière était lancée. En parallèle des publications sous son nom, il publie également des romans sous un pseudonyme, « Richard Bachman », afin de pouvoir publier plus de livres par an.

Les romans vont ainsi s’enchainer avec « Salem » en 1975, « Shining » en 1977, « Fléau » en 1978 ou encore « Marche ou crève » en 1979. Il signera par la suite Best-seller sur Best-seller, avec des titres plus connus les uns que les autres: « Simetierre », « Ça », « Misery », « La ligne verte », « La tour sombre », « Sac d’os » ou encore « Histoire de Lisey ».

En Juin 1999, il est victime d’un grave accident. Une camionnette le renverse alors qu’il marche le long d’une route, et il doit subir une opération. Suite à cet accident, l’auteur va relentir son rythme d’écriture.

Stephen King est un écrivain d’horreur, mais aussi de fantastique, de science fiction, de fantasy et de roman policier. Ces différents genres se succèdent au fil des romans, que ce soit en tant que King ou que Bachman. Il a remporté de nombreux prix littéraires et plusieurs de ses œuvres sont adaptées au cinéma ou encore en séries TV.


Stephen King, un auteur prolifique à l’imagination débordante!

Pendant plusieurs années, il a publié jusqu’à 3 livres par an. Il explique dans sa méthode de travail qu’il se contraint à écrire 2000 mots par jour, bien qu’il ait réduit son rythme à environs 1000 mots par jour depuis un certain temps. Stephen King a publié un peu de tout, et en quantité: nouvelles, romans, romans courts etc. Au total, plus de 120 livres publiés!

Il y a tellement de livres à lire, que je suis loin d’en avoir fait le tour! Surtout que notre ami continue d’écrire, et publie régulièrement. A travers son œuvre, il aborde des thèmes comme l’enfance, la condition d’écrivain, la violence, la confrontation entre le bien et le mal, la réalité et l’imaginaire, ou encore la méfiance envers les institutions. Il se fait également critique de la société américaine, et aime en révéler les plus sombres aspects.

Stephen King écrit à l’instinct, et pour la plupart de ses romans il ne planifie donc pas son histoire. Assez souvent, il dit que la fin ne ressemble en rien à ce qu’il avait imaginé au départ! On peut dire qu’il laisse libre court à son imagination.


Pourquoi j’aime tant?

J’ai découvert les romans de Stephen King en lisant « Simetierre », un de ses meilleurs je trouve! Bien évidemment, j’ai tout de suite accroché! Tout m’attirait chez cet auteur, son écriture d’une apparente facilité, l’imagination sans bornes et le gout du vice. Dans les histoires qu’il narre, tout peut arriver, notamment le pire, et j’aime ça! Surtout qu’en matière de pire, il a de la ressource.

Stephen King sait aller plus loin et soutirer le maximum de ses personnages. Il les presse comme des citrons, jusqu’à ce qu’ils s’en sortent, ou meurent. Sa capacité à châtier ses personnages m’a toujours bluffé, et m’a aussi pas mal aidé pour mes propres histoires.

Autre point que j’apprécie toujours dans les romans de Stephen King: la description du quotidien d’américains moyens, la plupart du temps. Dans la même veine, il s’évertue à dépeindre cette Amérique typique, à la critiquer au besoin. Et si parfois il nous vend du rêve à travers ces images de son pays, il sait aussi le juger et ne l’épargne pas. Toujours dans le même domaine, c’est un auteur qui sait vraiment poser un décor, une ambiance. J’ai toujours admiré son talent en la matière.

Bon et puis, pour finir, les histoires quoi! Mais quelles histoires de fou furieux! J’ai rarement lu d’auteurs aussi créatifs, surtout sur le long terme. Comment trouve-t-il toute cette inspiration? Comment des histoires pareilles naissent dans sa tête? Il faut bien le dire, un roman de Stephen King, ça vous aspire totalement à l’intérieur. Et ça ne vous laisse jamais indemne!

 

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Mes romans favoris

Stephen King a écrit tellement de livres qu’il est impossible de parler de tous ici, d’autant plus que je ne les ai pas encore tous découverts. Je vais donc faire un focus sur mes 2 favoris! Qui comptent parmi les meilleurs de l’auteur d’ailleurs^^

« Simetierre »:

Roman publié en 1983 chez Doubleday, dans le genre Horreur.

Résumé:

La famille Creed (Louis, médecin, sa femme Rachel, leur fille Ellie, le bébé Gage et leur chat, Church) viennent emménager dans la petite ville de Ludlow, dans une grande maison ancienne. Louis fait la connaissance du vieux Jud Crandall, son voisin d’en face, qui lui montre le quartier et particulièrement un petit cimetière aux animaux avec sa pancarte mal orthographiée créé par les enfants de la ville. Un jour, le chat se fait écraser. Creed décide de l’enterrer avant que les enfants ne découvrent le désastre, et demande de l’aide à Jud. Pendant qu’ils enterrent le chat, le vieil homme lui raconte à demi-mots une légende qui court sur ce cimetière. Puis le chat revient. Vivant. Mais pas tout à fait le même. Et c’est alors qu’un nouveau drame surgit. (source: Babélio)

Mon avis:

« Simetierre » est pour moi l’un des meilleurs romans que j’ai lu, et aussi l’un des meilleurs de l’auteur. Un cimetière indien, des morts qui reviennent à la vie en version maléfique, un chat et un bébé… une recette malsaine à souhait, souvent qualifiée d’insupportable, ce qui fait sa réputation. Il fait bien avouer qu’un bébé mort-vivant tueur, accompagné de son chat tout aussi mort et hargneux, ça ne peut pas laisser indifférent! J’ai particulièrement aimé le personnage de Louis Creed, sa personnalité et puis, son parcours. Il s’enfonce, en étant consentant, dans un enfer terrifiant. L’idée du chat était déjà limite, et il voit bien que la bête n’est plus ce qu’elle était, pourtant, lorsque son enfant meurt, il adopte le même réflexe. Mais ce n’est pas terminé, car Louis Creed n’apprend pas de ses erreurs, et il est surtout désespéré, à la fin, alors que tout a mal tourné, il refait la même avec sa femme… Irrécupérable.

