J’ai lu : ces oiseaux qu’on met en cage, de Marjorie Levasseur

Marjorie Levasseur

J’ai lu : Ces oiseaux qu’on met en cage, de Marjorie Levasseur

 

Bonjour les amis! Votre été se passe bien? Aujourd’hui je vais vous parler de ma dernière lecture! En effet j’ai récemment reçu un merveilleux colis, plein de jolies choses, dont le roman que je vous présente aujourd’hui. Il s’intitule « Ces oiseaux qu’on met en cage », de Marjorie Levasseur, une auteure autoéditée! J’avais envie depuis longtemps de lire un de ses écrits, de la découvrir, et par chance, j’ai gagné à son concours, ça tombe très bien donc! C’est parti pour la chronique…

 

Le résumé et la couverture :

 

 

« SAMUEL, FABRICE, MANON, FRANCK, ANNE-LISE…
Vu de l’extérieur, leur vie semble parfaite, mais doit-on toujours se fier aux apparences ?
Un jour, arrive le geste de trop, l’événement qui fait dérailler la marche routinière du train de l’existence. Les masques tombent, le vernis craque.
Au fil des rencontres, des tragédies, apparaît la nécessité pour ces jeunes gens et leur entourage d’évoluer, de retrouver une liberté perdue…
D’ouvrir la cage, quel que soit le prix à payer. »

 

L’histoire du roman

 

Marjorie Levasseur raconte l’histoire de Samuel Charmat, un jeune avocat pénaliste, issu de bonne famille, gâté par la vie. Il va connaitre une des pires expériences qui soit : découvrir le cadavre d’un proche, de manière fortuite. Dès lors, sa vie va changer.

Pour raconter l’histoire de Samuel, l’auteur se sert d’autres personnages, qui ont chacun leur bout d’histoire et qui composent la trame générale. Les premiers chapitres présentent différents personnages, qui, d’une manière ou d’une autre, au fil des pages, ont tous une connexion entre eux. Ces lignes croisées nous amènent à un resserrement autour de Samuel et certains personnages plus importants.

Ainsi, il va se rapprocher de sa collègue de travail, Manon, qui possède sa propre histoire, très dure, et dont Samuel va se mêler. Tout se mêle d’ailleurs jusqu’à ne former qu’une seule histoire qui mène à la fin. Une fin difficile à imaginer, pendant une bonne partie du roman en tout cas!

Les thèmes du roman

 

L’auteure aborde de nombreux thèmes dans ce roman! Certains effleurés car ils ne sont pas la cible de cette histoire, pour autant bien présents, et d’autres traités avec plus de profondeur. Avec un nombre de personnages de départ important, il est normal d’en trouver plusieurs.

A commencer par la famille, je dirais, mais ce n’est que mon ressenti de lectrice^^ Les relations familiales, bonnes ou mauvaises, sont au cœur du récit, mais pas seulement ça. La famille comme repère, comme terreau dans lequel on grandit et se façonne, comme protection supposée. Que ce soit dans le sens enfants/parents, ou parents/enfants, les rapports complexes, très divers de chaque relation, les attentes des uns et des autres, les déceptions aussi, sont dépeintes par Marjorie, qui maitrise son récit. Beaucoup de questions sont soulevées avec subtilité y compris des sujets considérés encore à tort comme tabous. La famille est un thème intarissable, qui compte autant de facettes que de familles, ce qui donne un mélange intéressant, encore une fois maitrisé par l’auteure.

L’amour est aussi un thème, mais comme vous devez le savoir à force, ce n’est pas mon thème favori^^ Cela dit, Marjorie transporte ou trimballe même, son lecteur avec le cœur de Samuel, sensible, et nous fait croire à une histoire naissante, possible… alors que la véritable histoire d’amour le concernant est ailleurs! Bien joué, j’y ai cru, au conte de fée 😉

La confiance est aussi un thème important. Avoir confiance en soi d’une part, et en les autres, d’autre part. Il en est question tout le long du roman et vu les histoires de chacun des protagonistes, on comprend! Pourtant essentielle dans la vie, la confiance est souvent bien difficile à accorder et au gré de nos blessures personnelles, plus difficile encore.

Plus surprenant, en tout cas de prime abord, la mort est également un thème omniprésent. Il faut dire que tout le monde ne s’en sort pas vivant à la fin de l’histoire! Le roman est ponctué de décès, ou de souvenirs liés à un décès. La mort, sont inéluctabilité, sa réalité et son acceptation, le deuil. Plusieurs composants de ce vaste thème sont ici traités, encore une fois dans la maitrise.

En dehors de ça, différentes causes sont mises en avant, telles que les violences conjugales, l’homophobie ou le suicide. Un roman qui propose beaucoup plus de contenu qu’il n’en a l’air, avec sa fine épaisseur! ^^

Ce que j’en ai pensé

 

J’ai clairement aimé ma lecture! J’ai été surprise par son contenu et sa diversité de thèmes. L’écriture de Marjorie Levasseur est agréable, maitrisée, délicate. J’aime particulièrement la construction choisie, ces lignes croisées, chapitre par chapitre. La fin n’est pas celle que l’on s’imagine, et l’ensemble de la lecture est fluide.

Il n’y a pas de longueurs, chaque situation exposée trouve son explication et/ou sa solution, son dénouement. Les personnages sont bien traités, on s’y attache et on veut connaitre l’issue de leur propre parcours. La plume de l’auteure m’a également plu, je la relirai avec plaisir!

« Ces oiseaux qu’on met en cage » est un bon roman que je conseille avec joie!


Voilà ma chronique est terminée, j’espère qu’elle vous donnera envie de découvrir Marjorie Levasseur et ses romans! Je vous dit à bientôt pour vous parler de mon second roman, en cours d’écriture^^

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A bientôt

Angie

J’ai lu : « Poljack-Les déesses de l’Indus », de Paul-Eric Allegraud

Paul-Eric

J’ai lu : « Poljack-Les déesses de l’Indus », de Paul-Eric Allegraud

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je vous retrouve plus tôt que je ne l’ai laissé penser la semaine dernière avec un article « J’ai lu »! Et oui je vous ai dit qu’il y en aurait un après ma prochaine lecture mais c’était sans compter sur le roman de Paul-Eric Allegraud^^ C’est un roman que j’ai eu en bêta-lecture, et que je connais donc bien, il est sorti le mois dernier et mérite bien un article ici. Voilà ma petite chronique!

 

Couverture et résumé

« Alexandrine de la Bastide d’Encard, richissime veuve de diplomate, charge Poljack de retrouver Benjamin, son petit-fils disparu en Inde après lui avoir fait parvenir un mystérieux objet.