Certaines scènes du roman sont évidemment difficiles à lire, notamment la mort de l’enfant, et son retour meurtrier. Cela dit, c’est bien ce qui fait de « Simetierre » ce qu’il est^^ Si vous ne l’avez jamais lu, jetez vous dessus!Vous allez adorer Church^^

 

« Ça »:

Roman publié en 1986 chez Viking, dans le genre Horreur. « Ça » a remporté le prix British Fantasy 1987 et se trouve être le roman le plus vendu aux États-Unis en 1986 (classement par le Publishers Weekly).

Résumé:

Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent: des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent.
Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur.
Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur.
Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ça » qui, lui aussi, peut avoir peur… (source: Babélio)

Mon avis:

« Ça » est le meilleur roman de Stephen King, selon moi. Le meilleur que j’ai lu de lui en tout cas. Cette histoire est longue, terrifiante, malsaine, tordue, sombre, gore… Elle crée de nombreux malaises à la lecture, il va très loin dans l’horreur je trouve. C’est clairement un de mes romans favoris. C’est également un roman qui traverse les époques, qui ne vieillira sans doute jamais, et dont l’ambiance est unique. Il a inspiré beaucoup de monde (dernièrement, la série « Stranger Things »), et son ambiance est inimitable.

Ce roman m’a transportée, aspirée, lui aussi, et j’en ai même fait quelques cauchemars^^ Encore une fois, comment Stephen King a-t-il eu cette idée de malade? « Ça » réunit ses deux thèmes de prédilection, l’horreur et l’enfance, dans ce qu’on peut appeler un véritable chef d’œuvre! On suit cette bande d’amis avec une addiction bizarre, curieux de savoir comment ils vont vaincre le clown, ou comment ils vont mourir!


Stephen King, pour moi c’est…

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Stephen King est incontestablement l’un des plus grands auteurs du 20e siècle, et sans doute qu’il fera partie des meilleurs du 21e également. Ses romans pullulent, dans des genres différents, des formats différents et des atmosphères différentes. Il est le maitre de l’horreur, celui qui l’a présenté au monde entier, avec un succès populaire, spectaculaire et sans précédent. Nombre de ses œuvres sont adaptées sous toutes sortes les formes: cinéma, séries, romans, jeux vidéos, BDs etc. Et très nombreux sont les clins d’œil, un peu partout. Son influence est indéniable.

Stephen King fait parti de la culture américaine pour moi, de la meilleure partie^^ C’est un de mes auteurs favoris, il a une grande influence sur ma vision de l’horreur par exemple. J’adore ses histoires, et son univers.

Il est également un homme généreux, attaché à l’endroit où il vit, et où il s’investit. Avec sa femme, ils ont crée une fondation et régulièrement, il fait des dons à la ville de Bangor, dans le Maine. Bref, il est plutôt altruiste, et modeste, j’apprécie^^ Il assume ses convictions et ne va pas s’interdire de dire ce qu’il pense, sans chercher pour autant à faire de la récupération ou de la provocation. Là où il s’exprime le plus, c’est à travers ses romans.

Pour finir, je dirais que c’est un personnage à lui tout seul, intéressant, un peu flippant, mais qu’on adore. J’espère qu’il va écrire encore longtemps!

Voilà, c’est fini! J’espère que vous avez aimé cet article! Je reviendrais vous parler d’un autre auteur que j’aime, mais je ne sais pas quand^^ Surprise 😉 Si jamais vous n’avez jamais rien lu de Stephen King et bien, je vous y encourage très sérieusement et j’espère vous avoir donné envie!^^


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A bientôt

Angie

J’ai lu: « L’espoir au corps » d’Anaïs W. !

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J’ai lu: « L’espoir au corps » d’Anaïs W. !

 

Bonjour les amis! Je suis revenue de Biarritz, où j’étais en vacances avec ma famille. Chose promise, chose due, je vous présente aujourd’hui ma chronique de « L’espoir au corps », troisième ouvrage de la romancière Anaïs W. ! J’ai eu la très grande chance de lire ce livre en bêta-lecture voilà un moment, de participer modestement à sa correction, et j’ai pu relire la version terminée par la suite. Ma lecture a donc été très sérieuse, minutieuse et objective. Tout ça dans le but d’aider au mieux Anaïs W., dans la limite de mes capacités^^ C’est avec le même sérieux que je vous livre mes impressions, ma vision de cette lecture unique en son genre, à travers la chronique suivante…

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Un roman, des espoirs, des thèmes forts

 

Le 23 Septembre 2017 paraitra officiellement le troisième roman de l’auteure indépendante Anaïs W., intitulé « L’espoir au corps ». Un nouveau roman réaliste et profond, dans le prolongement des précédents ( « Débolis Héyavé » et « Au delà des tours » ), avec une nouvelle maturité. Une vision et un travail plus mûr, qui ont permit à Anaïs W. de nous livrer cette histoire forte, captivante, qui sait atteindre le cœur. La plume d’Anaïs, si profonde pour ne pas dire incisive, se voit dotée de nouvelles fibres, capables de tisser un récit plus complexe, plus adulte.

Les adultes justement, sont au premier plan dans ce roman, contrairement aux deux premiers. Terminé l’adolescence, ses tourments et ses doutes, ses rites initiatiques etc. Place au monde adulte, avec son lot de certitudes mêlées d’incertitudes, d’angoisses, de colères, de responsabilités, de souffrances, accompagnés de doutes et de secrets. L’auteure change d’atmosphère sans pour autant écorcher ses messages: combat, espoir, force, amour et confiance. Du moins, ce sont les thèmes principaux récurrents de l’univers d’Anaïs W., selon moi. Notez que la notion d’amour englobe l’amitié. L’autre thème pilier étant la quête d’un bonheur tranquille.

Un nouvel espoir…

Comme dans ses deux premiers romans, l’auteure met en scène des personnages aux parcours compliqués, animés par l’espoir de s’en sortir. Un espoir implacable qui les pousse à continuer, même quand tout semble perdu, et qui les rend meilleurs à la fin. Dans ce roman, Daniel et Kalinda, les personnages principaux, ont en commun l’espoir de trouver quelqu’un qui saura les accepter, et avec qui ils pourront partager leurs vies. Ils veulent trouver le bonheur, l’amour, la solidité et le réconfort d’un vrai foyer. L’une est persuadée d’avoir fait une croix sur l’amour, l’autre ne s’y attend plus vraiment… Et pourtant, plus fort que tout, l’espoir renait lors d’une rencontre sur un parking, grâce à un pneu crevé.

Des thèmes qui touchent

Si vous pensez avoir à faire à une romance avec « L’espoir au corps », détrompez-vous! Car si l’amour est bien présent, il est un thème parmi les autres. L’histoire d’amour entre les personnages principaux est LE prétexte pour les faire évoluer. Comme si, grâce à leur amour naissant, Daniel et Kalinda cessaient de tourner en rond pour enfin se concentrer sur l’essentiel: s’accepter et accepter les autres.

Le personnage de Daniel, atteint du VIH depuis toujours, doit vivre avec sa maladie, qui pourrait s’aggraver et se transformer en SIDA s’il ne prenait pas ses médicaments. Un sort qu’il n’a pas du tout choisi, puisque tout s’est joué avant sa naissance. Une fatalité contre laquelle il est impuissant, une réalité qu’il a toujours plus ou moins subit. Malgré tout, à la trentaine passée, il est en vie et en bonne santé grâce aux traitements d’aujourd’hui qui permettent aux malades d’avoir (presque) une vie normale. Il a toujours tenté de trouver l’amour d’une femme, de se poser sérieusement, mais en était-il capable alors que lui même ne s’acceptait pas? C’est avec ses échecs en poche qu’il revient chez lui, dans la maison de sa mère, pour une ultime tentative.

Le personnage de Kalinda est en position OFF du point de vue humain, au début de l’histoire. Tutrice de ses 3 frères et sœur plus jeunes depuis la mort de leurs parents, elle endosse au quotidien les rôles de papa et de maman. Une gymnastique éreintante, de surcroit lorsque l’on n’y est pas préparé. Pour tenir le cap, elle décide de s’ignorer et de n’être qu’un parent qui travaille. Pour ses frères et sa sœur, elle donne tout et les accompagne dans leur deuil. Un deuil qu’elle-même n’a pas encore entamé, ce qui engendre une souffrance grandissante, tapie dans l’ombre. Une souffrance d’autant plus grande que sa prise de responsabilités au sein de la famille l’a obligé à faire de grands sacrifices. Peut-elle, dans cette optique, accepter un étranger dans sa vie?

 

 

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Le bonheur, une quête difficile

 

Telle la quête du Graal pour les chevaliers de la table ronde, la quête du bonheur reste une idée fixe chez Anaïs W. . Si l’on repense aux romans précédents et que l’on ajoute « L’espoir au corps », on en déduit que ce bonheur est la récompense pour l’auteure. La récompense pour les efforts fournis par les personnages, qui systématiquement doivent se dépasser pour l’obtenir. Une similitude troublante avec la réalité, car bien des fois Anaïs pourrait simplifier les parcours de ses personnages, mais jamais elle ne le fait. Ils doivent lutter et trouver leurs armes face à leurs problèmes s’ils veulent s’approcher du bonheur. C’est une des raisons qui m’ont fait aimer son style dès le départ^^

Dans « l’espoir au corps », on peut dire que les personnages ne se facilitent pas la vie. Et c’est tout à fait compréhensible car contrairement aux ados, les adultes ont un parcours bien plus grand à assumer. Dans l’adolescence, de nombreux facteurs nous échappent, beaucoup de choses ne dépendent pas de nous. Dans l’âge adulte, ces données ont tendance à s’inverser. Il restera toujours des aléas, des tuiles qui tombent sans que l’on en soit responsable, mais leur quantité diminue au profit des choix personnels. Daniel et Kalinda ont fait de nombreux choix au cours de leur vie, qui les ont mené là où ils en sont au début de l’histoire. Ils continuent d’en faire au cours du roman, pas toujours les bons d’ailleurs, et de nouvelles complications voient le jour…

Au plus près des émotions

Bien avant Daniel et Kalinda, j’ai trouvé mon bonheur de lecture en retrouvant la plume d’Anaïs W. ! Je vous dit souvent que je l’aime beaucoup, et dans mes deux premières chroniques j’explique aussi pourquoi. Pour « L’espoir au corps », la magie a de nouveau fonctionné. L’auteure nous montre toutes les émotions de ses personnages, qu’ils soient seuls ou en présence d’autres personnes. Leurs sentiments sont décrits avec précision, profondeur, réalisme et sincérité. Anaïs W. n’en fait jamais trop, ni trop peu. Elle nous permet de vivre chaque émotion, négative ou positive, et d’être au plus près des personnages.

La plume d’Anaïs a également murie. De par son travail pour améliorer son style, elle sait aujourd’hui écrire ses histoires avec une plus grande maturité. Elle a prit de la hauteur et sait provoquer les émotions de ses lecteurs tout en livrant un récit honnête et objectif. Sans fioritures mais avec beaucoup de délicatesse, son écriture va plus loin et nous donne plus qu’avant. A noter que « L’espoir au corps » est aujourd’hui le roman le plus long d’Anaïs W. .

 

 

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Des personnages combatifs et humains

 

Nous y sommes, les personnages! Alors bien sûr, si vous lisez le blog, vous les avez déjà rencontrésdans cet article ) mais ici je vous les présente avec mon analyse, ma vision. Et puis je vais faire un tour d’horizon des personnages secondaires car vous imaginez bien que Daniel et Kalinda ne sont pas seuls sur une île déserte. Il y en a relativement peu, ce qui a permit à l’auteure de se focaliser sur les principaux sans pour autant zapper le reste.