— Monsieur Poljack, voudriez-vous avoir la bonté d’aller récupérer l’objet qui se trouve dans le coffre de mon véhicule ? C’est un peu lourd pour moi.
Je me saisis du précieux sésame, et m’exécute. J’en profite évidemment pour inspecter rapidement l’intérieur du coupé. Dans le vide-poche, une boîte d’allumettes aux armes du plus chic hôtel de la région m’explique la propreté de la carrosserie. Le voiturier de l’établissement ne se contente pas de garer les voitures de sa clientèle, il se fait un point d’honneur à ce qu’elles repartent dans un état impeccable. La malle ne contient qu’un grand sac fourre-tout en toile solide, loin du genre de bagages qu’on imagine accompagner cette personne. J’attrape la musette par les anses et la tire à moi. J’estime son poids proche d’une quinzaine de kilos ; ce n’est pas très lourd, mais l’accès au petit coffre n’est pas des plus aisé et je comprends qu’Alexandrine préfère me laisser m’en occuper. Si c’est elle qui l’a chargé, elle a dû en baver ! Je rapporte le colis dans le salon et le dépose délicatement sur la table basse entre le fauteuil et le canapé sur lequel je me laisse choir.
— Ouvrez-le, je vous en prie. Cela concerne la raison pour laquelle je viens vous voir.
Je fais glisser la fermeture Éclair, en écarte les rabats… Et je ne comprends pas ce qui se trouve sous mes yeux !
— Qu’est-ce que c’est ?
— C’est une des réponses que je vous demanderai de m’apporter. »

 

De quoi ça parle?

 

Poljack-Les déesses de l’Indus est le troisième opus d’une saga qui met en scène un héros nommé Poljack. C’est un espion, un agent, qui aime l’aventure et qui, dans ce roman, travaille pour son propre compte avec un associé. Au début du livre il est chargé par un nouvelle cliente, de retrouver un jeune garçon, par le biais d’une vieille relique et de quelques informations tronquées. Puis l’histoire démarre.

Il s’agit d’un roman d’espionnage/aventure qui mène lecteur en Inde, plus précisément dans la vallée de l’Indus ( frontière naturelle entre l’Inde et le Pakistan), à la recherche d’un jeune couple de trafiquants franco/canadien. Aidé par son associé et sa nouvelle petite amie archéologue québecoise, Poljack suivra leurs infimes traces et tombera au milieu d’une affaire plus vaste de complot pour le pouvoir. Une organisation criminelle et idéologique qui voue son existence à instaurer la suprématie féminine en Inde et pourquoi pas le monde. Ne pensez pas que le mec affronte des armées de filles énervées, voire dénudées, non, nombre d’hommes sont voués à cette cause, embrigadés et payés. En revanche, les cerveaux sont bien féminins.

L’auteur, au fil de son roman, fait voyager le lecteur en Inde et décrit ce pays avec précision, toute comme ses coutumes. C’est un beau voyage littéraire^^ A plusieurs reprises, l’auteur étonne avec sa vision ultra moderne du roman d’aventure, où les clichés du genre sont à la fois respectés et transgressés. Une équité hommes-femmes, lisez bien oui équité, pas forcément égalité, une chose qui me va bien puisque la recherche de l’égalité des sexes est vouée à l’échec car mauvaise pour moi, mais ce n’est que mon avis.

Bien sûr, le lecteur a aussi droit à des scènes de combat en bonne et due forme, des armes et des morts, ce qui entretien le rythme du genre. Cela dit, vous verrez que ce roman est beaucoup moins violent que l’on pourrait le supposer car l’auteur préfère mettre en avant les recherches, l’enquête et les relations entre les membres de la team Poljack.

Ce que j’en ai pensé

 

Poljack-Les déesses de l’Indus est un bon roman d’espionnage/aventure. Les habitués du genre s’y retrouveront et les autres n’auront aucun mal à le lire. Il fourmille de références et se lit très bien. C’est une lecture que j’ai apprécié, une intrigue bien ficelée et un héro attachant, sympathique qui pourrait être votre pote. La volonté d’équilibre entre les personnages féminins et masculins est une bonne surprise, agréable car ça change un peu^^

Je me suis laissée entrainée par Paul-Eric, moi qui adore plus que tout voyager quand je lis un livre, que ce soit dans une époque ou un pays. En outre, vu que je l’ai lu en bêta-lecture, je peux vous confesser une chose : Paul-Eric Allegraud à une orthographe presque surnaturelle^^ C’est simple, il ne fait pas de fautes (ou si peu que ça ne compte même pas lol) ! Je ne sais pas vous, mais moi, je suis très vigilante à cet aspect lorsque je lis un livre.

Bref, c’est une histoire que j’ai bien aimé et que je conseille aux amateurs du genre.


Voilà, l’article est terminé, j’espère qu’il vous a plus et donné envie de lire! Pour ma part, je vais entamer le tome 3 de la saga « Autre Monde » de Maxime Chattam, sans assurance d’en faire une chronique car c’est une saga, si j’en chronique un tome et pas les autres, ce n’est pas très sérieux donc j’attendrai certainement de l’avoir totalement achevé pour ne faire qu’une seule et grande chronique^^ Cela dit, à bientôt pour d’autres articles!

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A bientôt

Angie

J’ai lu : « Et si…  » de Larème Debbah

Et si

J’ai lu : « Et si… » de Larème Debbah

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je reviens pour un nouveau « Jai lu », suite à ma dernière lecture! En effet, après Notre Dame de Paris, je me suis lancée dans la lecture du second roman de l’auteure Larème Debbah, publié en auto-édition, intitulé « Et si… » . Je ne connaissais pas les écrits de Larème, ce fut donc une découverte. Voici ma chronique!

 

Le résumé et la couverture

« Jeanne est une jeune fille de 18 ans qui a tout pour elle, dont un avenir tout tracé dans la lignée familiale.
Mais un jour, sa vie bascule…
Elle fera un séjour loin de sa famille afin de prendre le recul nécessaire.
Et si sa vie était ailleurs ?
Et si… « 

 

Les thèmes du roman

 

Dans ce roman, l’auteure aborde différents thèmes, mais principalement celui du combat pour vivre avec une maladie incurable : la Sclérose en plaques. C’est le combat que doit mener le personnage principal, Jeanne, lorsqu’elle apprend à seulement 18 ans qu’elle est atteinte de cette maladie. Le roman étant écrit à la première personne, le lecteur suit Jeanne, le déroulement de la maladie, les bons et les mauvais moments.