Daniel et Kalinda

Vous l’avez comprit, ce sont eux les principaux acteurs de « L’espoir au corps ». Daniel et Kalinda paraissent indissociables, leurs prénoms vont bien ensembles, ça tomberait presque sous le sens. Presque car comme vous le savez, l’un est atteint du VIH et l’autre est en plein blocage émotionnel. Les voici séparément, dans deux descriptions:

Kalinda:

C’est une jeune femme de 26 ans, brune et féminine. Elle prend soin de son apparence mais n’est pas maniérée. Elle a abandonné sa vie du jour au lendemain pour s’occuper de ses deux frères ainsi que de sa sœur, tous plus jeunes. Une grande différence d’âge la sépare du reste de la fratrie, ce qui explique qu’elle se soit vu attribuer la garde en tant que tutrice légale. Charge qu’elle a évidemment accepté sans hésitation, hors de question pour elle qu’ils aillent en foyer ou autre chose. La famille est un pilier dans l’existence de Kalinda, terriblement ébranlé par la mort de ses deux parents.

Kalinda ne trouve pas le temps, ne trouve pas la force, pour faire son deuil. Elle a enfermé sa douleur et ses pensées afin de ne pas sombrer. L’éducation et le bien être des enfants d’abord. Ce choix la rend fragile, facilement émotive mais surtout, ne lui permet pas de tourner la page. Sa rencontre avec Daniel va la forcer à sortir de sa coquille et petit à petit, l’auteure va nous dévoiler une nouvelle Kalinda.

En outre, pour s’assurer d’avoir une chance avec Daniel, elle va opter pour le mensonge. En effet, Kalinda fait le choix de lui cacher son récent rôle de mère de trois enfants, ainsi que la mort de ses parents. Un mensonge intenable me direz-vous…Et pourtant elle le fera durer suffisamment pour risquer de tout perdre.

Daniel:

C’est un bel homme de 32 ans, grand et en apparence bien dans sa peau. Il a un côté séducteur et aime l’humour. Daniel a également un chien nommé Andy, avec qui il a tissé une très forte relation. Atteint du virus de VIH depuis sa naissance, il s’est habitué à vivre avec les médicaments, les prises de sang, les hospitalisations etc. A ses 18 ans, il quitte la maison, sa mère et son ancienne vie pour partir sur les routes de France.

Pendant plus de dix ans, il va travailler comme saisonnier, faire toutes sortes de boulots et va parfois même se poser plus longtemps. Il va également connaitre l’amour et avoir plusieurs petites amies mais voilà, rien ne marche très longtemps. Sa maladie semble toujours être un problème. Épuisé, Daniel décide de rentrer chez lui, dans la maison ou vivait sa mère, pour se donner une dernière chance d’être heureux. Jusqu’au-boutiste, il se fait la promesse que si rien ne marche, il se laissera mourir en stoppant son traitement.

Sa rencontre avec Kalinda va lui rendre espoir, et va aussi le forcer à faire des compromis. Il va devoir accepter le fait que peut-être, tout n’est pas dû au VIH dans ses échecs précédents. Daniel devra s’accepter tel qu’il est, pour être capable d’accepter Kalinda. Mais c’est sans compter sur son caractère dur et entêté…

Les personnages secondaires

Comme je vous le disais, ils ne sont pas trop nombreux, ainsi ils ne volent pas la vedette à Daniel et Kalinda. Ils ne sont pas non plus négligés, ils tiennent leur rôle, voilà tout. Un dosage plus équilibré que dans les deux premiers romans d’Anaïs. Personnellement j’en compte huit, les autres étant des figurants.

Concentrons nous un instant sur les cinq premiers, qui constituent l’entourage de Kalinda: Julien (12 ans), Émilie (9 ans) et Yann (7 ans), la fratrie, puis Liliane et Louis, les grands-parents. Les enfants ont apprit à revivre malgré l’absence de leurs parents, aidés par leur grande sœur mais aussi par un psychologue qu’ils voient régulièrement. Eux ont fait leur deuil ou sont entrain de le faire, et poursuivent leurs vies d’enfants le mieux possible. Il s’agit là d’une nette différence entre l’ainée et les trois cadets. Bien sûr, ils représentent une lourde charge, comme tout enfant ceci dit, mais ont globalement de bons caractères. Ils sont très présents dans l’esprit de Kalinda et dans le récit. Ils représentent en outre la bouée de sauvetage à laquelle se raccroche Kalinda à de nombreuses reprises.

Louis et Liliane sont quant à eux les grands-parents paternels, soutiens indéfectibles. Eux aussi sont des personnages forts bien que discrets, et grâce à leur présence, l’histoire de Kalinda et Daniel prend un nouveau tournant. Ils représentent la sécurité, tant matérielle qu’affective. Je les ai trouvé très attachants.

Ensuite nous trouvons l’entourage de Daniel avec Andy et Papé. Comme vous le constatez, Daniel est plutôt seul dans la vie. Andy est un jeune Malinois plein d’énergie. Oui c’est un chien^^ Il n’en n’est pas moins un personnage secondaire pour moi, bien plus qu’un figurant. Il est le seul être à vivre avec Daniel et une relation fusionnelle est née entre eux. Andy a même prit l’habitude de rappeler à son maitre de prendre son médicament; il veille sur lui. C’est un compagnon de joies et de galères, qui prendra vite Kalinda en affection. Anaïs W. a su rendre ce personnage canin très vivant, on s’attache à lui.

Papé est le voisin de Daniel, il vit dans la ferme à côté. Il est l’ancien propriétaire de la maison qui appartient aujourd’hui à Daniel. C’est lui qui louait les lieux à sa mère, il connait donc le jeune homme depuis très longtemps, et l’a vu grandir. Il est clairement son grand-père de cœur. Veuf, il vit seul et continue de travailler un peu, malgré son âge. Il ne saurait rester sans rien faire. Bienveillant, il est un soutien précieux pour Daniel, mais il sait aussi lui dire quand il ne fait pas le bon choix. C’est un personnage tendre et fort, généreux et gentil.

Le dernier personnage secondaire s’appelle Viviane et constitue le lien entre Daniel et Kalinda. En effet, elle connait Daniel depuis qu’il est revenu, on peut dire qu’ils sont amis. D’un autre côté, elle est la collègue de travail de Kalinda, avec qui elle a apprit à bien s’entendre. Viviane est une affective et une grande émotive. Elle cherche le bonheur de ses proches et respire la joie de vivre. Elle n’hésite pas à rendre service, ou même à provoquer un peu le destin, pour le bien des jeunes amoureux. Grâce à elle, Daniel, comme Kalinda, seront aiguillé dans le bon sens. Elle représente la maman, celle qui prend soin des autres et qui sait comment faire. C’est un personnage un peu théâtral, mais qui tient une place importante dans le récit.

 

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Une lecture unique en son genre

« L’espoir au corps » est un roman réaliste, bouleversant et marquant. Les thèmes choisis sont forts et ne sont pas simples à adapter. Il s’agit du premier roman que je lis qui mêle à la fois le VIH et une histoire d’amour, avec quelqu’un qui a trois enfants à charge. Au premier abord cela semble improbable. Ensuite l’auteure incruste ces thèmes dans une réalité parfaitement dépeinte et crédible. L’histoire de Daniel et Kalinda devient possible, et l’on se demande comment ils vont faire pour que ça marche.

Daniel est malade, c’est un fait, il est atteint du VIH et seul son traitement lui assure une vie stable et une santé correcte. Anaïs W. ne nous présente pourtant pas une personne « malade », car Daniel est avant tout un homme encore jeune, avec un caractère, une personnalité, un travail, des biens etc. Il est humain avant tout et son triste sort de malade est une des choses qui le composent, cela ne le définit pas.

La romance entre les personnages principaux n’est pas mièvre ou idéale. Elle est compliquée, faite de rendez-vous manqués et de non-dits. Elle est forte, remplie de moments d’espoir, de joie et de réconfort. Le mensonge plane au dessus de cette relation et rien n’est joué d’avance.

En fait, Anaïs W. parvient, une fois de plus, à nous ancrer dans une réalité saisissante. Son style, qui a évolué, continue de scruter les émotions humaines, pour les retranscrire avec talent. Cette histoire ne ressemble à aucune autre et les combats menés par Daniel et Kalinda valent la peine d’être lus.

De plus, et ce n’est pas négligeable, Anaïs W. livre, dans son roman, de précieuses informations sur le VIH et le SIDA, que ce soit à un niveau médical, ou d’ordre pratique au quotidien. Car finalement, combien d’entre nous savent ce que c’est de vivre avec cette maladie? Ou avec quelqu’un qui la porte?

Pour conclure, « L’espoir au corps » est une lecture que je recommande chaudement. J’ai relu quelques passages pour écrire cette chronique d’ailleurs et, l’effet est toujours le même! Et pourtant je le connais bien ce roman maintenant. C’est un des meilleurs signes, qui me conforte dans l’idée que « L’espoir au corps » est un très bon roman.


Vous pouvez découvrir gratuitement la première partie de « L’espoir au corps »:

(lien partenaire)

Et apprendre à connaitre Anaïs W. ici:

Qui est Anaïs W. ?


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A bientôt

Angie

J’ai lu: les romans d’Amélie Nothomb

J'ai lu: les romans d'Amélie Nothomb

J’ai lu: les romans d’Amélie Nothomb!

Aujourd’hui je vous présente l’un de mes auteurs favoris, la mystique Amélie Nothomb!

Bonjour les amis^^ Afin de partager un peu de mon univers avec vous, je consacrerai de temps en temps, un article à un auteur que je connais bien, et que j’aime particulièrement. Pour le premier, j’ai choisi Amélie Nothomb, célèbre écrivain belge que je lis depuis 15 ans. Ses romans ont accompagné mon adolescence et j’avoue que chaque année je guette le prochain comme une friandise! Amélie Nothomb est une auteure prolifique, elle a donc un sacré nombre de livres parus à son compteur.

Bien qu’il ne soit plus très utile de la présenter, c’est à mon sens un passage obligé lorsque l’on parle de quelqu’un, alors voici une courte présentation, avec un portrait:

Amélie Nothomb est née le 09 Juillet 1966 à Etterbeek, en Belgique. Très peu de temps après sa naissance, sa famille part s’installer au Japon, à Osaka. Son père est effectivement consul général, et la famille est une grande famille aristocratique belge. Elle va ensuite passer par la Chine, les États-Unis, le Laos, le Bangladesh ou encore la Birmanie.

A l’âge de 17 ans, elle retourne en Belgique et doit s’adapter à la vie occidentale. Amélie Nothomb poursuit ses études et entame le cursus universitaire par du droit puis elle obtient sa licence en philologie romane. Au passage, elle obtient également l’agrégation pour être enseignante, bien qu’elle n’ai finalement pas retenu ce projet.

Ses études terminées, elle retourne au Japon, pour effectuer un stage d’interprète dans une entreprise de Tokyo, où elle va alors découvrir l’enfer du travail au Japon.

Sa carrière d’écrivain commence en 1992 avec la publication de son premier roman, « Hygiène de l’assassin », chez Albin Michel, qui reste toujours son éditeur au jour d’aujourd’hui. Ses romans sont traduits dans plus de 40 langues dans le monde. Son roman le plus connu est « Stupeur et tremblements ».

Elle a été nommée commandeur de l’ordre de la couronne et a reçu le titre de baronne. Elle a également été élue membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Amélie Nothomb, écrivain prolifique!