Ensuite se présente le thème de la famille, des relations familiales plus précisément. Bonnes ou mauvaises, proches ou distantes, fusionnelles ou conflictuelles, les relations familiales sont un tissu inextinguible pour un auteur. Dans son roman, Larème dépeint deux familles totalement différentes, avec des modes de vie différents aussi. D’un côté une famille pressée, surchargée, remplie d’avocats, de l’autre une famille qui prend le temps, qui vit tranquillement et qui est attentionnée. Cela représente surtout la dualité de Jeanne, l’opposition de sa vie et de ses désirs, accompagné du fait que vis à vis de sa maladie, elle est obligée de ralentir sa vie.

La recherche de soi est un troisième thème, celui qui tiraille énormément Jeanne. Et à son âge c’est normal, ces questionnements accompagnent donc le personnage pendant tout le roman.

L’amour, enfin, est le quatrième thème de ce roman. L’amour idéalisé, qui fait du bien, qui pousse vers le haut… Celui dont Jeanne rêvait de loin, avant de tomber malade. L’amour, dans ce roman, n’occupe pas tout l’espace mais il est présent et plus exploité à la fin de l’histoire.

 

Ce que j’en ai pensé

 

J’avais prévu de lire ce livre depuis le mois de mars, mais ma précédente lecture a pris beaucoup plus de temps que je ne l’aurais imaginé^^ Aussi, je ne l’ai lu que tout récemment. Biens sûr, je savais un peu de quoi ça parlait avant de débuter ma lecture, mais ce que Larème avait à dire, ça je ne pouvais pas le deviner. J’ai apprécié de suivre Jeanne, et j’ai également beaucoup apprécié d’en apprendre un peu plus sur la Sclérose en plaques, une maladie que je connaissais par le biais de plusieurs documentaires, mais pas forcément du point de vue du malade lui-même, dans son quotidien et dans sa tête. Surtout dans la tête de quelqu’un qui vient de l’apprendre et qui commence tout juste à vivre avec.

Larème Debbah insuffle une belle envie de vivre, de profiter de la vie et de mener ses combats jusqu’au bout. Mener ses projets jusqu’au bout, parce qu’à la fin, il se peut que les choses tournent bien. C’est le message bienveillant que l’on peut retenir de « Et si… », à travers cette tranche de vie de Jeanne.

Pour terminer, j’ai aussi beaucoup apprécié de me retrouver en Écosse! Un pays qui m’attire, par son côté sauvage, désolé, austère… J’aurais sans doute aimé en voir davantage d’ailleurs, mais le contexte de l’histoire ne s’y prête malheureusement pas tellement. Cela dit, ce voyage m’a plu^^


Voilà, ma petite chronique est finie, j’espère qu’elle vous a plu! Je reviendrai chroniquer ma prochaine lecture, mais je ne sais pas encore quoi lire, mystère^^ D’ici là, je vous dit à Bientôt, dans d’autres articles!

Pour retrouver le roman « Et si… » de Larème Debbah, rendez vous sur Amazon !

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A bientôt

Angie

J’ai lu : Notre Dame de Paris, de Victor Hugo

J’ai lu : Notre Dame de Paris, de Victor Hugo

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je vous propose un article « J’ai lu », car je viens de terminer une lecture^^ Cette fois-ci il s’agissait d’un grand classique, j’en lis régulièrement, entre deux œuvres contemporaines, car j’estime qu’il faut lire ce qu’il s’est fait avant, ça a une valeur culturelle et historique. De plus, j’ai mes auteurs préférés, donc j’aime partir à la découverte d’un de leurs romans, de temps en temps. Parmi eux figure Victor Hugo, dont j’ai « rallié la cause » grâce aux Misérables, qui a été un vrai coup de foudre. Peux-t-on encore donner son avis sur Notre Dame de Paris, deux siècles après? Après que tout ait été dit? Je ne sais pas mais j’avais vraiment envie de le partager alors… C’est parti pour Notre Dame de Paris!

 

Couverture et résumé:

« Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l’enlever avec l’aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers… » (source : Babélio )

 

Les personnages de Notre Dame de Paris

 

Dans ce roman, je compte six personnages principaux, et une myriade de secondaires… Enfin, ça c’est si je m’oblige à compter comme personnages principaux les êtres humains, car il faut le dire, en réalité, il n’y en a qu’un, c’est la cathédrale Notre Dame de Paris elle-même, nulle autre. Ce n’est pas pour rien que son nom a été choisi pour titre. J’en parlerai en dernier! Place donc aux personnages humains, à savoir : Claude Frollo, Esméralda, Quasimodo, Pierre Gringoire et Phoebus de Châteaupers. Raconter ces personnages, c’est un peu raconter toute l’histoire de manière décousue, car ils interagissent tous les uns avec les autres, au gré du roman!

Claude Frollo :

Claude Frollo, autrement appelé « Dom Claude » par l’auteur, est l’archidiacre de Notre Dame de Paris. Il est prêtre et alchimiste, mais s’en cache. Cela dit, la population le soupçonne d’être un sorcier depuis longtemps et ne l’apprécie guère ; il inspire la crainte et le respect dans le Paris du 15e siècle. Après l’édifice, j’estime qu’il s’agit du personnage le plus important de l’histoire, le plus travaillé, le plus présent, le plus profond. A lui tout seul, il introduit de nombreux thèmes tels que : la foi, l’institution religieuse, la recherche du savoir, la quête de l’appropriation du pouvoir de Dieu, la jalousie, la frustration, la domination paternaliste, le désir sexuel, l’amour interdit, la folie. C’est un personnage puissant, omniprésent, par qui tout arrive et tout finit, qui se mène à sa propre perte et provoque celle de nombreux autres. C’est simple, il va mettre Paris à feu et à sang pour posséder Esméralda, objet de son adoration, de son désir. En outre il est le père adoptif et le maitre de Quasimodo, et a un jeune frère dont il s’occupe depuis la mort des parents, Jehan Frollo.

La petite bohémienne danse un jour sur le parvis de Notre Dame,  sous les yeux du prêtre, qui ne sera plus jamais le même ensuite. Tard dans sa vie, il va connaitre le désir, l’amour envers une femme, et son enfer va commencer, car il n’existe pas d’issue à ce fantasme. Il va chercher à la posséder mais va se heurter au capitaine Phoebus qui l’empêchera de l’enlever un soir. L’amour aveugle et sans bornes de la gitane pour le soldat va attiser la jalousie féroce et furieuse de Frollo, qui n’hésitera pas à essayer de tuer le capitaine un soir qu’il séduit la jeune fille, dans la foulée, elle est arrêtée et condamnée à mort. Il va débuter après ça un odieux chantage envers Esméralda : « la mort ou moi », auquel elle va résister jusqu’à la fin.

Le personnage est austère, froid, intelligent, manipulateur, passionné de sciences et de religion, calculateur, sévère, tranchant, parfois effrayant mais surtout refoulé. C’est un homme qui s’est refoulé toute sa vie, qui n’était sans doute pas fait pour cette carrière, pour la chasteté, pour la vie recluse qu’il mène etc. Il s’en rendra compte bien tard, ce qui le rend très intéressant. Je ne cache pas qu’il est difficile à lire, lourd, pas une bonne compagnie pour le lecteur, mais c’est un personnage comme on en voit peu. On ne l’aime pas, mais l’auteur nous oblige à le connaitre et à le comprendre, une belle prouesse. Il perd tout : son amour, son frère, son fils adoptif et sa propre vie, à cause de sa folle passion pour la jeune bohémienne. C’est un destin très triste que le sien!

Esméralda :

Esméralda, appelée communément « La Esméralda » ou « l’Égyptienne » dans Paris, est une bohémienne de seize ans environs. Elle gagne sa vie en dansant dans les rues, et en réalisant des tours avec sa chèvre savante nommée Djali. Elle vit dans la Cour des Miracles où elle a été recueillie enfant, est très aimée des truands, chérie des gitans, ses protecteurs. L’auteur lui donne une grande beauté, une grâce infinie, un charme ensorcelant et une innocence exacerbée, aussi, elle est vierge et le restera. En outre, elle cherche ses parents et plus précisément sa mère, et cache un objet précieux dans l’amulette qu’elle porte autour du cou, sous ses vêtements. Toutes les personnes qui l’aiment réellement meurent, comme une malédiction, les autres s’en sortent.

Un soir, elle est attrapée par deux hommes, Claude Frollo (non reconnaissable) et Quasimodo, qui tentent de la kidnapper. A ce moment arrive, par hasard, le capitaine Phoebus de Châteaupers, qui, témoin de l’agression, intervient et sauve la jeune fille sans savoir son nom. Elle fuit, mais le mal est fait ; elle tombe éperdument amoureuse du beau soldat. Une nuit, prête à céder totalement à ses avances, ce dernier est poignardé par Frollo ; la gitane est accusée du meurtre et condamnée à la pendaison (Phoebus n’est pourtant pas décédé). Elle va alors connaitre la prison puis sera sauvée par Quasimodo et recluse dans Notre Dame durant plusieurs semaines. Un instant avant sa mort, elle va retrouver sa mère, appelée « sœur Gudule » dans Paris, elle aurait pu être définitivement sauvée à ce moment là mais se trahit en appelant Phoebus au loin, qui ne l’entend pas, contrairement au bourreau.

Le personnage est frais, sympathique, mutin, prend parti des plus faibles, parait posséder un fort caractère au début de l’histoire, attise les convoitises des hommes, mais surtout incroyablement naïve. Esméralda est jeune, insouciante, indépendante mais se révèle également fragile, effrayée, impressionnable, passionnée et soumise. Cette innocence, ou plutôt cette naïveté mêlée à son amour aveugle la mènera à sa perte par deux fois, elle ne survivra pas à sa passion. C’est un personnage à la fois fort et très faible, peut-être un peu simple aussi, qui est balloté selon le bon vouloir des personnages masculins, du parvis à la maison de Fleur-de-Lys, d’une chambre à une prison, d’un cachot à une église et enfin le gibet place de Grève. Tombée dans un piège tendu par Claude Frollo, victime de la comédie de Phoebus complice sans le savoir, elle ne décidera plus de son destin dès le soir du coup de poignard. Une vie gâchée!

Quasimodo :

Quasimodo est le sonneur de cloches de Notre Dame de Paris. Il est également le fils adoptif de Claude Frollo, qui le recueille bébé alors qu’il était abandonné et sans aucune perspective de survie à long terme. Effectivement, l’enfant est qualifié de diable, détesté instantanément par les passants à cause de sa difformité. Quasimodo est né bossu, borgne, boiteux avec le visage déformé, d’une laideur et d’une allure hideuse, monstrueuse… Très tôt il devient sourd, en plus du reste, Frollo communique en signes avec lui et le jeune homme se retrouve complètement coupé du monde, seul avec ses cloches, qu’il aime profondément. Même adulte, les gens le déteste ou ont peur de lui, souvent les deux. Il obéit aveuglément à son maitre et ne connait que lui, totalement soumis, il ferait n’importe quoi pour lui.

Alors qu’il vient d’être sacré pape des fous, les choses tournent mal pour Quasimodo suite a la tentative d’enlèvement de la jeune Esméralda. Dénoncé par le capitaine Phoebus, il se retrouve en procès et écope d’une torture publique, longue et cruelle. Esméralda lui vient en aide ce jour-là et lui donne à boire sur le pilori. Dès ce jour, Quasimodo va vouer un amour pur, chaste mais passionné et sans limites pour la bohémienne. Il va prendre soin et protéger Esméralda pendant des semaines, jusqu’à la nuit de l’assaut de Notre Dame.

Le personnage est attachant, fort, innocent mais beaucoup moins exploité que les deux précédents. On sait pourtant tout ce qu’il y a à savoir sur lui, mais ses pensées profondes ne sont pas sondées comme celles de Frollo. Personnage important, qui va lutter pour contrecarrer un destin implacable, en sauvant la vie d’Esméralda juste avant qu’elle ne soit conduite à la potence. Pour autant, ce geste héroïque ne fera que retarder l’inévitable. En revanche, Quasimodo offre une scène extraordinaire et incroyable de combat acharné pour défendre son amour ; celle de l’assaut de Notre Dame par les truands de Paris. Jusqu’au bout, il défendra la cathédrale, la rendant quasiment imprenable pour que personne ne lui enlève et ne tue Esméralda. Il perdra cette guerre à cause de Frollo, qui envoie la gitane à la mort à la fin de l’histoire, pour la seconde fois. Quasimodo se vengera en tuant son maitre et démontrera une nouvelle fois sa dévotion totale en allant mourir aux côté du cadavre de celle-ci. Un personnage tragique.