Prolifique, c’est le mot qui revient systématiquement au sujet d’Amélie Nothomb. Et pour cause, depuis 1992 l’auteure belge publie un livre par an! Sans compter les divers comtes et nouvelles qu’elle publie en parallèle. Sans non plus compter les nombreux écrits non publiés, et qui de son aveu, ne le seront jamais.

Personnellement, je me réjouis de cette productivité, car comme je le disais en début d’article, j’attends ma friandise patiemment chaque année^^

Voici une sélection de couvertures de ses romans, trop nombreux pour y figurer tous, j’ai choisi mes préférés 🙂 :



Pourquoi je l’aime tant?

Cette auteure, je la suis depuis mon adolescence, j’ai lu tous ses livres alors je peux affirmer qu’elle fait parti de mes auteurs favoris. J’ai commencé, comme beaucoup de monde, avec « Stupeur et tremblements », si connu qu’on ne peut y échapper. C’est une lecture que j’ai bien aimé, pas la meilleure d’Amélie Nothomb mais suffisamment bonne pour que j’ai envie d’en lire d’autre^^ J’ai tout de suite accroché au style, au langage et vocabulaire, cela changeait de tout ce que j’avais lu avant. J’ai embrayé sur « Hygiène de l’assassin », son premier, puis j’ai plus ou moins suivi l’ordre des parutions jusqu’à être à jour et attendre le prochain.

Certains de ces romans m’ont profondément touché, j’en ai adoré d’autres pour leur cruauté ou leur intelligence et d’autres encore pour leur originalité! Un ensemble de tout ça émane de la bibliographie d’Amélie Nothomb.

Cela dit, certains m’ont moins plu, voire pas plu du tout. Cela arrive et n’altère en rien la qualité des autres. Il est vrai que certaines années le cru est moins savoureux. Parfois trop facile, surtout pour elle, parfois un thème qui ne m’intéresse pas… J’aurais tendance à dire, en tant que fervente lectrice mais bien modeste quand même, que ces dernières années la qualité des romans d’Amélie Nothomb est en dents de scie.

Néanmoins, la plus grande partie de son œuvre est très bonne, voire géniale^^ Avec des fictions inventées de toutes pièces et des romans autobiographique, cette auteur sait nous régaler d’histoires très différentes, et de personnages hauts en couleurs.

J’adore aussi son obsession pour les prénoms rarissimes, d’un autre temps, dans tous les cas très originaux et sortis de nul part.  J’aime aussi son style à elle, ses chapeaux notamment^^ Et je dois ajouter, j’apprécie grandement et j’admire sa capacité à préserver sa vie privée (telle Mylène Farmer, amie de l’auteure).



 Mes romans favoris:

Pour commencer, je citerais « Métaphysique des tubes », que je vous présente ci dessous^^

Il s’agit du neuvième roman d’Amélie Nothomb, paru en 2000 chez Albin Michel. C’est un roman autobiographique romancé narrant les trois premières années de vie de l’auteure.

Résumé:

« Il existe des êtres qui ne subissent pas la loi de l’évolution. Ce sont les légumes cliniques », ou des tubes par où circule seule la nourriture. Ces tubes ne sont pas pour autant sans cervelle puisqu’il arrive que celle-ci, suite à un « accident fatal », se réveille soudain, et déclenche la vie. C’est exactement ce qu’a vécu la (très) jeune narratrice de « Métaphysique des tubes » durant les deux premières années de sa vie qui furent muettes, immobiles, végétatives, bref divines. Au sens propre, car ce singulier bébé n’ignore pas qu’il est Dieu lui-même, méditant sur ce monde qu’il hésite à rejoindre. Sous forme de monologues intérieurs, considérations philosophico-drolatiques, on déguste le récit de ces trois premières années d’une vie française au Japon, pays merveilleux où de la naissance à la maternelle, l’enfant est un dieu. » ( Source: Babélio ).

J’ai tout simplement adoré cette lecture! Ce point de vue fantasque de tout petit enfant, réfléchissant comme un adulte, ou mieux qu’un adulte… S’estimant plus évolué, choisissant le silence pendant deux ans et demi! J’ai aussi beaucoup aimé le relation de l’enfant avec sa nourrice japonaise, ainsi que toutes ces choses qu’on apprend sur la vie au Japon, le quotidien et les traditions. C’est un roman très bien écrit, drôle et intelligent, attendrissant et … métaphysique XD

Ensuite, passons à « Hygiène de l’assassin »:

Il s’agit du premier roman d’Amélie Nothomb, paru en 1992 chez Albin Michel. C’est un roman composé presque exclusivement de dialogues.

Résumé:

« L’annonce de la mort imminente de Prétextat Tach, Prix Nobel de littérature, misanthrope et obèse, suscite un engouement sans précédent chez les journalistes du monde entier.

Rares sont ceux qui ont le privilège d’approcher le grand homme ; les quatre premiers, trahis par leur incompétence et leur fatuité, sont éconduits de façon grossière : le premier est épinglé pour sa bêtise, le deuxième, écœuré, fuit au récit des orgies rituelles de Tach, les deux autres n’échappent pas non plus aux vexations orchestrées avec jubilation .

Seule Nina, par sa parfaite connaissance de l’œuvre de l’écrivain, parvient à faire face au mépris et au sadisme affichés par Tach ; tous deux engagent alors un duel à fleurets mouchetés, qui va amener l’écrivain à se dévoiler et à révéler son surprenant passé… » (source: Babélio ).

Comment croire qu’il s’agit d’un premier roman? Il est tellement génial, à mon gout, qu’il semble être écrit par un écrivain expérimenté! J’ai tout aimé: les personnages, enfin le duo car les premiers persos que l’on croise ne comptent pas. Mais ils servent à bien placer l’ambiance: dégueulasse, gênante, lourde et malsaine. L’odieux Pretextat Tach est une création immonde et démoniaque, ce qui rend ce personnage si terrible, si intriguant et que finalement, on aime détester. L’originalité vient de ce dialogue, quasiment ininterrompu, entre Tach et Nina, absolument divin, divin et dégueulasse XD

Pour finir un dernier, « La nostalgie heureuse »:

Il s’agit du 22e roman d’Amélie Nothomb, paru en 2013 chez Albin Michel. C’est un roman autobiographique romancé narrant le retour au Japon d’Amélie Nothomb pour un reportage.