Pierre Gringoire :

Pierre Gringoire, autrement nommé « Gringoire » par l’auteur, est un lettré : poète, philosophe, auteur etc. Rêveur, penseur, artiste en manque de reconnaissance, il demeure pauvre et souvent désœuvré. Il s’en fiche et préfère rester fidèle à sa nature plutôt que de s’enrichir d’une manière qui ne lui convient pas. Aussi malchanceux que chanceux, il s’attire toutes sortes de problèmes qu’il parvient toujours à régler, d’une manière ou d’une autre. Il a reçu l’enseignement de l’archidiacre Claude Frollo et le connait donc bien. De poète, il deviendra truand pour survivre, après sa rencontre avec les gitans.

Gringoire, après la fiasco de sa pièce pour la fête des fous, erre dans les rues et se retrouve témoin de la tentative d’enlèvement d’Esméralda commise par le sonneur de cloches. Repoussé involontairement par Phoebus qui intervient,  il décide de suivre la gitane et se voit embarqué à la cour des miracles, en mauvaise posture, condamné à mort par Clopin Trouillefou. Il est sauvé in extremis par Esméralda qui accepte de se marier avec lui pour quatre ans, dans le seul but qui ne soit pas tué. Un mariage non consommé, qui rapproche néanmoins Gringoire de la jeune fille, qui lui fait confiance, et surtout de Djali, la chèvre, à laquelle il s’attache beaucoup. Il participera à leur sauvetage le soir de l’attaque de Notre Dame, en organisant ladite attaque et en l’enlevant de l’église en cachette avec Frollo.

Le personnage est léger, rêveur, plutôt individualiste, opportuniste et hypocrite s’il le faut. Éternellement pauvre, il a un don pour sauver sa vie, mise en péril plusieurs fois dans le roman. Il est présent ou participe à presque tous les évènements de l’histoire, de façon directe ou indirecte. Bavard, intelligent, il est passionné et paye sa dette envers Esméralda malgré sa réticence, puis sauve et adopte Djali à la fin de l’histoire. Un personnage qui fait souvent le lien entre deux autres, pratique et qui sert aussi de ressort à l’occasion. Lui au moins reste en vie!

Phoebus de Châteaupers :

Phoebus de Châteaupers est un soldat du roi, capitaine de la garde. Il est respecté, archer, fort, bon combattant, beau et attire la convoitise des jeunes femmes. C’est aussi un coureur de jupons, buveur, menteur et goujat qui est promis à la belle Fleur-de-Lys, sa fiancée, à qui il dissimule sa vraie nature. Il connait bien le jeune frère de Claude Frollo, Jehan, avec qui il aime boire. Arrogant, bavard, vulgaire, pas très intelligent, il s’amuse avec les sentiments des filles, court les prostituées au besoin et aime sa vie ainsi. Il devient sans le savoir l’ennemi juré de Claude Frollo à cause d’Esméralda et se retrouve mêlé sans le vouloir au drame qui va suivre.

Phoebus intervient un soir pour sauver Esméralda d’une tentative d’enlèvement ; il ne la connait pas mais la trouve jolie et charmante, elle fuit et il dénonce Quasimodo aux autorités. Lorsqu’il la revoit danser un jour sur le parvis de Notre Dame, il l’invite à monter chez Fleur-de Lys pour continuer sa prestation et le soldat tombe sous son charme. Immédiatement, il fait le projet de la séduire et de coucher avec elle, d’autant qu’il comprend vite que la gitane est faible et folle de lui. L’amour d’Esméralda pour Phoebus fera se dresser Frollo sur leur chemin, jaloux, qui poignardera le soldat dans le dos une nuit dans une maison de passe. Relativement insensible, il ne révèlera jamais ce qu’il s’est réellement passé ce soir-là, mentira à sa fiancée et abandonnera Esméralda.

Le personnage est superficiel, moins travaillé que les autres, surtout un levier permettant la mise en place du piège tendu par Frollo contre Esméralda. Sans lui, rien ne dérape et le prêtre ne devient pas fou de jalousie. L’auteur ne lui donne aucune qualité mis à part celle d’être un bon soldat et l’opinion du lecteur ne peut lui être favorable. L’auteur pousse sa goujaterie jusqu’à lui faire accepter la présence de Frollo en spectateur caché lors de son « tête à tête charnel » avec Esméralda ; il fait entrer le loup dans la bergerie, finit blessé et elle condamnée. Il  n’interviendra plus une seule fois en faveur de la bohémienne, la laissera à son sort et, comble de l’injustice et de l’impunité, épousera la belle et riche Fleur-de-Lys.

Les personnages secondaires :

Le roman comporte un grand nombre de personnages secondaires dont certains sont importants comme : Paquette (ou sœur Gudule), Clopin Trouillefou, Jehan Frollo, Fleur-de-Lys, le roi Louis XI ou encore Jacques Charmolue, sans oublier Djali, la petite chèvre savante, blanche aux pattes et cornes dorées. Bien sûr, la vie politique, judiciaire et religieuse de l’époque est représentée par divers personnages mais il serait trop long de tous les nommer.

La cathédrale Notre Dame de Paris :

Voilà LE personnage principal du roman! Un personnage bien réel, que l’on peut toujours admirer aujourd’hui, magnifique, gigantesque et chargé d’histoire. Victor Hugo nous fait une visite guidée des moindres recoins de l’édifice, et tente de nous la figurer telle qu’elle était au 15e siècle. L’effet est garanti, le lecteur est bel et bien dans la cathédrale et à l’impression d’y circuler à l’instar d’un Frollo ou d’un Quasimodo. Notre Dame est représentée comme une entité à la puissance énorme, écrasante, qui inspire le respect, la dévotion, l’amour même. Quasimodo, avant d’aimer Esméralda, était amoureux de ses cloches, qui ont toutes un prénom et presque un caractère. Une relation particulière lie Claude Frollo à Notre Dame. Esméralda vivra plusieurs semaines protégée au creux de cette grande église, pendant son sursis. Elle est le lieu principal du roman, avec son parvis.

Par le biais de Frollo et sa maitrise de l’alchimie, elle est également un lieu de mystères, de quêtes, de magies, de légendes… Les références sont nombreuses et plusieurs scènes évoquent directement des principes d’alchimie. Le pouvoir de Notre Dame de Paris, son emprise sur le peuple, est palpable dans le roman. Son assaut inoubliable la rend indestructible, intouchable et plus grande encore. Lorsque Quasimodo lance l’offensive contre l’armée des truands, ceux-là, sur le parvis, pensent au départ que l’édifice se protège lui-même, que des sortilèges, de la magie, entoure la cathédrale. Ensuite ils pensent que les moines se battent pour elle, avant de comprendre qu’il s’agissait du bossu, tout seul. Le roi de France, Louis XI, n’envoie ses troupes contre les truands que lorsqu’il est mis au courant qu’ils attaquent Notre Dame. Église et forteresse, lieu d’asile et prison, Notre Dame joue plusieurs rôles et occupe une grande partie du récit.