Résumé:

« Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes fut le Japon. A l’âge de cinq ans, quand on m’en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des années, s’éloignait de mon corps et de ma tête ?  » (source: Babélio).

Voici l’un des romans les plus touchant d’Amélie Nothomb, si ce n’est le plus touchant. Il y a énormément d’émotions dans ce livre, beaucoup d’amour et de souvenirs. Pour moi, il est différent des autres, le cadre est étrangement plus intimiste. Les retrouvailles entre l’auteure et son ancienne nourrice, si seule et si digne, sont très belles. Le cadre imposé par le reportage et l’équipe autour ne vient pas perturber les moments d’émotion et l’on a l’impression d’être plus près d’Amélie Nothomb que jamais, malgré sa lointaine localisation.


Amélie Nothomb pour moi c’est…

Pour terminer cet article, j’avais envie d’ajouter quelques mots sur cette auteure que j’affectionne^^ En effet, c’est une personne que j’admire, une personne intelligente avec une plume bien à elle, reconnaissable et unique. Même si j’ai souligné l’existence de romans moins bons, je ne peux passer à côté de la sortie du nouveau Nothomb. Ma bibliothèque est envahie^^

Je pense avoir peu de points communs avec elle, paradoxalement, nous ne menons absolument pas le même type de vie, nous n’avons aucune habitude en commun et je n’aime pas le thé XD. Et pourtant je l’apprécie beaucoup, notamment pour les points cités plus haut dans l’article^^

C’est un écrivain de talent, avec un belle écriture, qui a su provoquer de nombreuses réactions différentes chez moi alors elle tient une place particulière.

Enfin, ses romans m’accompagnent depuis longtemps et j’espère qu’ils m’accompagneront encore longtemps!


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A bientôt!

Angie

J’ai lu: « Débolis Héyavé » d’Anaïs w.

Débolis

J’ai lu: « DEBOLIS HEYAVE », D’Anaïs W.

Un second roman sur la spiritualité et l’adolescence

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je vous livre ma chronique sur le second roman d’ Anaïs W. intitulé « Débolis Héyavé » ! J’ai lu ce roman tout de suite après « Au delà des tours » et je l’ai tout autant adoré. Pour tout vous dire, à la fin de ma lecture, j’avais déjà envie de lire le prochain! A vous de le découvrir maintenant…

La couverture:

Résumé:

Tout d’abord, vous vous demandez surement de quoi parle ce roman! Dans la lignée du premier, celui-ci raconte le parcours d’un adolescent, en lutte avec lui-même, avec un contexte familial particulier. On suit alors Débolis, jeune garçon de 14 ans au début de l’histoire, qui se fait larguer par son père chez ses grands-parents. La mère? Partie en vitesse quelques jours après la naissance du garçon.

Que reste-t-il à Débolis? Selon lui rien. L’histoire démarre donc avec un ado rejeté par ses parents, qui se sent seul, qui ne sait pas qui il est et qui se morfond, s’enfonçant dans la colère et cherchant ses limites. Il va tenter d’exister en devenant un rebelle, puis bifurquer totalement en adoptant une sorte de philosophie hippie, empruntée à divers ouvrages sur la spiritualité etc. Ce nouveau lui est-il le bon? Débolis est-il parvenu à se trouver en trouvant ces croyances? Il en est sûr… Et c’est là que William entre en scène! Qui est cet « autre » qui semble faire chavirer complètement les nouveaux principes de Débolis? Vous le saurez en lisant le livre bien sûr ^^

Un apprentissage douloureux:

Confronté au rejet précoce de ses parents, Débolis passe son enfance à s’effacer, s’efforçant de prendre le moins de place possible. Il pense devoir épargner son existence à son père, seul à être resté, il endosse donc son premier rôle, celui de l’enfant timide et craintif. Bien plus tard, il intègre une bande de « rebelles », petits loubards de collège, où il se forge une carapace de violence et de colère. Il devient alors l’adolescent con et ingérable, colérique et destructeur de tous les clichés.

Évidemment, cette solution ne marche pas et Débolis cherche les raisons de cette colère sans fin, il se pose des questions auxquelles il ne peut répondre par lui même et se croit coupable de la désertion de ses parents notamment. Débolis va traverser une période difficile remplie de confrontations et de solitude. Heureusement pour lui, ses grands parents et surtout son grand père est là. Le vieil homme, loin de se démonter devant ce tas d’hormones en furies âgé d’une quinzaine d’années, sera un véritable phare dans la tempête pour son petit-fils. Car oui, en fin de compte, Débolis a bien une famille qui l’aime, pas celle prévue au départ mais qu’importe!

Ensuite, je passe les détails qui méritent d’être lus tranquillement, Débolis se tourne vers la spiritualité, cherchant toujours qui il est. Revenir « aux sources », se pencher seulement sur l’essentiel et adopter un rythme de vie sain proche de l’ascèse, devient la nouvelle solution du jeune homme. Le voilà maintenant âgé de 16 ans, débarquant au lycée avec son nouveau look et sa nouvelle pensée. Se basant sur ses nouveaux principes il s’éloigne des autres mine de rien et s’enferme encore une fois dans la solitude.