Pour l’auteur, elle est également le prétexte pour parler de politique, dans un cadre historique, mais aussi comme point de vu idéal pour une description exhaustive du Paris de l’époque. De ses toits, on voyait tout, et grâce à cela, le lecteur peut se faire une bonne idée de la ville médiévale qui ne cessait de croitre au pieds de l’édifice. Les trois grandes zones de l’époque sont représentées : La Cité, l’Université et La Ville. Ces passages purement descriptifs et semi-historiques sont un peu fastidieux à lire, mais à la fin, on a enrichi un peu sa culture générale, ça vaut bien la peine^^

Le roman donne absolument envie de visiter le monument tout de suite après l’avoir lu! Cette grande et puissante dame est devenue une icône mondiale, immortelle et inviolable grâce à cette œuvre magistrale, mainte et maintes fois adaptée sous divers formats, supports. Un sacré personnage!

Notre Dame

 

Ce que j’en ai pensé

 

Notre Dame de Paris s’est avéré plus difficile à lire que je ne m’y attendais. Pourtant, ce n’est pas mon premier classique, ni mon premier roman compliqué ni mon premier Hugo. J’ai eu plus de difficulté à entrer dans cette histoire, peut-être à cause d’une trop grosse part de descriptions architecturales, que pour Les Misérables par exemple, où l’histoire prime et emporte tout de suite. Je me suis également moins attachée aux personnages, tant la cathédrale est présente et écrase tout le reste. L’histoire en devient mineure pendant une longue partie de récit. Cela dit, le roman regorge de qualités, et sa seconde moitié est beaucoup plus digeste!

L’intelligence de Victor Hugo est aussi implacable que la cathédrale, et son roman est une merveille. Une histoire si connue, si sacrée, qu’il faut, je pense, avoir lu pour bien comprendre le phénomène qui dure depuis bientôt deux siècles.

J’ai globalement adoré ma lecture, même si ce fut parfois pénible^^ Sinon je n’aurais pas fait un article aussi long, sans même m’en rendre compte. C’est un signe qui ne trompe pas! J’ai fini par succomber en cours de route, emportée par la plume de l’auteur, puis par l’histoire lorsqu’elle explose, et je suis ressortie de ma lecture avec le sentiment d’avoir appris des choses. Je recommande cette lecture pour celles et ceux qui n’ont pas encore découvert ce chef-d’œuvre. Il n’est jamais trop tard!


Voilà c’est terminé, oui oui, enfin!^^ C’était un peu long je l’avoue, mais il faudrait un roman pour parler de ce roman correctement, j’ai visé plus court, tout de même^^ J’espère qu’il vous a plu malgré ça. Je vous dis à bientôt pour une nouvelle chronique, mais avant, il faut que je lise un nouveau livre 😉

Lire aussi : J’ai lu : L’espoir au corps, d’Anaïs W.


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A bientôt

Angie

 

Ma petite caverne de peintre !

Ma petite caverne de peintre!

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je vous propose de sortir de l’univers des livres, une fois n’est pas coutume! Je le fais peu, c’est vrai, mais j’ai remarqué que mes articles sur la peinture étaient consultés très régulièrement, alors en voilà un tout nouveau! Cette fois je vous emmène chez moi, enfin, dans mon atelier, pour voir avec quoi je travaille… Allez, petit tour dans ma caverne!

15 étapes pour peindre la reine des neige

Mon autre passion, la peinture

 

Ce que j’utilise pour travailler

 

Comme je le dis souvent, pour peindre dans le confort, il vaut mieux s’équiper avec du matériel de qualité! Même si vous ne peignez pas beaucoup et quitte à s’équiper petit à petit, privilégiez toujours la qualité. Et puis, chose qui se perd dans pas mal de domaines, mais qui reste vraie dans l’art ; les bonnes marques vous donneront plus de satisfaction et le matériel durera plus longtemps.

Pour peindre, il faut des supports ; des toiles et inévitablement des chevalets! Pour les toiles, j’ai une nette préférence pour celles en coton plutôt que pour le lin (techniquement le lin est censé offrir une meilleure qualité mais je n’aime pas la sensation quand je peins). Elles ne sont pas très chères tant que vous ne prenez pas une trop grande taille, et que vous ne prenez pas de marque spéciale. Oui, voilà l’exception à la règle : ne vous ruinez pas pour vos toiles, les marques appliquent des prix indécents pour une plus-value médiocre, une toile achetée chez Cultura par exemple, dans leur gamme à eux, sera très bien!

En revanche, il vous faut un chevalet. Préférez le bois et la simplicité, surtout si vous peignez tranquillement chez vous. La barre de positionnement pour la toile doit être réglable en hauteur et vous pouvez choisir un chevalet avec une autre barre au sommet, réglable elle aussi pour caler la toile, mais ce n’est pas obligatoire. J’en possède trois, un chevalet fixe et un de voyage plus une petite tablette à dessin qui s’avère idéale pour les plus petite toiles^^ Les voici :

A gauche, voici le support pour dessiner, en bois et bien pratique pour les petits formats. Une sphère dessous permet de la faire pivoter dans n’importe quel sens et elle s’utilise en portrait ou en paysage.Léger, vous pouvez l’emporter partout, attention cependant, il ne rentre pas dans votre sac à main ou à dos^^

A droite, un bout de mon antre^^ Le chevalet fixe en bois, ultra classique, avec un barre réglable en hauteur et un troisième pied réglable aussi pour définir l’inclinaison de la toile. Un véritable basique, peu cher et fiable. Selon les réglages vous pouvez peindre debout ou assis sans problème.

Puis vient le chevalet de voyage. Sur la photo il ressemble à un drôle d’animal en bois, c’est à cause de sa conception. En effet, il est prévu pour l’extérieur, de fait, tout est réglable et modulable! C’est une horreur à assembler cela dit, ne pensez pas que l’appellation « voyage » veut dire « simple et rapide », pour autant, c’est un baroudeur, car ses pieds réglables en hauteur comme en écartement permettent de se poser n’importe où et de ne pas avoir à chercher de sol plat. Sur ce modèle, la barre de positionnement du bas n’est pas réglable, par contre il y en a une en haut qui est amovible, pour caler la toile. La longueur modulable des trois pieds permet de peindre assis ou debout selon ses besoins de plus, il possède un tiroir de rangement et une lanière pour le porter une fois plié.