Cela dit cette fois il s’y sent bien, protégé, conscient et sachant où il va. Jusqu’à l’arrivée de William, jeune punk rigolard qui s’immisce dans le groupe. Ennemi? Rival? Gêneur en tout cas pour Débolis, qui ne supporte pas cet encombrant personnage! Une inimitié proche de la jalousie s’empare de Débolis, qui recommence alors à douter de lui, de ses convictions. Mais finalement, connait-il William? Non. Et il va devoir apprendre à le faire. Non sans passer une nouvelle fois par un processus douloureux, où la colère, vieille amie, pourrait refaire surface du jour au lendemain…

Ce que j’en ai pensé:

Comme vous avez pu le lire dans l’article précédent, j’ai beaucoup aimé « Au delà des tours », et j’ai également beaucoup aimé « Débolis Héyavé ». En effet, on reconnait tout de suite Anaïs W., ses mots, son ton, son style. Une écriture toujours fluide et agréable, simple et réaliste! On se laisse captiver par ce personnage en quête de lui-même. La longueur de ce roman peu laisser pantois, effectivement, il est court! Mais riche de contenu, et surtout efficace.

Ensuite, les valeurs transmises dans ce roman, sont des valeurs que je partage. L’amitié, sujet au combien important du livre, et l’acceptation. Accepter qu’on est pas seul, accepter qu’il existe des gens sur qui on peut compter, n’est pas si facile. Accepter que l’on a besoin de soutien ou d’aide non plus. C’est pourtant ce que font les personnages d’Anaïs W., car ils sont résolus, et c’est une autre valeur qui m’importe, à s’en sortir! C’est entre autre pour cela que j’ai aimé les suivre, tant dans le premier roman que dans le second. Tout seul, on ne s’en sort pas.

Je pense pouvoir dire que « Débolis Héyavé » m’a ému, oui, car j’ai trouvé cette histoire touchante, faisant écho une fois encore, à mes propres errances d’ado. J’avouerais aussi sans peine que j’ai adoré relire un écrit d’Anaïs W. parce que voilà, j’aime bien son écriture^^

Donc oui je recommande « Débolis héyavé », sautez dessus et lisez-le, vous passerez un bon moment!

Pour découvrir ce roman, rendez-vous sur le site internet dédié aux livres d’Anaïs W.    (lien partenaire)


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A bientôt et merci à vous!

Angie.

 

 

 

J’ai lu: « Au delà des tours » d’Anaïs W.

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J’ai lu: « AU DELÀ DES TOURS » d’Anaïs W.

Un premier roman très réussit sur les tourments de l’adolescence

Bonjour les amis! Aujourd’hui je vous parle de ma lecture de « Au delà des tours » de l’auteure indépendante Anaïs W. ! Un premier roman vraiment réussit, qui touche et ne laisse pas indifférent. L’adolescence est au cœur de l’histoire, où vous allez suivre Debbie, une jeune fille avec pas mal de problèmes. Une lecture que j’ai beaucoup aimé, qui m’a fait découvrir l’auteure et ses autres romans! A vous maintenant…

 

 

 

La couverture:

 

Ce que j’en ai pensé:

« Au delà des tours » à eu plusieurs gouts pour moi. Celui de la découverte pour commencer, puis celui des souvenirs. Effectivement, ce livre a su me replonger dans ma propre adolescence, mes propres troubles etc. J’ai revu mes combats, ceux qui semblent important à 15 ans. Vous savez, quand on croit que notre petit écosystème de copains/école/parents influencera notre vie à jamais, pour toujours. Ces combats où on veut simplement exister, faire parti de quelque chose, quand on se sent seul, de côté, pas adapté. Et quand il est compliqué d’aller mieux car tous les éléments de notre vie ne dépendent pas seulement de nous.

L’auteur, médecin légiste de cette autopsie émotionnelle, raconte, avec un style très réaliste, le quotidien de Debbie, jour après jour, et de son entourage. La cité dans laquelle elle évolue ressemble à tant d’autres en France. Si vous y avez grandit, vous vous sentirez chez vous… Sinon vous allez vous demander si c’est proche de la vérité tout ça. Ça l’est. D’une existence pas très folichonne et un peu tourmentée, un peu fade, financièrement compliquée, Debbie va connaitre un été terrible et révélateur. Une passage clé de sa vie. Tout va s’accélérer, s’intensifier dans son petit monde pour finir par éclater. Les blessures et les questions du passé, l’invincibilité du présent, pesant, et l’avenir devenant invisible. Et après? Pour le savoir je dirais qu’il faut lire le livre^^

Les détails:

Le personnage principal est par ailleurs entouré de personnages secondaires intéressants. Une très grande majorité de garçons, tous un peu plus âgés que Debbie, qui vont et viennent au gré de l’histoire et des besoins de la jeune fille. Des personnalités attachantes, formant comme une ronde autour de leur amie et se présentant sous plusieurs facettes. Amis, amours, ennemis, frères, sauveurs ou cause de tourments, ces personnages remplissent tour à tour ces rôles. Certains d’entre eux auraient cependant pu être plus exploités.

Enfin les lieux, cette cité, cette « Zone », si commune à tant d’autre. On y a soit grandit, soit un copain ou une copine l’a fait. Au pire on en a une idée aux infos le soir^^ Anaïs W. a su décrire cet espace isolé, abîmé et désœuvré avec une banalité et une simplicité efficace, bluffante. On ne quitte que rarement la « Zone » d’ailleurs, la vie de ces jeunes étant relativement encroutée là bas.

Ma conclusion:

Le roman « Au de là des tours » tient ses promesses. Avec cette écriture franche et réaliste, Anaïs W. nous amène au plus près de son personnage. Au plus près des sentiments et émotions, des peurs, des rêves, des cauchemars d’une ado. Elle dépeint également un triste tableau, celui de toutes les familles qui vivent plus ou moins de la même façon. Parfois il suffit d’un rien, de pas grand chose, pour que tout bascule. Le déclassement social? Il en est question tout du long. L’éclatement des familles est au cœur du discours. La frappante vérité aussi: un rien peut faire éclater une famille. Au moins autant qu’un drame finalement. Tellement vrai. Je ne peux que saluer l’habileté qu’ eu Anaïs W., une dextérité descriptive qui permet une lecture éclairée, imagée, fluide et agréable.

Pour découvrir les romans d’Anaïs W., visitez son site internet dédié à ses livres!

 


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A bientôt pour d’autres articles!

Angie.