Mes chevalets sont de la marque Daler Rowney , que j’aime beaucoup pour le matériel.

 

Mon petit matériel pour peindre

 

Rassurez-vous, je ne vais pas expliquer ici le détail que chaque objet que j’utilise, l’article serait trop long! Mais je vais tout de même vous présenter ma panoplie habituelle, mon équipement de base, celui que je chéri et exploite depuis des années^^ Je pourrais avoir recours, notamment pour poser ma peinture, à une palette de peintre, mais honnêtement, ce n’est pas pratique, enfin, moi je ne m’y fais pas! Utilisez ce que vous voulez. Conseil tout de même d’après ma propre expérience : optez pour la porcelaine! Je trouve que c’est la meilleure matière pour poser la peinture, faire des mélanges, nettoyer etc. Le bois se salit trop, le plastique c’est caca, donc c’est porcelaine^^ Voici ma panoplie :

A gauche, tout ce qui me sert à peindre! J’utilise deux coupelles en porcelaine, deux chiffons épais (type gant de toilette ou chiffon spécial peintre), un mug pour l’eau et mes pinceaux. Je ne peins pas sans ça, c’est la base. Vous avez vu mon joli mug sagittaire? Je le possède depuis mon enfance, il n’a pas bougé (normal, c’est du Arcopal) ! Pour les pinceaux et les brosses, je prends la marque Raphaël , accessible et de bonne qualité, les pinceaux et brosses durent longtemps en principe mais cette appréciation est soumise à l’utilisation qu’on en fait. Comme vous pouvez le voir, il y en a six, j’en possède bien plus mais ce sont ceux-là que je préfère et qui me sont les plus utiles! Ils vont de la taille 0 à la taille 12. Je ferai un article focus pour vous parler de tous mes pinceaux avec le détail.

A droite, tout ce qui me sert à dessiner! Pour débuter une toile je trace toujours le dessin au complet, sans détails, juste les contours et ce qui est nécessaire pour délimiter les zones à peindre. Pour cela rien de mieux qu’un bon vieux crayon à papier HB, une gomme qui produit peu de déchets (nommées dust-free) et un taille crayon! Ensuite, pour terminer mes toiles, je m’occupe des contours avec de l’encre de chine. Ne choisissez rien d’autre pour cette tâche, rien ne vaut l’encre de chine, rien. Au pinceau ou au feutre, à vous de voir, selon votre niveau dans ce domaine. Vous l’aurez compris sur la photo, je ne manie pas assez bien l’encre au pinceau pour faire des contours, j’ai donc acheté ces fabuleux feutres Pitt, dont le noir est très beau et résistant! Biens sûr, il existe beaucoup de tailles et de formes de mines, pour pouvoir tout faire. Tout ce petit matériel est issu de la marque Faber Castell , ce n’est pas la moins chère mais on peut lui faire confiance!

 

matériel

Ce qu’il faut retenir

 

Vous l’avez vu, il n’y a pas besoin d’une tonne de matos pour bien travailler, mais des produits de qualité s’imposent dès lors que l’on veut bien faire les choses. D’une part car ils sont fiables mais aussi parce qu’ils durent dans le temps, ne sacrifiez pas la qualité pour le prix ; achetez moins mais mieux! De toute façon en peinture il faut savoir être parcimonieux. Autre point : les marques comme Pébéo, Daler Rowney, Liquitex ou encore Faber Castell (pour ne citer qu’elles) parviennent toujours à proposer, malgré les géants comme Cultura, des produits ou des gammes qui n’existent pas ailleurs, ou dont la qualité n’est pas égalée. Essayez de travailler dans de bonnes conditions, vous vous sentirez mieux, à l’aise et votre matériel vous donnera meilleure satisfaction.

Pour bien travailler, il est bien plus appréciable de connaitre son équipement, d’avoir l’habitude de s’en servir, ainsi, vous n’aurez pas de surprises. Pour trouver le bon matériel, celui qui vous convient, il n’existe pas d’autre méthode que de tester et éprouver! Que ce soit un pinceau, un crayon, de l’encre et même votre chiffon, utilisez-les, malmenez-les, ils sont à votre service, ainsi, vous saurez jusqu’où vous pouvez aller avec, et si cela ne convient pas, changez-en! Un jour, vous disposerez de votre petit arsenal préféré, celui qui vous procure de bonnes sensations, évoque des souvenirs et surtout, qui répond à vos exigences!

 


C’est maintenant terminé! J’espère que cette petite visite de ma caverne, de mon antre, vous a plu! Je reviendrai pour vous en montrer plus, mes couleurs et mes pinceaux notamment, histoire de toujours plus partager ma passion avec vous! Si des thèmes à propos de la peinture vous intéressent, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire ou via le formulaire de contact^^ Je vous dit à bientôt!


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A bientôt

Angie

L’auto-édition : 1 mouvement, 2 courants

L’auto-édition : 1 mouvement, 2 courants

 

Bonjour les amis! Aujourd’hui je souhaitais vous parler d’un sujet à propos duquel j’ai eu une vaste réflexion. Dans la veine d’Anaïs W. et son article sur la différence entre les auto-édités et les auteurs indépendants , je tenais à donner ma vision, et à présenter à mon tour ces deux courants. En effet, au sein d’un mouvement global d’auto-édition, deux courants se dégagent au fil des années. Vous le verrez, il va devenir essentiel de faire le distinguo…

 

L’auto-édition ou s’éditer soi-même

 

Le marché du livre compte des ouvrages publiés par des maisons d’édition traditionnelles et par les auteurs eux-mêmes ; on appelle cela l’auto-édition . Un terme simple à comprendre de manière générale. Le concept est d’ailleurs tout aussi simple que le nom : l’auteur écrit son livre puis se charge lui-même du travail d’édition du livre. Il s’occupe seul de toutes les étapes de conception et de fabrication de son œuvre, en outre il détient le plein contrôle sur le contenu et les droits de celle-ci. Une démarche qui existe et cohabite avec l’édition traditionnelle depuis longtemps, mais qui ne concernait que très peu d’auteurs courageux.

Avec internet, la donne a changé et en une décennie à peine, l’auto-édition a pris de l’importance! Grâce aux diverses plateformes qui permettent de créer facilement et gratuitement des ebooks et/ou des livres papier, contre des redevances sur les ventes, s’éditer soi-même n’a jamais été aussi simple. Cette perspective attire bien évidemment de plus en plus d’auteurs en herbe, désireux de tenter l’aventure, avec peut être des objectifs différents…

En effet, chaque auteur n’est pas tenu d’avoir les mêmes ambitions ou objectifs que son collègue. De fait, si tous les auteurs désirent partager leur passion, échanger et rencontrer des gens, ils n’ont pas les mêmes rêves. Certains, pour tout un tas de bonnes raisons, n’en veulent pas plus! D’autres aimeraient bien se constituer un petit revenu complémentaire. Certains désirent être repérés par des maisons d’édition. D’autres encore voudraient en vivre totalement et créer leur entreprise. Bref, avec les années, deux courants se distinguent : les « amateurs » et les « professionnels »…

 

indépendants

Les auteurs auto-édités

 

Qui sont-ils alors? Les auto-édités sont clairement tous les auteurs qui s’éditent eux-mêmes, sans avoir l’intention ou l’ambition de vivre de leurs livres, de devenir édités ou entrepreneurs, rien de tout ça. Ce sont des personnes qui désirent partager leur passion, qui le font avec sérieux mais qui n’en veulent pas plus. Être lu, lire et découvrir d’autres auto-édités, voilà le cœur de l’activité de ces auteurs, très nombreux. Si cette activité génère des rentrées d’argent, c’est un plus, sinon, ce n’est pas un manque, ce n’est pas fondamental.

En outre, l’appellation « auto-édités » comporte le mot « auto », qui suggère le côté amateur de la démarche, avec cette connotation « do it yourself« . On pourrait parler d' »édition-passion« , car les aspirations des auteurs amateurs ne sont pas de l’ordre du financier mais bel et bien de la passion. Transmettre, partager sont les valeurs piliers des auto-édités, ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent le faire gratuitement! Même s’ils peuvent le faire, il est bien normal qu’ils puissent engranger de l’argent, ne serait-ce que pour alimenter leur propre passion, avoir recours à une correction etc.

Ils constituent sans doute la plus grande partie des auteurs en auto-édition aujourd’hui, et sont un vivier créatif non négligeable, qui trouve son public et permet de s’épanouir. L’éventail qualitatif est large, tous les thèmes sont représentés, sans l’intervention d’une maison d’édition. Les auto-édités conservent une totale liberté de création, de contenu etc. Affranchi de toute ligne éditoriale, les lecteurs peuvent à tout moment trouver un thème qu’ils aiment, même s’il n’est pas à la mode.

Certains mutent ensuite en auteurs indépendants, et se professionnalisent petit à petit, ils entrent alors dans un autre courant.

 

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Les auteurs indépendants

 

Or, avec le temps, certains auteurs en auto-édition ont adopté une démarche différente des autres. Effectivement, ils ont choisi de se professionnaliser, dans leurs écrits et dans leur communication, puis dans leur vision de l’auto-édition. Ce sont clairement des auteurs qui désirent vivre de leurs romans et qui mettent en place des stratégies pour y parvenir. Chez certains, le désir d’être professionnel ET indépendant se traduit par la création d’une entreprise. Le projet et les moyens mis en place sont sérieux, qualitatifs et inscrits dans une démarche d’entreprenariat.

Les auteurs indépendants, de plus en plus nombreux à constituer ce courant, sont parfois repérés par des maisons d’édition, et ils quittent alors le circuit pour intégrer la branche traditionnelle. Les autres ne veulent pas entendre parler de maison d’édition, mais bel et bien de devenir des « entrepreneurs du livre« . Une démarche de qualité équivalente, mais en conservant le contrôle sur le contenu, la liberté de création et en protégeant les droits sur l’œuvre.

L’enjeu est de proposer une lecture de même qualité, sans le support d’une maison d’édition, autant dire qu’il est de taille! L’auteur indé continue de créer son livre seul, et doit donc se professionnaliser aussi dans ce domaine pour se montrer à la hauteur. Un effort qui ne fait pas peur aux indépendants, et qui constitue encore une liberté de création, de la couverture au résumé. Il n’est pas obligé de suivre une ligne éditoriale, une tendance, et reste maitre des thèmes qu’il souhaite aborder dans ses romans.

Outre le côté « je fais ce que je veux », l’auteur indépendant s’inscrit également dans une démarche de proximité avec ses lecteurs, de communauté, tout comme son collègue auto-édité. Pouvoir échanger est primordial, être à l’écoute des lecteurs, apprendre de leurs commentaires, s’enrichir autrement. Être présent sur les réseaux sociaux, se bâtir un lectorat et une réputation fait partie des activités de l’auteur indépendant. Il doit fournir un travail supplémentaire pour se démarquer et montrer qu’il est « pro ».

Créer son entreprise, pour finir, est le projet de l’auteur indépendant, encore une fois, il ne souhaite pas intégrer une maison d’édition, mais bien devenir acteur du marché, « entrepreneur du livre« . Gérer de A à Z son projet d’écriture, d’édition, de promotion, de formations et autre, avec les outils donnés aux professionnels (statut, facturation…), dont ne disposent pas, par définition, les particuliers.

Il s’agit non seulement de gagner sa vie, mais aussi d’être chef d’entreprise, apte à adopter des réflexions sur le marché du livre, secteur en pleine mutation et d’en devenir acteur, décideur. Affranchi des codes de l’édition traditionnelle, l’auteur indépendant pense à l’édition de demain, à celle qui lui permettra de s’élever tout en conservant son authenticité.

 

Le livre de demain

 

Que sera le livre de demain? Quelle sera la place de l’auteur dans la chaine du livre? Quel avenir pour les maisons d’édition traditionnelles? Quelles possibilités pour les auteurs indépendants? Autant de questions auxquelles chacun répondra avec ses propres moyens, en imaginant de nouvelles solutions, ou en se réinventant… Toujours est-il que le marché du livre se transforme progressivement, que la technologie sert de plus en plus les indépendants et que de nouveaux modes de consommation vont voir le jour.

A l’heure du #payetonauteur , où la grogne monte chez les auteurs édités, les indépendants ont tout intérêt à penser, imaginer et créer une brèche dans le secteur, afin d’inventer le livre de demain. Il est temps d’y réfléchir…


Cet article est terminé, j’espère qu’il vous a plu! Il change de d’habitude, il est plus sérieux vous aurez sans doute noté. C’est voulu bien sûr, car le sujet est sérieux, et l’engagement certain. Je fais moi-même partie de ces auteurs auto-édités qui mutent en indépendants, avec l’ambition de créer son entreprise, de vivre de ses créations et de participer au changement du secteur. Je n’ai donc pas fini de vous en parler! A bientôt!


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